20 août 2007
SCANDALE EN AFRIQUE DU SUD
Le reportage
exclusif que vient de publier ce dimanche 19 août 2007 le Sunday Times de Johannesburg sur Manto Tshabalala-Msimang, la
ministre très controversée de la RSA, est troublant et révoltant. Ce qui l’est
encore plus, c’est l’appui injustifié dont bénéficie cette folle—il n’y a pas d’autres mots pour la qualifier—auprès du
Président Thabo Mbeki. On se rappellera d’abord que les prises de position de Dr.
Manto Tshabalala-Msimang sur l’endémie du SIDA sont moyenâgeuses et pratiquement
criminelles dans un pays qui compte près de 5,41 millions de personnes
infectées du VIH. Son attitude est à rapprocher de la folie charlatanesque du
despote de Banjul, Yahya Jammeh, qui se moque des 20.000 de Gambiens infectés du
sida en proclamant avoir trouvé la panacée contre le VIH : sept plantes
connues de lui-même et quelques versets du Coran ! On peut rire de cette
farce gambienne mais on doit s’inquiéter sur l’attitude de Manto
Tshabalala-Msimang, ministre d’un pays censé fournir un leadership pour l’Afrique
à l’antipode de l’autre grande folie soufflant de Tripoli. Pour Madame Manto
Tshabalala-Msimang, les symptômes du sida peuvent se résorber miraculeusement
en ingérant de l’ail arrosé d’un grand verre de jus de citron !
Comme si cela ne
suffisait pas, on apprend que notre ministre est une alcoolique qui continue à
boire malgré une récente transplantation du foie et un passé de voleuse au
Botswana durant ses années de militante exilée dans ce pays de l’Afrique australe. Ces révélations surviennent près d’une quinzaine après le limogeage le
9 août 2007 par le Président Mbeki de la
vice-ministre sud-africaine de la santé,
Madame Nozizwe Madlala-Routledge, dont les prises de position sur le sida s’inscrivaient de
plus en plus en faux contre celles de la ministre titulaire de la santé
et celles du Président Mbeki lui-même.
Nozizwe Madlala-Routledge (Photo: TAC)
Ces événements en
RSA doivent nous interpeller, surtout que la RDC dépend énormément de ce pays
pour un grand nombre de projets de développement. Qui plus est, de plus en plus
d’analystes politiques sud-africains pensent que l’arbitraire sous le régime de
Mbeki peut bien préparer la voie à l’élection d’un despote populiste qui
amorcerait la « zimbabwéisation » de la RSA. Et le dernier sommet de
la SADC étonne du fait qu’au lieu d’une dénonciation en règle de Mugabe,
architecte de la ruine économique de son pays, ce potentat s’est plutôt vu
applaudi par ses collègues qui, pour cette occasion, méritent bien d’être taxés
de « complices ».
J’offre dans les
lignes qui suivent la traduction intégrale du reportage du Sunday Times. Cet article devrait servir de leçon à nos
journalistes qui n’ont aucun sens du journalisme d’investigation et qui
confondent souvent la transcription de la rumeur avec des faits patentés. Remarquez les points suivants: 1) le nombre de journalistes mobilisés
***
REPORTAGE SPECIAL: MANTO TSHABALALA-MSIMANG
MANTO: UNE
IVROGNE ET UNE VOLEUSE—EXCLUSIF: DE NOUVELLES REVELATIONS CHOQUANTES SUR LA
MINISTRE DE LA SANTE
Publié le 19 août
2007, Sunday Times (Johannesburg)
Traduction
française : ALEX ENGWETE
Le Petit Sale Secret :
Elle a été chassée du Botswana pour avoir volé à une patiente
Aujourd’hui Sunday Times met à nu la dissimulation
autour de la greffe par le staff médical pour cacher son véritable état de
santé—une cirrhose du foie causée par l’alcoolisme—une maladie synonyme de l’alcoolisme
chronique.
La ministre, malgré
le fait de recevoir ce cadeau de la vie lui offert par une victime adolescente
du suicide, boit toujours de l’alcool—endommageant son nouveau foie.
Et, dans une
autre révélation explosive, notre journal peut révéler que Tshabalala-Msimang a
été reconnue coupable de vol quand elle était la directrice médicale à l’hôpital
d’Athlone au Bostwana au milieu des années 1970.
Le staff de l’hôpital
était devenu suspicieux du fait que pendant des mois des montres, des bijoux,
des chapeaux, des sacs-à-main et même des souliers étaient subtilisés aux
patients.
Dr. Manto Tshabalala-Msimang, en plein rave en 2005 (Photo: Eddie Mtsweni)
Elle fut reconnue
coupable au tribunal d’instance de Lobatse pour avoir volé la montre d’une
patiente, des couvertures, du linge et des radiateurs électriques de l’hôpital,
et fut déclarée une « immigrante indésirable ».
Le 14 mars de
cette année, à peine quelques jours après sa greffe controversée à la « Donald
Gordon Medi-Clinic » à Johannesburg, l’équipe médicale de la ministre
avait déclaré publiquement que le foie de leur patiente avait été endommagé
par une hépatite auto-immunitaire—une maladie au long cours dans laquelle le
système immunitaire du corps attaque les cellules du foie.
Ce qu’ils ont
manqué de dire au public, c’était le fait que la garante du système sanitaire
du pays était une alcoolique, ce qui justifiait le fait qu’elle ait eu besoin d’un
nouveau foie.
Sunday Times a établi que :
* Des pressions
ont été exercées sur les membres du staff médical pour garder le secret sur son
véritable état de santé ;
* Ils ont signé
des documents déclarant que s’ils révélaient un quelconque détail sur son état
de santé et son traitement ils allaient être licenciés ;
* Les fiches
médicales de la ministre établies lors de ses multiples admissions au pavillon
privé « Folateng » de l’Hôpital Général de Johannesburg ont été
enlevées du système [de la gestion informatisée des fichiers médicaux] pour la
protéger ; et
* Que beaucoup de
ses analyses sanguines ont été effectuées sous des faux noms.
La greffe et la
dissimulation subséquente ont causé une tension parmi les médecins et les
membres du staff qui avaient été préposés aux soins de la ministre qui savaient
que Tshabalala-Msimang avait bu avant l’intervention.
Les critères
standards de la greffe déterminent que les patients alcooliques doivent cesser
de boire entre six et douze mois avant l’intervention chirurgicale et de
manière permanente après l’opération pour protéger le foie.
Les patients qui
ne se conforment pas à cette directive sont éliminés des programmes des
greffes. Des experts ont déclaré que Tshabalala-Msimang n’a eu son foie que
parce qu’elle était ministre de la santé. S’il s’était agi d’un autre patient
dans son état on ne l’aurait pas qualifiée pour la greffe et elle serait morte.
Mais depuis lors des
témoins se sont pointés qui déclarent avoir vu la ministre boire à plusieurs
occasions depuis la greffe.
En juillet elle a
bu du vin un dimanche au cours d’un vol de nuit de Durban à Johannesburg alors
qu’elle était en classe affaires. Et en mai, dans une fête d’anniversaire à Pretoria,
elle était ivre après avoir bu du vin rouge.
Juste cette
semaine on l’a vue à nouveau en train de boire du whisky.
Des experts
médicaux, qui ont refusé d’être cités de nom par peur de victimisation, ont dit
qu’il y a d’autres receveurs beaucoup plus méritants sur la liste d’attente des
greffes du foie.
Ils ont affirmé
qu’étant donné les circonstances, l’allocation d’un foie donneur rare à la
ministre était inappropriée.
A Lobatse cette
semaine, une infirmière à la retraite, qui a témoigné au procès de
Tshabalala-Msimang, a dit que celle-ci avait été découverte après s’être
présentée au travail portant la montre volée à une patiente trois semaines
après qu’on l’ait déclarée disparue.
Elle a dit que la
police a plus tard trouvé d’autres articles volés au cours d’une perquisition
au domicile de Tshabalala-Msimang.
Contacté pour un
commentaire le vendredi [17 août], le Juge de la Haute Cour de Gaborone Ian
Kirby, qui fut l’avocat de Tshabalala-Msimang à ce moment-là, a confirmé qu’il
l’avait représentée.
« Je ne voudrais pas m’impliquer du fait que
cette personne occupe un poste élevé en Afrique du Sud et qu’elle fut une fois
ma cliente. Par-dessus tout, le privilège de la discrétion de communication
entre avocat et client ne me permet pas de commenter ».
D’autres
infirmières à la retraite et des membres du staff de l’hôpital ont confirmé l’incident.
Le directeur actuel de l’hôpital, Dr. Hirui, s’est refusé à tout commentaire
mais un employé a dit que les bouffonneries de Tshabalala-Msimang étaient bien connues
du staff.
« Tout le monde ici pense que c’est risible
qu’elle soit aujourd’hui une ministre de la santé en Afrique du sud », a-t-il dit.
Ces nouvelles
révélations font partie d’une investigation de cinq mois et viennent au courant
de la même semaine qu’un reportage de Sunday
Times a révélé comment l’alcool était introduit subrepticement dans sa
chambre d’hôpital à la « Cape Town Medi-Clinic » en 2005.
Elle avait été
hospitalisée pour une opération de l’épaule faite par Dr. Joe de Beer.
Les membres du
staff ont décrit son comportement comme « épouvantable » et qu’elle « savait qu’elle avait du pouvoir et en
avait abusé ». Elle a aussi réclamé de la nourriture de Woolworths et
des citrons de bon matin.
Les membres du
staff de l’hôpital ont été envoyés acheter de l’alcool à plusieurs occasions
par ses gardes du corps, une amie et un haut cadre de son staff.
Des témoins ont déclaré
avoir vu la ministre ivre à plusieurs occasions.
Aujourd’hui, nous
pouvons de plus révéler qu’en 2005 un hôpital de Cape Town a refusé de la
recevoir pour une opération de l’épaule à cause de ses exigences de la
sécurité.
C’était après ce
refus qu’elle fut admise à la « Cape Town Medi-Clinic » sur Hof
Street. Là-bas aussi elle avait insisté que toutes les opérations soient
annulées le mercredi quand elle devait être opérée de l’épaule.
Elle voulait
également que son équipe de sécurité soit de garde devant toutes les salles d’opération
durant son intervention chirurgicale.
La « Medi-Clinic »
a refusé, mais avait reporté l’opération à un samedi lorsque toute les autres
salles d’opération n’étaient pas utilisées.
Un homme de 27 ans,
qui était un patient dans la salle voisine de celle de Tshabalala-Msimang, a dit
que lorsqu’elle fut admise le vendredi il l’avait entendue « crier et
hurler » sur les infirmières.
Il a dit qu’il l’a
aussi entendue commander de la nourriture et du vin de Woolworths. Il a dit que
c’était seulement après-coup qu’il a découvert qui était la « patiente
hurlante ».
« J’avais pensé à ce moment-là qu’elle devait
être une patiente psychiatrique. Son traitement des infirmières était choquant.
Ce fut seulement après cette nuit-là quand une infirmière vint prendre ma
pression sanguine que je découvris qu’il s’agissait en fait de la Ministre de
la Santé ».
Il a dit qu’il n’a
pas vu Tshabalala-Msimang boire. « Mais
au cours de sa tirade elle a constamment utilisé le mot ‘wena’ » (un
terme communément utilisé comme une réprimande).
19 août 2007
DRC: SCATTERED AND WACKY NARRATIVES OF NATIONNESS
An
American friend of mine who was carrying out her fieldwork in
One
example would suffice to illustrate her point. After four years of one of the
bloodiest and senseless wars in Africa that left in its wake the staggering
death toll of upward of 4 million and alleged instances of one warlord and his
men barbecuing and eating pygmies in the jungle in order to reinforce their
“souls” through sorcery, the nation-building project of the UN required that
all warring factions set up a transitional government consisting of one
President and four Vice-Presidents—the infamous transitional regime known by
its French arithmetic formula of “un plus quatre” [one plus four] which
turned out to be the worst gridlocked system of government ever to be
established in the world that dragged on maddeningly from 2003 to 2006. What’s
more, even after the runoff of the presidential elections and the swearing in
of Joseph Kabila as the
new president in December of last year, Mr. Jean-Pierre Bemba,
one of the Vice Presidents who was alleged to have cannibalized pygmies, had
still hundreds of his militiamen bivouacking at his residence right in downtown
capital city of Kinshasa. The situation came to a head in March of this year,
with gunbattles that lasted two days and cost the lives of more than 200
people.
A
pilot, Bemba was “exfiltrated” by the UN peacekeeping troops to the airport
whence he flew one of his jets to
And
all of this comes in the throes of what was dubbed the First African World War
that involved at one point eight African countries (
The
nation-building project engineered and funded by the European Union and the UN
anticipated that the adoption through referendum of the new constitution and
the first democratic presidential and legislative elections since independence
in 1960 would usher in a peaceful and stable postconflict landscape. Though
peace has largely been restored in large parts of the country, unrest is
still widespread in the eastern and northern swaths of the country—with the
accompanying increase in the number of internally-displaced people and an
exacerbation of violence against women.
The
presidential electoral campaign of 2006 and the subsequent results of the
presidential elections showed that the country was split in two along
linguistic lines—on the one hand the Swahili-speaking eastern provinces and the
Lingala-speaking western region on the other hand. While the eastern provinces
voted overwhelmingly for the incumbent Joseph Kabila (58%), the western part of
the country voted for his challenger Jean-Pierre Bemba (42%).
Now,
Joseph Kabila was born in the east, grew up in
When
“Mzee” Kabila was assassinated by one of his bodyguards on January 18, 2000 in
the midst of the war, it was decided that his 24-year-old son, Joseph Kabila,
then an army general, will replace him. This caused quite an uproar from some
quarters of the opposition, especially from the veteran opposition leader Etienne Tshisekedi, who protested what
they saw as a monarchical succession. It’s then strange to see in the
intervening years Joseph Kabila, through an orchestrated campaign by the
opposition, morph into the “foreign Rwandan usurper” at the helm of the Congo
in the eyes of a considerable number of Western Congolese living mostly abroad
who are very active organizing muscular anti-Kabila campaigns in European
capitals. This labeling of Congolese leaders as foreigners, however, is by no
means novel. Joseph
Kasa-Vubu,
The
man responsible for this “transmogrifying” of Kabila into a “foreigner” is
Honoré Ngbanda, Mobutu’s top security adviser, who earned the ominous nickname
of Terminator in that job. A prolific writer and pamphleteer, he has written
one of the most comprehensive account to date of Mobutu’s fall. The
participation in the new government of Mobutu’s son, François-Joseph Mobutu
Nzanga as the powerful State Minister Agriculture doesn’t make the
Ngbanda’s attacks on the new regime any less venomous.
Like
most Congolese these days, Ngbanda is a born-again virulent evangelical
Christian, a conversion that made his followers change his moniker to
Prophetator! This surge of revivalism has also spawned cargo cults of all sorts and
religious political sects like the Bundu dia Kongo [
Go,
you swift messengers,
to
a nation, tall and smooth,
to
a people feared near and far,
a
nation mighty and conquering
whose
land the rivers divide.
With
this Christian revivalist movement running like wildfire through huge sections of Congolese society,
politicians are quick to jump on the bandwagon and enlist their own party
resident prophets or televangelical preachers on their media mouthpieces that
pass as the local version of the freedom of the press. On a recent trip in
In
this environment, the sudden conversion of Ngbanda to Christian fundamentalism
is thus understandable. He has a movement called APARECO [Alliance Patriotique de la
Réfondation du
The
Prophetator’s propaganda technique is quite simple: if you repeat ad nauseum
anything you make up out of thin air, it will end up being believed. His Web
site disseminates both political and religious contents. He also has an
occasional newspaper in PDF format called L'Oeil du Patriote. Another site of his followers is Kabiladoitpartir [Kabila must
go], which has a sophisticated forum section that teems with participants
during European daytime hours. Afrikblog, part of
Canal Blog, is another blog portal where many other Congolese buying into
Prophetator’s narrative find a free-blogging space. Congo Indépendant, an online
newsmagazine, is also close to APARECO.
For
these “native children” of the land, the on-going democratic process in the
Congo is a sham as the country has been already sold to European and American
financial interests who, to add insult to injury, had put a Rwandan as the
President of the DRC. Anybody that contradicts them is bound to be physically
assaulted if the person happens to be within reach or abused on internet
forums. Calls regularly issue from the Prophetator to denounce the government,
to urge the army and the people to insurgency and uprising, or to world leaders
for their policies of openness toward the Congolese government or set to visit
In
contrast to this constant political and religious mobilization, the supporters
of the President have a hard time countering this permanent onslaught over the
internet. Nkolo Mboka [Landowners], a
pro-Kabila Web site, is presently under reconstruction under new management;
and the RTNC to date has still no Web presence. Groupe de Presse L’Avenir,
which has a forum section on its section, is so unattractive and the costs of
internet surfing at cybercafés too prohibitive in Kinshasa to attract
crowds of Congolese bloggers in contrast with their fellow citizens abroad. The
other drawback of Congolese blogs is that it’s hard to find blogs that are not
politicized. One notable exception is Cédric Kalonji’s Cédric
au
Congo whose posts are always a photograph of an
uncanny street scene of
Contrast
this with for instance the bitterness flowing from the site
Kabiladoitpartir at the announcement by Radio Okapi—the
UN-funded independent radio broadcasting from
The
moderator first forum announces the news of the death by referencing the source
of the newswire:
"Une dépêche de Radio okapi vient de
tomber. Elle annonce la mort du tout puissant conseiller spécial en matières de
sécurité de Joseph Kabila, le professeur Samba Kaputo.
"We
just got a wire from Radio Okapi. It announces the death of the all-powerful National Security Adviser of Joseph Kabila, Professor Samba Kaputo. We’ll soon
get back on the consequences of the demise of this heavyweight in the kabilist
seraglio."
Then
follows the Radio Okapi newswire:
"Il est décédé ce mercredi matin en Afrique
du Sud. Cette information a été confirmée par des sources officielles de la
Présidence de la République, rapporte radiookapi.net
"He
died this Wednesday morning in
Professor
Samba Kaputo was a first-rate political operator. He was elected deputy during
the last legislative elections, many times Provincial Governor and Minister. He
had been the National Security Advisor of Joseph Kabila."
Quelle perte , peuple congolais? Un coup
de chapeau Kanambe, tu sais vraiment tuer les congolais, alors extermines tous
les congolais!!!Regarde comment il commence à tuer son entourage plus cher.
Eux-même qui contribuent grandement à sa sécurité et à ses incompétences.
quelle ignoble peuple. Nous venons de perdre tout un gros cerveau. Hypolite
Kanambe, ton temps de mourir est là, saches-le mais ne crois pas que tu iras
avec tout le monde. Drogues-toi comme tu veux , ainsi la mort va te surprendre
sous les effets. Kala mingi te. L’oeil de l’Eternel est sur toi, rappelles-toi de
l’histoire des enfants d’Israél avec les ammonites, les moabites etc.... Tu
fais parti des moabites mais attendons-nous à quelque chose. A bon
entendeur, salut."
As
this post shows, most of Congolese opposition discourse has unfortunately
turned into this kind of religious babble. That's how bad as it gets when a
whole nation turns evangelical and every single comma in The Holy Bible
is fraught with fateful implications. Maybe just like North Korea, but with a different configuration, the Congolese nation is today one sprawling sect with one theological tenet: a virulent hatred of Rwanda and of Rwandans.
17 août 2007
RDC: La logorrhée interminable du Prophétator
L’Etat est mort, vive l’Etat
Il est étonnant
de voir des gens apparemment sensés prendre au sérieux la litanie des poncifs
débités au quotidien par le Prophétator Ngbanda. Pour certains de nos compatriotes,
écouter ou lire le Prophétator pontifier sur les maux supposés ou réels du
Congo passe pour un exercice religieux. Pour ces gens, le Prophétator est bien
devenu le « Pontifex Maximus »
des grands-prêtres, alchimistes, sorciers et gourous autoproclamés de la
politique congolaise. On me passera l’analogie religieuse ici, car cet étonnant
phénomène relève bien du comportement des membres d’une secte.
Et l’homme—le Prophétator,
notre narcissique national—aime cette attention. Sa vie est devenue un paysage
uni fait du flou chromatique de la logorrhée qui l’habite depuis la chute de l’Aigle
de Kawele. Comme c’est la norme dans une logorrhée terminale, le flux de
paroles du Prophétator est une divagation, mais la sienne a au moins le mérite
d’être nantie de la distinction d’être couchée noir sur blanc sur papier en une
sorte d’écriture automatique. Ce qui est une bénédiction pour l’analyse du
discours qui pourra ainsi utiliser ces productions du délire perpétuel du
Prophétator pour y exposer des trous béants dans ce qui passe pour le
raisonnement chez nous. Exercice auquel nous invite le dernier produit du
Prophétator intitulé « L’Etat congolais est bel et bien mort ! »
Je ne m’attarderai
pas ici sur les considérations théoriques prouvant l’ineptie des concepts
analytiques comme « Etat voyou » (rogue
state) ou « Etat en faillite » (failed state). Je ne démontrerai
pas non plus que le caractère « voyou » ou la « faillite »
de l’Etat congolais date de l’« âge
d’or » du régime Mobutu. Je me limiterai ici à faire remarquer que si
l’on met côte à côte la RDC, l’Irak, Haïti, la RCA, le Liban, la Palestine, la
Somalie et le Tchad, il est clair que cette mort annoncée prendrait toutes les
allures de la déclaration de Mark Twain lorsqu’on lui rapporta qu’un journal
avait annoncé sa mort : « La
nouvelle de ma mort prématurée était fortement exagérée ». Comme quoi :
l’Etat congolais est bien vivant. Comparativement… Et même « mort »,
il est condamné, comme le Roi de l’Ancien Régime, à revivre dans une quelconque
nouvelle personnification : L’Etat est mort, vive l’Etat !
Faisons aussi
remarquer qu’une intertextualité des graffitis du Prophétator fait profiler une
constante : la RDC d’un côté (ce qu’il appelle son « peuple »)
et le reste satanique du monde entier de l’autre (ce qu’il appelle la « communauté
internationale »). Il s’interpose entre les deux pour essayer d’empêcher toute
interaction entre eux—sans autre médiation que lui-même. C’est là la méthode privilégiée
des leaders des sectes qui, pour mieux contrôler les victimes de leur arnaque, coupent
les ponts entre les membres de leurs sectes et le cercle familial ou d’amis de
leurs adhérents. Mobutu, à un moment de son règne, avait essayé ce contrôle
biopolitique absolu du « peuple zaïrois ». Aujourd’hui, Kim Jong-Il,
dictateur et fils de dictateur, a transformé sa nation en une immense secte. Modèle
théorique à n’en pas douter que gamberge le Prophétator pour la RDC…
Soit…
Mais considérons
la thèse du Prophétator dans sa dernière production. Selon lui, on devrait
figer la RDC dans une Transition politique interminable et ne pas organiser d’élections
jusqu’à la réalisation des 5 préalables suivants : 1) la pacification du
pays ; 2) la réunification du territoire national ; 3) la
restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ;
4) la formation d’une armée nationale restructurée et intégrée ; et 5) la
réconciliation nationale.
Encore une fois,
toute participation « agentielle »
du peuple congolais est éliminée d’un trait de la plume dorée du Prophétator. On
met le peuple sur le pourtour de l’action pendant que le Prophétator procède à
la pacification du pays, la réunification du territoire, la restauration de l’Etat
sur toute l’étendue du territoire, la formation d’une armée nationale
restructurée et intégrée et la réconciliation nationale. On afficherait sur la
porte de l’étude du Prophétateur : « Silence,
je pense pour vous ! » Il y a un terme pour ce genre de
gouvernement en sciences politiques : le despotisme éclairé… Au fait, le
Prophétator est éclairé par Dieu lui-même, au point qu’il n’a pas besoin de
faire une démonstration raisonnée de ses élucubrations délurées. Il nous le dit
dans la conclusion de son pamphlet : « Mais
avec Dieu nous ferons des exploits ! » Devrait-il se laisser
damer le pion par la secte Bundu dia
Kongo ?
Le lecteur ou la
lectrice qui s’attend à une exposition systématique de ces 5 points devant le
bureau de notre despote éclairé déchante très vite. Le Prophétator l’aura fait
poireauter… Le lecteur ou la lectrice se voit plutôt offrir slogan après slogan
sans fil conducteur précis—ce que la langue anglaise si riche en mots appelle « sloganeering ». A côté de
ces slogans, le Prophétator offre au lecteur ou à la lectrice des anecdotes sur
la RDC tirées de sa lecture du jour du tabloïde belge « La Dernière Heure » ! Voilà la blague qui passe
pour l’analyse politique dans nos milieux congolais soi-disant « intellectuels »…
Passons en revue sans
nous attarder sur les conditions sine qua non préalables à l’organisation des
élections en RDC :
1) Pacification—faisons
remarquer au Prophétator que cette quête est encore élusive même pour un Etat
aussi formidable qu’Israël, qui organise pourtant élections après élections.
2) La réunification
du territoire national—encore une fois, raisonnons par l’absurde : l’Allemagne
a réalisé cette réunification sous nos yeux, après quarante ans de séparation ;
et l’Allemagne est pourtant une grande nation qui organise des élections.
3) La
restauration de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national—devrait-on
rappeler au Prophétator que sous Mobutu de vastes étendues de Fizi-Baraka
étaient sous le contrôle des forces de Mzee Kabila ou qu’aujourd’hui le
contrôle du territoire national pour des entités étatiques comme l’Irak est
inexistant jusqu’en plein cœur de la capitale ? Et pourtant l’Irak
organise des élections.
4) La formation d’une
armée nationale restructurée et intégrée—doit-on aussi encore une fois tirer le
Prophétator de son amnésie et lui rappeler que si ce processus avait commencé
sous Mobutu, qui avait mis sur pied une armée non-intégrée de Ngbandis et de
Ngbakas, les forces de Mzee Kabila n’auraient pas déchu l’Aigle de Kawele ?
5) La
réconciliation nationale—sans élections, sans participation du peuple !
Si on
comptabilise le nombre d’années que le peuple devrait attendre pour voir ce
beau projet de Nganda se réaliser, on arrive très vite à une période
époustouflante d’un siècle d’attente oiseuse. Soyons donc sérieux !....
Or il se fait que
sur le terrain, on n’a pas respecté les préalables du Prophétator. Des
élections ont été organisées, proclamées et une nouvelle administration
investie. Miracle de Dieu peut-être : on prend le pouls de l’Etat que le
Prophétator déclare mort et on enregistre avec étonnement un battement sous nos
doigts ! Mais trêve de sarcasme. Demandons plutôt au Prophétator de nous fournir
des solutions pratiques pour résoudre cette terrible « imposture » ou
« aberration » médicale qui se déroule en RDC. En termes clairs, quel
est le traitement de choc qu’il propose pour corriger la terrible faute historique
des élections prématurées en RDC ? Sa solution a une limpidité magistrale :
«Les faits sont dorénavant clairs, le
processus de la Transition a échoué lamentablement ; et le remède miracle des
élections bâclées et truquées imposées par les protecteurs et les complices des
occupants de notre pays vient aussi d'échouer lamentablement. Il n'y a ni
légalité dans ces élections imposées, ni existence d'un Etat digne de ce nom !
Dieu vient de confondre les puissants de cette terre dans leur folie des
grandeurs ! » Amen ! Il y a une belle expression chez nous
pour qualifier quelqu’un habitué à proférer des déclarations sans tête ni queue
de ce genre : « Moto wa ligboma ! »
03 août 2007
BLOG CDF/FDC : REPAIRE DE MENTEURS ET DE FAUSSAIRES
LAVER LA TETE D’UN
SINGE, C’EST GASPILLER DU SAVON
J’ai commencé par
lui rappeler que bien que n’étant point membre d’aucun parti politique, ma
sympathie va naturellement dans la direction générale du Raïs pour la simple
raison que je suis Boyomais et, partant, de sensibilité lumumbiste !
Je lui ai ensuite
présenté mon argumentaire doutant de la véracité du document, dont voici la
substance :
1) Je connais les
cadres du PPRD, ils sont généralement mieux formés que l’idiot qui a rédigé ce
papier plein de congolismes du genre « josephiste » (répété par cinq
fois dans le texte) ou « à l’aide de quel » ; et contenant des
contresens du genre « diaspora nourricière et très amadouée de notre
population » sans vérifier dans un dictionnaire que le verbe transitif « amadouer »
signifie « flatter quelqu’un de façon à le rendre favorable ; apaiser ».
S’il entend par cette phrase scabreuse qu’il est flatté par les Congolais,
grande sera sa désillusion lorsqu’il débarquera à Kinshasa…
2) La stratégisation
est faite par des activistes mobilisateurs de la base et n’est donc pas du
ressort d’un Ministre de la Défense, écrasé par les lourdes tâches de ses
fonctions.
3) Le document n’a
rien d’un « rapport » puisqu’il est dénué de toute stratégisation
pragmatique.
4) Aucun cadre du
PPRD en pleine jouissance de ses fonctions mentales normales ne perdrait son
temps à essayer de débattre rationnellement avec les zélateurs virulents de la
secte ethno-fasciste du Prophétator. C’est comme si l’on voulait faire voir à
un maboul de la secte Bundu dia Kongo qu’il appartient à une entité appelée
nation congolaise. Comme l’avaient si bien chanté les Zaïko : « Laver la tête d’un chien, c’est
gaspiller du savon ». Les zélateurs du culte du cargo du Prophétator étant
des « hooligans » et des « goons » provenant des
bas-fonds de leurs villages s’expriment par grognements inarticulés et des torgnoles—comme
celles administrées à She Okitundu à Londres.
Ces malabars sont
ainsi passés maîtres dans l’art de monter des bateaux cocasses de ce genre aux
Congolais—dans la pure tradition des photomontages du Prophétator.
C’est vraiment
pitié…
01 août 2007
RDC: LES SEPT BOULES DE CRISTAL
Journalistes, analystes, intervenants dans les débats, politiciens et « parlementaires debout »
congolais ont la terrible manie de prendre leurs vessies pour des
lanternes. Au fait, au Congo,tout le monde est devenu politicien ou
politologue et l'on y va de sa petite analyse. Ce qui est étrange, car
on se rend bien compte de la complexité des questions sociopolitiques
et on s’accorde qu’il n’est pas donné au premier venu de foncer ainsi
tête baissée dans l’action ou les commentaires politiques. On pourrait
blâmer cette prolifération de talents politiques sur la persistance du
Prophétator qui a fait découvrir aux marchands de rumeurs qu’il
suffisait de répéter sans désemparer un mensonge pendant un bon bout de
temps pour qu’il se métamorphose avec un seul claquement des doigts en
fait patenté. Si notre mentalité s’accommode si vite des
contre-vérités, pour des ressortissants des autres cultures qui nous
côtoient, nous lisent ou nous entendent, notre univers mental leur
apparaît étrangement comme un univers totalement surréel et
décalé—flottant dans les nues, sans emprise aucune sur le réel. Prenez
par exemple ces hooligans du site internet Les Témoins de la Guerre
qui ont obtenu je ne sais comment mon adresse email et me bombardent
régulièrement avec leurs messages. L’un des derniers messages postés
sur leur site est intitulé Kabila promet des concessions de mines au Prince koweitien et contre 1,5 milliards de dollars américains !
(On vient de m'informer que c'est en fait un navet repris du site de
l'APARECO--tant mieux, ceci vaudra tout aussi bien pour le Prophétator). La légèreté des accusations à l’endroit des personnalités
koweitiennes et du Président Joseph Kabila sont telles qu’on se demande
si l’on peut encore « changer cette mentalité » qui semble
s’être profondément enracinée à tous les niveaux, jusque même dans les
hautes institutions officielles de la République. Mon indignation était
si forte que je n’ai pas résisté à commenter ce pur produit d’un
cerveau malade dans l’espoir de le tirer de ce délire schizophrénique.
Ce commentaire pourrait aussi servir de canevas de travail à nos
journalistes des bas-fonds qui pondent des articles dans des ngandas et des malewas—nos
journalistes qui ne savent pas faire la différence entre un éditorial
et un article d’investigation. Voici mon commentaire légèrement modifié.
Les Sept Boules de Cristal
Le principe de base du journalisme d’investigation est le suivant : pour qu’une allégation contenue dans une histoire devienne « factuelle »,
il faut qu’elle soit prouvée tout au moins par deux sources
indépendantes fiables. Dans le cas que vous présentez à notre
consommation, il faudra en plus présenter des copies des documents
écrits officiels des virements bancaires ou administratifs que vous
alléguez. Or vous avancez plusieurs allégations dans l’espoir fou que
le lecteur puisse se les approprier comme « faits ». Une
alternative à cette démarche, qui en fait revient à la même approche
d’établissement des faits dans le journalisme d’investigation, consiste
à répondre de manière exhaustive aux 6 conditions que les journalistes
anglo-saxons appellent les 5 « W » et un « H » (Where, Who, When, What, Why, How—certains préfèrent même parler des 6 « W » en forçant l’orthographe du « how » de la manière suivante : « (W)how »).
On peut par exemple battre en brèche le tissu de mensonges cousus de fil blanc que vous nous présentez comme des « faits » en considérant l’espace d’un instant comment vous répondez à l’un des « W »---je prends ici un aspect de votre « Why » (le pourquoi). Selon vous, l’un des mobiles du « bradage » des ressources auquel se livrerait Joseph Kabila est de «trouver
des fonds nécessaires devant l’aider à lancer une opération de charme
dans la direction du peuple congolais, en déclenchant rapidement des
actions sociales d’éclat qui lui attireraient la faveur d’un peuple de
plus en plus hostile et menaçant ».
En écartant la supposition
que vous avez sept boules de cristal qui vous permettent de percer avec
une clarté aussi térébrante les intentions de Joseph Kabila et de ses « amis »,
le premier venu s’aperçoit tout de suite que le mobile que vous leur
prêtez est en fait noble, puisque cet argent servirait au final au
peuple congolais par la mise en œuvre des « actions sociales d’éclat ».
Ne
sentez-vous pas que si l’on s’appesantissait sur ce seul aspect, votre
navire tanguerait déjà dangereusement dans l’océan en tourmente de vos
mensonges ? Un autre aspect complémentaire de votre « why » nous pousse à vous conseiller charitablement de choisir entre « bradage » et « prêt ». Le bradage présuppose que l’argent disparaîtrait dans le trou noir des chambres fortes d’une mafia alors que prêt entraîne nécessairement paiement à terme au créancier.
J’arrête là ma critique et je tire ma conclusion.
Vous voyez donc que votre navet ne réussit pas au premier test décisif de l’un des « W »
et un rédacteur en chef responsable en ferait une belle boule de papier
et l’enverrait—en mimant le mouvement d’un basketteur de la NBA—directement
au panier de son bureau. Vous aviez peut-être l’intention de rédiger un
scénario de téléfilm. Mais je vous dis tout de suite que votre scénario
est improbable et donc mauvais. Puisque vous n’êtes pas scénariste,
vous êtes donc l’un de ces « parlementaires debout » qui hantent nos ngandas et nos malewas de Matonge après s’être époumonés sur la Place Victoire.


