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ALEX ENGWETE

Congologie : Espace d’analyses et d’opinions sur la culture et la politique du sous-continent de la République Démocratique du Congo. Contact: alexengwete@gmail.com

03 juin 2008

Sortie à Boston : D-Day; moments fugaces ; virée nocturne; John Lennon

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Jeudi matin, j’ai pris le train « Acela », la version américaine du TGV, à Union Station à Washington, DC, à destination de Boston. Acela n’a du TGV que la beauté fluide de la forme aérodynamique mais point la vitesse. Entre Union Station de Washington, DC, à South Station à Boston, cinq bonnes heures de voyage. Mais j’aime aussi ce train de jour, pas le « Night Owl », type de train ringard roulant de nuit et plus lent que Acela, que je prenais pour me rendre à New York quand j’habitais Cambridge.  J’aime aussi le confort relatif d’Acela—fauteuils moelleux bleus, espaces dégagés pour allonger les jambes et des prises pour brancher les ordinateurs portables (il y a bien un service WI-FI, auquel je n’ai malheureusement pu me connecter… En 2005, j’ai fait un aller-retour par TGV entre Paris et Montpellier—c’était vraiment agréable. Et, encore une fois, à l’aller comme au retour, c’était de jour… l’occasion de voir le terroir français. Ici, ce sont plutôt des entrepôts de carburant et d’autres structures industrielles qui longent la voie ferrée—bien qu’il y ait par moments des vues prenantes.

La raison de ma sortie à Boston ? Le vendredi 30 mai, Elikia (photo ci-haut), ma fille, allait recevoir son diplôme du secondaire, jour que j’appelle « D-Day » (Diploma-Day). Mais il y avait déjà le soir du jeudi même de mon arrivée un dîner des parents et une cérémonie solennelle pour honorer les finalistes (« seniors) à la Chapelle de l’école. Ce qui m’a impressionné au cours de cette soirée, à part les talents parmi les finalistes (guitaristes, drummers, joueuse de lyre, violonistes, et j’en passe), c’était l’adresse de Jacob A. Dresden. Intitulée « Trois Médiations de Marc Aurèle », elle était un exercice sobre de rhétorique—ancrée dans la vie de l’orateur et projetée sur toute la promotion des finalistes.

Le vendredi « D-Day », j’étais pris de court par ma fille. Disposant d’un petit compte bancaire (alimenté par sa mère), elle a commandé une robe courte blanche de 150 dollars, dont le dos montrait son soutien gorge de dentelle noire, et s’était présentée à la cérémonie nus pieds ! Je n’avais pas remarqué cette rébellion vestimentaire lors de la remise des diplômes parce que j’étais noyé dans l’assistance nombreuse et je n’ai vu que le buste d'Elikia lorsqu’elle s’est levée pour recevoir son diplôme. Je n’ai remarqué cet outrage vestimentaire qu’au « quad », la cour de l’école, quand elle est allée prendre une collation avec ses cousines… Serais-je donc le premier à lui jeter la pierre alors que je m’étais moi-même présenté à la cérémonie habillé de jean, t-shirt et veste ?... Yves Saint-Laurent aurait en tout cas « signé » l’apparition de ma fille—quel culot !

J’ai aussi profité de ce week-end pour revoir Cambridge, entrevoir en passant des individus qui sont comme des lampadaires de mon ancien quartier (comme David, artiste curieux que j’ai toujours vu crayonner des moments fugaces de la vie à longueur de journée), passer un bon moment avec des copains et des copines—dont Andrea Gillis, la serveuse du « Plough & Stars », qui s’y était justement produite vendredi soir avec son nouveau groupe de rock. Mais j’ai aussi subi d’autres copains qui m’ont littéralement enlevé pour une nuit blanche avec bière, spiritueux (auxquels je n’ai pas goûté) et de la bière (que j’ai bue abondamment)…    

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Posté par Alex Engwete à 10:03 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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