29 juin 2008
Mascarades internationales : Robert Mugabe, Thomas Lubanga et la MONUC
Des cris d’orfraie retentissent dans le
monde du fait de la mascarade électorale à Harare. Et Mugabe, sourd comme un
pot, s’apprête à prêter serment pour un nouveau mandat à la présidence… En août
1977, une autre mascarade avait aussi eu lieu à Salisbury, aujourd’hui Harare, avec
la réélection du premier ministre raciste Ian Smith—quand le Zimbabwe était une
vraie mascarade appelée « République de la Rhodésie » après le « coup d’Etat » de Ian Smith en 1965.
Une mascarade de coup d’Etat contre l’administration coloniale britannique en
place en Rhodésie du sud ! Quelle blague… Comme si un planteur belge
pouvait faire un coup d’Etat à Léopoldville, sans provoquer l’émoi et une
réaction musclée de la Force Publique … Sans
aucun outrage comme celui enregistré ces jours-ci au sujet de Mugabe. Sans
aucune intervention militaire des forces métropolitaines britanniques, comme
elles l’ont faite à l’autre bout du monde, aux Malouines. Et on a laissé ce bandit d’Ian Smith piller le
Zimbabwe jusqu’en 1980, date de l’indépendance du Zimbabwe ! Et aujourd’hui,
quand on s’émeut et qu’on dit que le Zimbabwe était le grenier de l’Afrique
australe, on se réfère à cette période du pillage du Zimbabwe par le fantoche
Ian Smith ! Après une guerre meurtrière qui a vu l’intervention des forces
spéciales antiguérillas de la SADF, l’armée sud-africaine, le Zimbabwe était en
fait exsangue, avec, au décompte final, plus de 30.000 « pertes
collatérales »... Le Premier
Ministre britannique Gordon Brown devrait tout simplement la fermer, il ne
parle pas d’une position d’intégrité morale !
Vous savez quoi ? Malgré la reforme
agraire entreprise au Zimbabwe par Mugabe, le truand Ian Smith n’avait jamais
été inquiété dans sa plantation et on l’a laissé siéger au parlement du
Zimbabwe jusqu’en 1987. Il a lui-même choisi de s’exiler en Afrique du sud l’année
même de sa mort, en 2007.
En 2000, lorsque Mugabe lance une reforme
agraire de fond, contrairement à l’Afrique du sud où les mêmes injustices du
régime de l’Apartheid persistent jusqu’à ce jour et font se retourner les
classes pauvres contre les « Makwerekwere » (émigrés africains), la
communauté internationale se ligue pour étrangler l’économie du pays.
Aujourd’hui, chaque fois que les médias
occidentaux parlent du Zimbabwe , ils mentionnent aussi les terribles
conditions économiques du pays dont l’inflation atteint des chiffres
astronomiques. Et nous répétons tous en chœur l’outrage de ces médias qui refusent
de nous dire dans la même foulée que sans la suffocation économique
systématique de l’économie zimbabwéenne par les pays occidentaux, peut-être
bien que le Zimbabwe ne serait pas dans l’état de délabrement où il est aujourd’hui.
La même observation pourrait d’ailleurs être
faite sur l’économie cubaine… Les médias
occidentaux ne mentionnent pas non plus qu’on assiste là à une guerre ethnique
comme au Kenya, et se bornent à faire une lecture partielle de la situation à
travers le prisme d’une conception occidentale étriquée de la démocratie.
Rappelons d’ailleurs que le sommet de l’Union Africaine se tient en Egypte dont
les élections ne brillent pas particulièrement par leur transparence. Encore moins
l’Ethiopie, dont la capitale est le siège de cette organisation. Je ne parle
même pas des dernières élections nigérianes ou kenyanes. Ou de la mascarade
électorale rwandaise. Puisque je
mentionne le Rwanda, je me souviens du
silence criminel de cette même communauté internationale qui crie aujourd’hui
haro sur Mugabe quand, en 1998, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda ont agressé
le Congo. Sans Mugabe, Kinshasa se serait retrouvée sous les bottes des
soudards de ces pays. Une hypocrisie qui a coûté la vie à plus de 5 millions de
Congolaise.
La communauté internationale nous donne
aujourd’hui une illustration cruelle de cette hypocrisie dans le cas de Thomas
Lubanga, seigneur de guerre qui a « cannibalisé » des enfants comme
soldats dans sa horde de tueurs de masse. Cet homme pourrait bientôt être relaxé parce que la MONUC refuse de
donner à la CPI des documents prouvant ses crimes au motif du « secret
défense » ! De qui se moque-t-on ? Des millions de morts de l’Ituri ?
Qu’on nous dise la nature de ces secrets que les juges, les magistrats et les
défenseurs ne peuvent voir. Que cache-t-on ? Quels sont ces secrets
auxquels même l’Etat congolais n’a pas accès ?
Alors, mes amis, je hais la dictature sous
toutes ses formes tout comme vous, mais je ne vais pas m’émouvoir sur ce qui se
passe au Zimbabwe juste parce que les Occidentaux et leurs médias me demandent
de m’émouvoir…
Commentaires
Alex,
Je comprends ta sympathie pour Robert Mugabe par le fait
qu’il ait sauvé jadis le pouvoir Kabila en RD Congo.
Les affres commis par le gouvernement raciste de Ian Smith n’ont rien de comparable a l’aggravation de la déliquescence de la société et de l’Etat sous le règne de Mugabe.
Quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe, le silence complice des dirigeants africains, et surtout celui de Thabo Mbeki, j'ai envie de crier ! L’OUA qui va se reunir bientôt en Egypte ne va meme pas statuer sur ce qui se passe au Zimbabwe, car cet organisme n'est qu'un amas (soyons polis!) de dictateurs , incompetents pour la plupart,corrompus, sanguinaires pour certains, qui se foutent totalement de leurs peuples.
Les dirigeants aficains ne valent guère mieux que leurs anciens (maître)s blancs. Les colonialistes blancs ,au moins,veillaient au bien-être de leurs compatriotes ! Du temps de Ian Smith le zimbabweens avez une qualité de vie comparable a des nombreux pays occidentaux.
S’il y avait une justice divine dans ce monde ne débarrasserait-elle pas de la surface de la terre ces vieux ripoux indéboulonnables ?
Mutoto wa mama
@ Mutoto wa mama:
Ce n’est pas Mugabe et sa garde prétorienne contre tout le peuple zimbabwéen. La situation est bien plus complexe. Il s’agit en fait d’une guerre ethnique pour le contrôle du pouvoir entre les Ndebele du Matabeleland (16% de la population) et les Shona. Les deux ethnies doivent négocier pour un partage équitable du pouvoir comme au Kenya. Je te rappelle aussi que quand Mugabe avait envoyé des troupes zimbabwéennes appuyer le Mzee Kabila lors de l’agression du Rwanda et de ses alliés, cette même communauté internationale avait condamné l’appui Mugabe à la RDC !
BONNE FETE DE L'INDEPENDANCE....
je partage ton analyse Mr ENGWETE sur Mugabe qui c'est vrais d'un coté est considéré comme un militant de la liberté en Afrique d'ailleurs la RDC lui doit son salut et le pouvoir de MZEE
mais de l'autre son pouvoir ne plus quand même un modèle de démocratie ou de tolérance
mais je plaint plus TABO Mbeki et son pouvoir qui refuse toute intervention militaires ou condamnation du Zimbabwé par le conseil de sécurité de l'ONU
je crains quand même que tout ceci se termine comme au kenya par les massacres de civils d'ailleurs les massacres ont commencer au Zimbabwé avant même les élections
Occidentaux hypocrites
Tout à fait! l'hypocrisie des occidentaux n'est plus à démontrer et malheureusement la majorité des Africains se laisse encore manipuler.
mugabé s'est en pressé de prêter serment aujourd'hui et dans la foulée appeler a de négociations avec l'opposition
quelle mascarade ? mais afin il a 84 ans peut-etre il vas continuer a régner au paradis ou en enfer pendant ces temps l'Afrique rate le coche de développement, le Zimbawé autre fois un pays prospère mais qui ne plus que l'ombre de lui même
je vais quand même profiter Mr ENGWETE d'évoquer la bourde du camp MAC EN ou son dernier meeting dont il a été prit a partie yat-il des échos retentissant chez vous aux USA ?
@ Ouragan:
Je crois qu’on devrait revoir la conception de la démocratie dans certains pays africains à forte tension ethnique, comme le Kenya, le Rwanda, le Burundi ou le Zimbabwe. Au Liban, il y a des postes qui sont réservés pour des représentants des communautés spécifiques : le premier ministre par exemple doit être un sunnite si je ne me trompe…
Tu as bien suivi : McCain a eu affaire à deux perturbations au cours d’un discours à cause de sa position sur la guerre en Irak. Il était très irrité parce qu’Obama devait aussi faire une apparition devant le même auditoire.
@ aïda :
Tu as raison : c’est l’hypocrisie sur toute la ligne.
@ TOUS:
BONNE FETE DE L'INDEPENDANCE !!!
Bonne fête de l'indépendance a tous ,a l'époque nos anciens dans les années 60, célébrer l'indépendance a coups de la musique: tcha, tcha ou indépendance tozui de Kalé
Il y a une autre danse au nom de : KEBA que mon père dansez bien cette danse ressemble beaucoup a la danse aborigène australienne
espérons qu'à KIN la fête seras totale en souvenir
Indépendance wapi?
Mugabe c'est un africain qui s'est battu pour son pays, les affres d'aujourd'hui viennent de la redistribution des terres, les anglais ne voulaient, ils ont vampirisé l'économie du zimbabwe.
Mais le vieux combattant, vu son âge peut se retirer dignement sans provoquer les massacres, laa politique ne doit pas être un métier à vie
Ci-dessous une petite chanson pour lers 48 ans perdus après l'indépendance, nous avons ruiné notre pays, nous sommes tous responsables de notre misère actuelle:
POUR LES 48 ANS après l’indépendance: une petite chanson, nous avons mal géré notre pauvre pays.
Félicitation zuma zuma sur ta passion pour notre musique, pas les bêtises d’aujourd’hui, merci de vanter la créativité d’antan, docteur nico kassanda wa mikalyi, diato, tony dee:
Illustration sur la chanson de tony dee(éminence):
" Bakoboma ngai pona yo muasi na yebi eloko ngai nasali tééé, na ba nzela nionso nakoleka bakolakisa ngai misapi muana mabéé, nakomituna eloko nini nazui ya moto, nalinga ekoma likambo, ba nzela na nga nionso ekomi ya makambo ba kokakana.......
Bolingo ya nga na yo, ezali bolingo ya nzambéé, nazeli yo kobanda bomuana, nabanzaki ndélé tokutani....
Nako senga na nzambé abatela bolingo yangooo, akomona nalingaka yoo
Nakoloba nini? Marie-jeanne nakoloba nini? awa yo obimisi sékélé..............;"
Traduction de la chanson éminence de tony dee:
"On va me tuer pour toi femme, je ne sais pas ce que je fais, par tout où je passe on me vilipende, on me montre du doigt comme si j’étais quelqu’un de pas bien , je me demande qu’est-ce que j’ai pris à quelqu’un pour me retrouver dans cette position.
Notre amour vient de Dieu, j’ai attendu cet amour depuis l’adolescence, j’ai toujours voulu être avec toi.
Je demandes à Dieu de protéger notre amour ...
Qu’est ce que je veux dire encore, Marie-jeanne, tu as tout dévoilé...........
Prof.tongo etani
Discours de LUMUMBA
30 juin 1960: Discours de Lumumba
Congolaise et Congolais,
Combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux,
Je vous salue au nom du gouvernement congolais.
A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez.
A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos coeurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire glorieuse de notre lutte pour la libertés.
Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd'hui dans l'entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d'égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c'est par la lutte qu'elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n'avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang. C'est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l'humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force.
Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.
Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d'élever nos enfants comme des êtres chers.
Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu'à un noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ! Nous avons connu nos terres spoliées au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort.
Nous avons connu que la loi n'était jamais la même, selon qu'il s'agissait d'un blanc ou d'un noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres.
Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même. Nous avons connu qu'il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs ; qu'un Noir n'était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits « européens » ; qu'un Noir voyageait à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe.
Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d'une justice d’oppression et d’exploitation!…
Ensemble mes frères, mes soeurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur.
Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail.
Nous allons montrer au monde ce que peut faire l'homme noir lorsqu'il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l'Afrique toute entière.
Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants. Nous allons revoir toutes les lois d'autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.
Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l'assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu'elle sera loyale et qu'elle ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu'elle soit.
Ainsi, le Congo nouveau que mon gouvernement va créer sera un pays riche, libre et prospère. Je vous demande à tous d'oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l'étranger.
Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise. L'Indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain. Notre gouvernement fort -national- populaire, sera le salut de ce pays.
J'invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants de se mettre résolument au travail, en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.
Hommage aux combattants de la liberté nationale!
Vive l’indépendance et l’unité africaine!
Vive le Congo indépendant et souverain!
la conception de la démocratie
@ Alex,
Pourquoi revoir la conception de la démocratie dans certains pays africains alors qu'en réalité, il n'y a pas des différences majeures entre "démocratie" et "dictature".
En démocratie, les peuples ont un droit de vote mais les élus font ce qu'ils veulent sans se soucier de ce que le peuple pense (cfr Bush avec guerre d'Irak et position du peuple américain sur cette guerre). Par contre, en dictature, les peuple n'ont aucun droit de vote, et le dictacteur se comporte de la même façon que dans les démocraties, il s'en fout éperdument de ce que le peuple pense.
Finalité, avec ou sans démocratie, le peuple est toujours entubé par les politiciens élus ou auto-proclamés.
L'afrique se doit de se choisir un système de gestion de l'état qui inclue toutes les sensibilités culturelles, ethniques et autres, et non faire du copier-coller des systèmes ou regimes occidentaux mal maitrisés.
C'est parce que nous avons mal copie ces regimes importés et essayer d'implanter ces corps étrangers dans nos sytème qu'il y a eu rejet et cela s'est muté en des regimes sanguinaires dans nos pays.
Penser à contre courant
"Alors, mes amis, je hais la dictature sous toutes ses formes tout comme vous, mais je ne vais pas m’émouvoir sur ce qui se passe au Zimbabwe juste parce que les Occidentaux et leurs médias me demandent de m’émouvoir…"
En ce jour de célébration de l'indépendance factice de la RDC, apporter une analyse de cette qualité augure un avenir meilleur pour nos pays. La première liberté est celle de l'esprit, n'est-ce pas?
Je partage la conclusion de ton exposé, même si elle finit par être une caution pour des personnages comme Mugabé qui ont manqué leur challenge.
Bonne fête de l'indépendance, biso na CFA to kozéla 15 août.
@ Bely21 :
Rien à ajouter sur ton appréciation qui, comme à l’accoutumée, est intelligente. Encore une fois, bonne fête du 30 juin.
@ Gangoueus:
Bien dit. Et bonne fête d’indépendance anticipée pour la République du Congo. Une question : à quoi se réfèrent Les Trois Glorieuses ?
@ BELY 21
il y a un homme politique français qui avait déclarer que l'élection est un piège a cons
jacque Chirac aussi avait déclarer que les promesses n'engagent que ceux qui y croient
du moment ou nous appliquons les principes démocratique en RDC il faut s'attendre a voir tout au pouvoir n'importe qui peut se faire élire député,sénateur,gouverneur ou occuper de fonctions importantes au sommet de l'état parce que son parti est majoritaire ou suite a des alliances pour constituer une majorité
le seul problème en RDC est que nous n'avions pas construit de bases solide après l'indépendance quand notre pays était riche avec des infrastructures en bonne état , nos usines et notre tissus industrelles était encore productives comme GECAMINES,MIBA,KILO MOTO et SONMINKI, nous avions aussi des hommes politiques d'envergure consciencieux comparer a la classe politique actuelle
Nous devons tout reconstruire y compris nos mentalités et fixer les priorités
@ PROF TONGO ETANI
beau discours de LUMUMBA je me souviens de son discours ou Kasa-vubu aller s'enfoncer dans son siège a coté du roi Beaudoin quand Lumumba dénoncer les coups de fouets et les humiliations infliger aux congolais par les belges il était courageux c'est homme
Les Trois Glorieuses en question...
Elles correspondent aux trois jours des 13, 14 et 15 août 1963 du mouvement syndicaliste qui ont conduit à la chute le régime premier président congolais Fulbert Youlou . Arrivée sur la place politique congolaise d'un régime d'obédience socialiste.
Au virage marxiste-léniniste avec le putsch de Ngouabi en 1969 et à la création du PCT, parti unique, un nouvel hymne national nommé "les trois glorieuses" est lancé par les "révolutionnaires".
Depuis la conférence nationale, nous sommes revenus à l'hymne de l'indépendance : "La congolaise". J'espère avoir répondu à ta question.
Lumumba était un homme
@ OURAGAN BUKASA,
Lumumba était un véritable nationaliste qui voulait oeuvrer pour son pays et à son âge à lépoque, il connaissait les turpitudes des belges.
Lumumba n'était pas un PAMEVO(paresseux,menteur et voleur), lumuba avait des cojones entre les jambes pas des tomates mûres.
Lumumba est un exemple pour nous les congolo-zaïrois.
Prof.tongo etani
@ Gangoueus:
Merci pour ta réponse et grand merci pour la présentation de « Bagraines » que je n’ai découverte qu’hier. Au fait, une autre question : hier, je voulais également m’arrêter au « Blog de Petite Momie » mais il semble avoir disparu ! C’est vraiment dommage car c’est grâce à Destinée que je t’ai découvert…
@ Tongo Etani :
Merci pour le discours de Lumumba.
Avec ce qui vient de s’est passé au Zimbabwe, le doute vient de m’assaillir, Quand le président Jacques Chirac affirma quelque temps après l’avènement de la démocratie sur le continent que celle-ci était un luxe pour les Africains, des voix s’étaient élevées au sud du Sahara pour clamer tout haut que le président français n’était pas réaliste. Plus de dix huit ans après, on remarque que les dirigeants africains se conduisent comme des véritables hypocrites en ce qui concerne l’organisation des élections et l’acceptation des résultats. Aujourd’hui je me dis, peut être que Jacques Chirac avait raison. L’accueil réservé a Robert Mugabe hier par se compères a Charm –El-Cheik m’a presque convaincu que la démocratie est un luxe pour l’Afrique. A mon avis la solution serait la révision du code électoral de chaque pays qu’il faudrait adapter aux réalités du terrain pour éviter le moins possible, les contestations des résultats des urnes. L’Africain n’a pas en général une culture politique à cause du taux élevé de l’analphabétisme qui est un handicap pour le multipartisme, celui-ci ne vote pas en général pour le programme d’un candidat, mais le fait plutôt en fonction de son appartenance tribale. Du coup, la démocratie n’est plus respectée et cela a souvent défavorisé sa bonne marche. Des urnes sont aussi sorties des dictateurs. Pourquoi, en attendant que la culture de la démocratie s’installe très bien sur le continent, on ne pourrait faire voter uniquement que les intellectuels qui comprennent mieux «ce qu’on leur demande de choisir»? Il sied de dire que 80% des électeurs en Afrique sont des illettrés naïfs que les hommes politiques peuvent facilement manipuler et corrompre en se servant souvent du tribalisme et du régionalisme pour assouvir leur dessein. Et l’on remarque le contraire dans les pays de grande démocratie où les électeurs ont une éducation civique commencée depuis les bancs de l’école et soutenue par la culture du livre et des médias. Le civisme n’est pas encore bien développé en Afrique et cette situation fait que le vote qui est un devoir civique ne soit pas pris au sérieux. On vote par fanatisme ou par affinité tribale sans pour autant mesurer les conséquences de ces pratiques au niveau de la cohésions des «peuples» d’une même nation. Quelle éducation civique ont, par exemple, les vendeuses de beignets ou les batteurs de tam-tam africains à qui l’on demande d’aller aux urnes pour choisir un candidat selon son programme de campagne?
@ Mutoto wa mama:
Je te signale que tu utilises quelque part exactement le même argumentaire que les Américains blancs utilisaient pour essayer de priver les noirs de leurs droits électoraux : l’exigence de la preuve d’alphabétisme (d’aucuns voulaient que le seuil soit établi au niveau du certificat du primaire ; d’autres au diplôme du secondaire). Je te rappelle aussi que les plus grands théoriciens de racisme aux USA étaient des professeurs d’université qui développaient des paradigmes pour expliquer l’infériorité des noirs ! C’est donc dire que les intellectuels sont ceux qui mènent les masses dans des ornières des préjugés. Chez nous, la situation est pareille. Les théoriciens du Bundu dia Kongo sont des intellectuels qui plongent leurs adeptes dans un obscurantisme d’un autre âge. Et les Kinois qui ont majoritairement voté pour un criminel de la trempe de Bemba n’étaient pas tous des analphabètes.
Alex,
Excuse moi de réagir à ton commentaire avec retard, c’est du à des impératifs d’ordres professionnels. Je suis peut être allé trop loin mon argumentaire en allant jusqu'à exiger l’alphabétisme comme préalable au droit de vote, mais si cela la voie que l’Afrique doit emprunter pour accéder a une démocratie effective dans l’avenir, pourquoi pas??Il n'est pas besoin de réfléchir bien longtemps pour réaliser que la démocratie est aussi rare et instable. Rare, car encore beaucoup trop de pays sont soumis à la force des armes contrôlées par des autorités religieuses ou militaires. Instable car l'ignorance des peuples, due au manque d'éducation, les condamne à la dictature.
Dans ces pays où règne l'analphabétisme, offrir la démocratie à un peuple qui ne comprend rien aux affaires publiques paraît pure folie. Cette objection faite à la démocratie s'avère sérieuse. Pourtant, l'essence même du système démocratique étant le droit d'expression, cela suppose, par conséquent, un échange mutuel entre les leaders et les individus, une confrontation des idées, ce qui contribue à leur évolution (pour paraphraser le proverbe, des milliers de têtes valent mieux qu'une), voire même à la résolution des conflits. La démocratie a donc un effet pédagogique sur les masses que n'a pas un gouvernement dictatorial et qu'il n'aura jamais. Certes, la démocratie n'est pas infaillible, mais elle tend à être plus universelle dans la mesure où elle conduit à prendre des décisions plus éclairées, ne reposant pas sur le jugement d'un mais de plusieurs; elle mène ainsi, grâce aux respects des droits fondamentaux, à une plus grande égalité. Elle conduit également à la liberté puisqu'elle permet à chacun l'expression de son originalité. Enfin, elle assure la fraternité : au-delà des différences sociales et culturelles, elle reconnaît une même définition de l'être humain; sans degrés, elle fait de l'individu un sujet de droit.Dans les prochaines semaines, je passerai par chez toi nous pourrions continuer notre discussion au tour des quelques bouteilles de Badweiser, je viendrai dans la région de Washington pour passer quelques jours de vacances.
@ Mutoto wa mama :
Sois le bienkoya ici… Si tu as de la famille (ou des copains) ici ou si tu as de l’argent à jeter par la fenêtre d’un hôtel, tant mieux ! Mais si tu veux t’aventurer à passer quelques nuits sur un canapé, tu es toujours la bienvenue où je suis. De toute façon, envoie-moi un email pour que je te transmette mes coordonnées. Ah, j’oubliais : ma bière préférée est « Samuel Adams ».
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