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ALEX ENGWETE

Congologie : Espace d’analyses et d’opinions sur la culture et la politique du sous-continent de la République Démocratique du Congo. Contact: alexengwete@gmail.com

30 novembre 2008

Détresse au Nord-Kivu—Vol.11

Mort_dans_la_Plaine_copie

1. Désappropriation du récit national : Le récit du silence

Le récit national de la guerre — ou plutôt de l’agression rwandaise par Nkundabatware interposé —échappe maintenant aux gouvernants « envoûtés » de Kinshasa. La presse internationale commence désormais à parler de la guerre du pillage de Nkundabatware comme d’une « campagne pour débusquer les génocidaires hutu terrés dans l’est du Congo » ! C’est du moins ce que disent présentement les téléscripteurs de nouvelles de CNN…

On ne peut que blâmer le silence de mort des autorités kinoises pour ce développement inquiétant. Les mêmes envoûtés qui laissent aujourd’hui le champ libre aux moqueries et aux pérégrinations d’Olesegun Obasanjo à Kinshasa et à Jomba, le fief du renégat rwandais.

Qu’on se le dise : les Congolais sont devenus la risée du monde entier.

Je viens d’avoir au téléphone, ce samedi 29 novembre 2008, certains membres de ma famille à Bukavu, supporters de première heure de Kabila, qui donneraient maintenant tout pour avoir un Jean-Pierre Bemba aux commandes !

Au moins lui, se plaignent-ils, aurait su rallier le peuple congolais en cette période périlleuse de l’histoire nationale.

Un petit meeting au Stade Tata Raphaël — que diable ! — même en swahili, pour essayer de raviver le moral de tout un peuple déprimé. Rien ! Zéro ! Nada ! Silence radio ! « Le Manitoba ne répond plus »… comme dans le titre de la BD de mon enfance !

Le 13 septembre 2008, j’avais posté un billet tiré du mail d’un collègue américain à Goma qui s’étonnait de ce silence présidentiel : « Et comme d’habitude, pas un mot du président du pays sur ces revers ».

Silence assourdissant qui inquiète Le Potentiel et le fait s’écrier à la une :

« Face à ce génocide en République Démocratique du Congo, l’attitude des responsables des institutions nationales inquiète. Bouleverse même plusieurs esprits.

Pas de décret pour un deuil national. Pas de convocation de plénières extraordinaires tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale. Seules quelques déclarations médiatiques de bonnes intentions comme si tout ce monde était frappé d’amnésie ».

 

2. Désappropriation du récit national : le récit mensonger de « Human Rights Watch »

Il y a une expression populaire américaine qui dit : « You don’t kick someone when they are down ». Ce qui se traduit littéralement par : « On ne donne pas des coups de pied à quelqu’un qui est par terre ! » Ou, en termes moins belliqueux : « On ne gagne rien en rajoutant sur quelqu’un déjà dans le malheur ! »

Il se fait que l’ONG new-yorkaise « Human Rights Watch » a oublié cette vieille sagesse américaine et en rajoute une bonne couche sur le peuple congolais frappé d’un grand malheur dans le Nord-Kivu.

Jugez-en par le rapport dévastateur sur Kabila publié par cette ONG le 26 novembre 2008, accompagné du dessin animé insultant ci-dessous. Le rapport est intitulé « On va vous écraser » (avec comme sous-titre : « La restriction de l’espace politique en République Démocratique du Congo ») et le dessin animé est intitulé « RDC : Le Président Kabila réprime brutalement l’opposition » (et comme cette ONG semble être passée maîtresse dans l’art d’étirer les titres de ses documents, elle nous donne un sous-titre qui traîne en longueur, même pour ce dessin animé : « Deux ans après les élections, 500 morts, 1 000 détenus et de nombreuses personnes torturées »). Tout ça sur la base des rumeurs, alors que les massacres que Nkundabatware est en train de perpétrer sont bien documentés avec des photos et des vidéos.

Je sais que nous tous on s’y donne à cœur joie ces derniers temps de nos récriminations contre Kabila mais ce rapport n’a rien à voir avec Kabila. Ce rapport est avant tout destiné à Obama et à son équipe de la Transition avec le double objectif suivant : 1) la « Mugabisation » de Kabila par la délégitimation des élections de 2006; et 2) la « Zimbabwéisation » du Congo par le sabotage économique du pays qu’amorce déjà Nkundabatware !

 

Comme pour créditer cette hypothèse, on apprend que les Chinois fuient déjà la RDC en masse. Selon lesoftonline.net : « Au Katanga, la situation économique devient dramatique avec la quasi fermeture de toutes les compagnies minières. A Lubumbashi, les Chinois ont déserté leurs compagnies minières et se sont évaporés, abandonnant leurs entreprises. Un matin, les travailleurs r.d.—congolais se sont retrouvés… sans patron ».

Mais j’anticipe…

Le rapport « On va vous écraser » est un grand torchon imbibé de mensonges dont le tout premier est le suivant : « Le gouvernement du Président Joseph Kabila a commencé à utiliser la violence et l'intimidation pour éliminer ses opposants politiques dès le lendemain du premier tour peu concluant des élections de juillet-août 2006 ». J’étais à Kinshasa le soir du 20 août 2006 lorsque les milices de Jean-Pierre Bemba ont fait inutilement couler le sang et prétendre le contraire revient à corrompre la chronique des événements !

Par cette corruption de la chronique, on voit se dessiner les motivations réelles de ces zélateurs des droits de l’homme qui choisissent de nous rebattre les oreilles avec des soi-disant violations passées alors que les vraies violations ainsi que la zombification de nos populations se font actuellement par Nkundabatware dans le Nord-Kivu.

Il a bien raison, M. Lambert Mende Omalanga, ministre de la communication et médias et porte-parole du gouvernement, de taper du poing sur la table en faisant remarquer que : 1) le rapport de Human Rights Watch se fait annuellement à l’accoutumée et que dans ce cas on est en présence d’une bizarrerie consistant à nous ressasser les histoires des élections et des Bundu Dia Kongo — des vraies histoires à dormir debout ; et 2) « Human Rights Watch chercherait à déculpabiliser ce qui déstabilise l’Est de la République démocratique du Congo » !  

On pourrait, en passant, rétorquer au ministre : tant que vous y êtes, pourquoi ne pas renvoyer Obasanjo dans le Delta du Niger au lieu de diminuer encore plus le président d’une république envahie en le laissant recevoir avec dignité ce moqueur d’une nation meurtrie ?

Mais par-delà cette question de pure rhétorique, les Congolais doivent prendre conscience d’une grande menace qui se précise. L’écrivain américain Andrew Bacevich vient de publier cette année un petit livre intéressant qui s’intitule « The Limits of Power » (Les Limites du pouvoir) dans lequel il affirme que les mots « liberté » et « démocratie » — ou dans ce cas, les droits de l’homme — ont une toute autre connotation pour l’establishment politique et de « sécurité nationale » des USA. Ils sont en fait des mots vides de leur sens premier servant à justifier le déclenchement des « petites guerres » d’hégémonie et de mainmise sur les ressources d’autres pays, souvent facilitées par des individus, des think-tanks et des groupes d’intérêt s’érigeant en « sages » pour avoir leurs entrées dans l’antre du pouvoir impérial américain. J’émets ici l’hypothèse que Human Rights Watch s’inscrit dans cette logique en cette période de transition du pouvoir aux USA.

Et les dernières nominations annoncées ou projetées par Obama alignent déjà un casting de très mauvais augure pour la RDC : 1) Hillary Clinton comme secrétaire d’Etat — pour elle, la carte américaine d’Afrique se réduit comme peau de chagrin : l’Ouganda, le Rwanda et l’Afrique du sud (avec, peut-être un crochet par le Ghana) ; et 2) Dr. Susan Rice comme ambassadrice à l’ONU — on se rappellera ici qu’en tant qu’assistante secrétaire d’Etat aux affaires africaines dans le gouvernement de Bill Clinton, Dr. Susan Rice se voulait l’architecte de la partition et de recolonisation de la RDC par l’Ouganda et le Rwanda!

Avant de visionner le navet ci-dessous de Human Rights Watch, considérez cette interrogation de mon jeune frère Barly Baruti dans son dessin ci-haut : « Kivu : jusqu’à quand ? »

A la lecture de tout ce qui vient d’être dit, votre réponse personnelle à cette question risque de vous plonger dans les abysses de la déprime…

Original Video - More videos at TinyPic

MISE À JOUR DU 1er Décembre :

Le genre de documents que Human Rights Watch devrait nous montrer Au lieu de nous montrer des dessins animés, voici le genre de documents vidéo qu’une organisation censée défendre les droits de l’homme devrait répercuter à travers le monde. Ce clip a été réalisé en octobre 2008 par IRIN, l’agence de nouvelles du Bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l’ONU.   

 

Posté par Alex Engwete à 01:20 - Commentaires [82] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Obama????

Le president elu des US, aura-t-il une vision plus juste des conflits en Afrique?Ou se laissera-t-il influencer par les politiques particulierement mercantiles et bornees des Clinton's? Malheureusement il est aussi kenyan et les rumeurs et sympathies des anglophones africains me semblent acquises a la cause rwandaise.Refaire les frontieres pour "securiser le Rwanda a des echos dans le monde et dans certain pays africains en particulier.Le Kenya semble avoir des sympathies Tutsis tres accentuees.L'inertie militaire et mediatique de la part de Kinshasa et de son president en particulier cache a mon avis une complicite tacite. Le pays est victime d'un complot international depuis la fuite de Mobutu.L'angola a deja pris sa part,le rwanda ainsi que l'Ouganda essayent de faire de meme. Ce qui se passe au Kivu est tout simplement du"nettoyage ethnique" des plus brutals, sous la complicite de tous et l'apathie criminele de kinshasa avec a sa tete un chef amorphe(complice??) La mise en hors d'etat de nuire(CPI) d'un Bemba s'expliquerait peut-etre vue sous cet angle? je crois que Kabila est un incapable ou pire...mais en tout cas une chose devient de plus en plus claire, il n'est pas l'homme de la situation et ne l'a jamais ete.Il preside au depecement du Congo, sans un soubresaut! Il faut nous mobiliser en lobby pour la survie du pays. C'est malheureusement de l'exterieur que viendra le salut, Kinshasa ne veut ou ne peut rien faire.Et de toutes les facons, que l'on ne nous trompe pas, l'origine veritable de nos problemes a ses racines dans nos pays d'accueil au mercantilisme aveugle et criminel!!!
Nos compatriotes sont decimes, il est grand temps que ca cesse.

de coeur avec tous

Posté par Wavre, 30 novembre 2008 à 09:34

@ Alex, Wavre, Bely21 et OURAGAN,

Notre pays n'est pas gouverné, kabila étant un enfant soldat sans éducation nous conduit au mur en klaxonnant.

L'arrivée d'hillary augure mal du Congo, les thuriféraires d'Obama doivent commencer à se poser des questions, il reconduit les gens de l'administration CLINTON, il n'est pas Africain, il est américain, il oeuvre pour l'amérique.

Le gouvernement amorphe, corrompu, fataliste au Congo doit démissionner et pouvoir organiser des élections anticipées pour incapacités à gouverner et surtout communiquer.

Le mal triomphe partout où les hommes de bonnes volontés ont échoué.

Nos mamans, soeurs, les enfants errent dans la brousse sans nourritures, les gens du gouvernement qui devaient les aider font des affaires en detournant la solde des militaires qui vont à la guerre le ventre vide, après on s'étonne des répresailles des militaires trahis, abandonnés et surtout ignorés par les officiers corrompus, voleurs, menteurs.

Nous sommes entrain de perdre notre kivu (kivu wetu ou yetu).

Nous devons nous réveiller, manifester comme à Paris, nous étions nombreux, au trocadéro, à Lausanne, à Génève, à Bruxelles, new-york.

TOLAMUKA NA MPONGUI PO NA AVENIR YA BANA SANS CORRUPTION.

Oncle Prof. tongo etani

Posté par tongo etani, 30 novembre 2008 à 12:01

AGISSEZ !!!!!!!

29/11/08 / REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE SAMEDI (CongoForum)
Comme à l’ordinaire, l’actualité évoquée dans les colonnes de journaux kinois continue à se profiler sur une sinistre toile de fond : la guerre qui sévit en Rdc et ses conséquences tant sur le plan économique que social et humain. Il est question de diplomatie, de la crise engendrée par le prix en baisse des matiéres premières, du budget et de la CPI.

Diplomatie


« L’heure est grave. Mobilisons-nous ». Le Potentiel rappelle ces propos prononcés Kabila, et pose cette question : qui a su mesurer avec exactitude la profondeur de ces propos ? Au regard de la succession des faits, de la poursuite des combats au Nord- Kivu avec autant de populations déplacées, l’impression est qu’aucune institution nationale n’a pris la mesure de ces propos, estime le confrère. Ce qui justifie son titre affiché à la Une : « Génocide en Rdc : silence inquiétant de Kinshasa ».
Le Potentiel rappelle que 16 personnalités importantes africaines et internationales viennent de se réunir pour se prononcer sur la situation en Rdc. Elles ont exigé l’envoi d’urgence d’une force européenne en Rdc en attendant le déploiement dans 3 ou six mois, des forces supplémentaires de la Monuc. Elles ont établi un lien entre la situation au Rwanda en 1994 et ce qui se passe actuellement en Rdc. Il y a bel bien génocide au Congo.
Auparavant, souligne Le Potentiel, dans un cri de détresse à la communauté internationale, les évêques de l’Eglise catholique ont parlé de « génocide silencieux ». Par deux, fois, le mot « génocide » a été lâché. Une situation grave. Entre-temps, on se perd en conjectures tant à Kinshasa qu’à New York sur le mandat de la Monuc et les nouveaux contingents de casques bleus à déployer pendant que les populations congolaises sont tuées, déracinées.

Crise

Le Soft soutient que « La Rdc est piégée ». Il fait ainsi allusion au double piège de la guerre et de la crise. Combats au Nord- Kivu, chute du prix des matières premières, doutes sur la gestion gouvernementale et colère de la population face aux accusations de corruption, autant d’ingrédients qui expliquent le tourbillon dans lequel est entraînée la Rdc. Les combats dans le nord-est du pays coïncident avec la crise financière internationale, à laquelle la Rdc n’échappe pas.
Au Kivu, Nkunda, le nouveau maître, achève sous les bravos de ses parrains occidentaux, de pacifier son pays natal quand les Fardc ont déposé les armes après que le Général du Cndp eût proclamé son cessez-le-feu unilatéral alors qu’il pourchasse des Hutus. Sur le front économique, crash boursier, chute des cours du cuivre et du cobalt, débandade des Européens et des Asiatiques, plongeon dans l’inconnu du Katanga minier et, du coup, peurs et spectre que cela inspire.

L’Avenir parle du budget 2009 et titre à la Une : « 4,8 milliards Usd. Le parlement félicite les efforts du gouvernement ». Le confrère note que le retard avec lequel ce budget a été présenté au parlement est dû à trois principales raisons, à savoir le changement de gouvernement, la nécessité de changer les données de base, compte tenu de la crise financière et la prise en compte de la situation sécuritaire à l’Est.
Malgré cela, ce budget a été présenté dans le délai et il s’inscrit dans la logique de la progression. Avec cette progression dans la mobilisation des recettes, le gouvernement va vers la réalisation de beaucoup de ses objectifs dont « Mbudi », utopie hier, pourra devenir réalité dans quelques années dans la certitude anticipée du gouvernement Muzito.

Bemba et CPI


Le Palmarès consacre sa manchette à l’affaire Bemba et annonce que « Patassé est prêt à éventrer le boa ». Dans sa défense, le sénateur Jean- Pierre Bemba soutient à la Cour pénale internationale qu’il ne fût pas sur place et que l’ancien Président centrafricain Ange Félix Patassé, était le seul qui donnait les ordres à son armée.
Réagissant à ces propos, Patassé a déclaré que sa disponibilité pour la Cour pénale internationale est totale et veut se présenter comme accusateur. « Nous voulons la manifestation de la vérité…C’est la justice qui va mettre les choses en évidence pour que la vérité soit connue. J’attends fermement, calmement et sereinement ce que la CPI va me poser comme question », a indiqué l’ancien président centrafricain. Il a tenu à souligner que lorsqu’on parle de viol, il faut aussi se poser la question pourquoi il a été provoqué, pourquoi il est arrivé, quelle est la source, que de se pencher uniquement sur les faits.



© CongoForum, le samedi 29 novembre 2008



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Posté par tongo etani, 30 novembre 2008 à 12:19

Le dessin animé illustre à sa façon la situation réelle de ce pays : la RDC est un pays avec un régime autoritaire!

J'ai l'impression que Kabila attend qu'il soit délogé, il s'est enrichit entretemps. J'ai jamais vu un président aussi inexistant que ce Kabila.
Pauvre Congo.

Posté par Matabish, 30 novembre 2008 à 12:27

z'ahidi abandi ko kanisaaa

« Le FPR sera tenu pour responsable du génocide en RDC
(Castro )

« La guerre que nous connaissons, n’est pas une rébellion, c’est une agression du territoire congolais par le Rwanda ». Ainsi parle Arthur A’Ahidi Ngoma l’un des anciens membres influents du RCD lors de sa création en 1998, mais qui va quitter ce mouvement politico militaire quelques mois plus tard lorsqu’il est apparu que c’est le FPR qui est le véritable commanditaire de cette guerre d’agression. Cet homme désigné en avril 2003 vice-président de la République pour le compte de l’Opposition pacifique, ne s’est pas arrêté là lors de sa rencontre avec la presse, le mercredi dernier qui commémore le 11ème anniversaire de son arrestation en compagnie de dix journalistes, avant d’être transféré vers la sinistre prison de Buluwo au Katanga, en compagnie de Joseph Olenghankoyi et de feu Masasu Nindaga. la démarche entreprise récemment par le ministre congolais des Affaires étrangères qui s’est permis d’annoncer à la face du monde que l’Angola se préparait à envoyer des forces armées pour combattre aux côtés des FARDC. Pour l’ancien fonctionnaire de l’UNESCO, Alexis Thambwe Mwamba « s’est adressé à l’adversaire pour lui dire de se préparer car bientôt nous allons faire venir l’arme la plus forte, l’armée angolaise ».

Il n’y a pas meilleure façon de donner des arguments à l’adversaire, c’est comme le ministre des Finances qui annonce un mois à l’avance qu’il va changer de monnaie et le résultat est qu’il va face à une spéculation terrible qui risque de produire des effets inattendus. Avez-vous déjà vu un diplomate passer par Kinshasa sans se rendre ensuite à Kigali ? S’interroge à haute voix l’ancien vice-président de la République pour démontrer davantage la responsabilité du Rwanda dans le génocide qui est en train de ravager la nation congolaise. Hommage aux Maï Maï Que faut-il alors faire ? Arthur Z’Ahidi Ngoma ne va pas par quatre chemins. Comme il est clair que le CNDP est une branche armée venue de Kigali, il faut éviter de faire ce que la Bible enseigne, car en politique si l’on te donne une gifle, il faut répliquer par une autre gifle. C’est le lieu de saluer le patriotisme des Maï Maï qui sans moyens conséquents parviennent à mettre en déroute les commandos rwandais opérant sous couvert du CNDP, a indiqué l’ancien vice-président de la République. Prétexte fallacieux des FDLR Pour justifier les multiples agressions depuis 1996, le Rwanda recourt toujours au prétexte fallacieux de la présence des FDLR en RDC. Que fait Kigali pendant sept ans d’occupation des territoires de l’Est pour en finir avec les FDLR ? Ce prétexte ne tient plus debout et ne résiste plus à la moindre critique, car d’une part Arthur Z’Ahidi Ngoma constate que les autorités rwandaises se vantent sur toutes les tribunes internationales d’avoir instauré la paix et la sécurité sur toute l’étendue de leur territoire et que le degré de dangerosité des FDLR est nul à ce jour. D’autre part, il note que ces éléments des FDLR causent plus des dégâts matériels, humains et économiques à travers les espaces où ils opèrent et cela aux yeux de la communauté internationale qui avait demandé à la RDC de les accueillir, alors qu’ils fuyaient l’avancée des forces du Front patriotique rwandais. Et il incombe donc à cette communauté internationale d’aider la RDC à résoudre ce dossier de manière pacifique, a noté le président des Forces du Futur, car l’option militaire est inopérante. Urgence d’un dialogue inter rwandais A Sun City, les Congolais se sont retrouvés pour résoudre de manière pacifique leur différend politique. La question est de savoir pourquoi le FPR continue à refuser d’ouvrir un couloir des négociations avec les FDLR. Tant que cela ne sera pas fait, Kigali va continuer à s’ingérer dans les affaires intérieures de la RDC, car il est inconcevable qu’une minorité conserve le pouvoir politique au détriment de la majorité. Voilà la raison fondamentale de ses multiples interventions en RDC sous couvert de divers prétextes tout aussi fallacieux que fantaisistes, a souligné le président national des Forces du Furtur.

2008-11-28

Posté par tongo etani, 30 novembre 2008 à 12:35

Il ne faut pas compter sur l'Angola pour gagner la guerre dans le KIVU ,elle a justifier son refus d'envoyé les troupes a l'Est par l'état de délabrements de FARDC si il a envoyait les troupes dans le KIVU ils seront a découvert seul face aux Rwandais et ougandais qui eux s'est fondent incognito dans le CNDP de NKUNDA parce que les FARDC dès l'annonce de l'attaque ennemie tous vont déguerpir en débandade donc l'Angola risque de se battre seul sans les FARDC loin de ses frontières ceci explique son refus
en plus il y a beaucoup de traitres dans les FARDC au plus haut niveau il y a complicité avec les rebelles
les autorités de kinshasa sont absents sur tout les domaines médiatique ,militaire et financière ils laissent la communauté internationale s'est débrouiller seul pour trouver de solutions voilas pourquoi NKUNDA bénéficie de la couverture médiatiques ,les autorités de la RDC humiliés s'est caches ils sont aux abonnés absents
en RDC la situation sociale est dramatique figurer vous pour louer une maison il faut débourser 10 mois de garantie dans un pays ou les salaires en teignent difficilement les 100 dollars mensuel ,imaginez la détresse de jeune couple cherchant un logement
Kabila doit quitter son poste pour aider le pays a retrouver un nouveau souffle comment continuer ainsi ? il est silencieux comme ci le pays n'avait pas un leader ,imaginez les discours mobilisateur de Mobutu face a son armée sa presence sur les terrains des opérations pour motiver ses troupes mais a quoi sert les galons militaire de JOCA ? dire que la RDC est gouverner par un generale major décorer quelle honte ?

Posté par OURAGAN, 30 novembre 2008 à 13:54

10 MOIS DE CAUTION EN RDC POUR LOUER UN LOGEMENT

l'immoralité de congolais atteint le sommet dans un pays en détresse figurer vous pour louer un logement les bailleurs exigent 10 mois de garantie a leurs compatriotes locataires alors que les salaires atteignet difficilement les 100 dollars
les autorités bailleurs ne réagissent pas parce que eux aussi font du business sur la détresse de leurs populations
quel pouvoir corrompue et incapable ?

Posté par OURAGAN, 30 novembre 2008 à 14:03

Ouragan appartient àcette ethnie dont quelques membres insultent tous les congolais sauf eux même."L'immoralité des congolais",une assertion qui ne fait se réagir personne. C'est de cette léthargie qu'il faut sortir.
Quand on a quitté son pays pour chercher du pain ailleurs on doit être modeste avant d'insulter ceux qui sont restés. Quel est cet instinct de pauvre qui consiste à voir en ceux qui possèdent même modestement des ennemis potentiels. L'adversaire c'est celui qui nous attaque et non le congénère qui souffre comme vous,smême s'il est possesseur d'une case en pisé comme c'est souvent le cas. Pourquoi ne pas loger tout le monde gratis tant qu'on y est. Tout le monde doit devenir le philanthrope de tout le monde. N'importe quoi. L'abbé Pierre est parmi nous. Quel bohneur.
Je crois sincèrement que nous discutons entre compatriotes,encore si beaucoup d'entre nous comprennent la mesure de ce mot. Donc il faut se dire des chose en toute clarté comme d'ailleurs les pourfendreurs du gouvernement et du Congo en ont le sentiment. Le Président de la République démocratique du Congo doit nécessairement être un originaire de l'équateur comme le pense beaucoup de gens ici. La rengaine sur la corruption est l'arbre qui cache les intentions réelles de ceux qui ont trusté les postes politiques,économiques et administratifs du Congo de 1965 à 1997. Le Congo de 1996 est tout ce qu'il y a de plus detestable et y revenir par quelque moyen que ce soit rébute les congolais dans leur majorité. Je comprends les gens de l'équateur qui détestene le gouvernement. Ce sont les réminiscences de ce que pensaient leurs anciens par rapport au reste de la population congolaise. Ils avaient reçue une forme d'ennoblissement depuis le 24 Novembre 1965. Celà leur confère une certaine propriété sur la direction du pays. De là est né la légende de Joseph Kabila ruandais.
Human Rights Watch qui connais bien le Congo se comporte comme ces congolais qui privilégient le dénigrement au détriment de la cohésion patriotique devant l'agression tutsi. Je signale qu'en face des tutsi il y a 60000000 de congolais qui font rempart en faisant abstraction des quolibets des zozos flingueurs de la république.
je ne sais pas si j'ai bien lu. J'ai compris qu'on portait un jugement négatif sur Barack Obama. Sur le choix de son personnel politique. A chacun son opinion. Il est important de savoir que les adversaires de Sénateur Junior des Etats-Unis l'attendent au tournant. L'échec du futur président des Etats-Unis est attendu avec impatience. Dès lors il faut avoir la mentalité de gagneur,de l'entraineur qui ne change pas l'équipe qui gagne. Clinton a fait deux mandats successifs avec une équipe cohérente dont Obama va se servir d'une partie des membres. C'est le signe d'une intelligence percutante. Juger ses choix par rapport au Congo me parait étrange. Obama est le Président élu des américains,pour son gouvernement il choisit les meilleurs pour affronter le futur. L'amérique misait sur Tshisekedi qui s'est montré peu amène à conduire les congolais vers la réconstruction du pays. Il a passé son temps à se quereler avec Mobutu alors que la conférence nationale lui a donné mandat de conduire les congolais vers la démocratie. Comme on dit le Congo aurait signé un pacte avec le diable pour se débarasser de Mobutu,ce qui était aussi le souhait des américains. Si on peut nous procurer cette vidéo où Olusegun Obasanjo houspille Nkundabatuaré au cours de leur deuxième entrvue.
Le gouvernement congolais est incompétent,incapable de communiquer. A ma connaissance le conseil national de sécurité s'est reuni plusieurs foi. Peut être que Joseph Kabila tient ces jours là salon de thé où sont convié les membres du gouvernement.

Posté par bony, 30 novembre 2008 à 20:19

@ Bony:
Deux observations:
1) Croire que tous les ressortissants de l’Equateur étaient tous Mobutistes, c’est faire de l’amalgame. Un petit exemple immédiat te suffira : notre frère Wavre est de l’Equateur. Pourtant, il a toujours été anti-Mobutu et m’avait toujours pris à partie sur le blog de Cédric pour mes justifications de certaines actions de Mobutu. Je t’informe aussi — parce que tu me sembles avoir quitté le Congo il y a belle lurette — que Mobutu n’a rien fait pour la Province de l’Equateur ou la ville de Mbandaka. Tout ce qu’il a fait s’est limité à son territoire de l’Ubangi.
2) Je ne porte pas un « jugement négatif » sur Obama. Wavre se demande par exemple si Obama aura une « vision plus juste des conflits en Afrique ». Pour s’éviter toute désillusion, il faudra bien se dire qu’Obama ne changera en rien la distribution des intérêts américains sur le continent africain. Un président américain ne change absolument rien. Il assure plutôt la continuité. Comme le dit Andrew Bacevich à propos d’Obama dans son livre « The Limits of Power » que j’ai mentionné sur le billet ci-haut : « S’imaginer qu’installer un individu particulier dans le Bureau Ovale produira [un changement], c’est succomber à la plus grande illusion. Le rituel quadriennal de l’élection (ou de la réélection) d’un président n’est pas un exercice de promotion du changement, malgré tout ce que peuvent prétendre les candidats ou penser les électeurs ordinaires. L’objectif réel est d’assurer la continuité, de maintenir intact les institutions et les arrangements qui définissent Washington actuellement » (pp. 170-171).

Posté par Alex Engwete, 30 novembre 2008 à 21:51

Pour ajouter a ce que dit Alex sur Obama, les politiques de gauche sont souvent (si pas toujours) implémentées par des gouvernements de droite, en occident. La gauche ne serait que leur générateur. L’espoir de gens sur Obama est qu’il se place au centre. Clinton, un prétendant de gauche, avait dirigé comme quelqu’un de droite, Tony blair aussi.

La manière de choisir les membres de l’équipe Obama doit inspirer nos nouvelles démocraties balbutiantes qui ne voient dans l’adversaire que du négatif. Les gens compétents doivent servir leur nation eue égard à leur appartenance partisane. L’inverse est aussi vrai, ceux qui sont compétents doivent demeurés objectifs, servir son pays sans tenir compte de leur appartenance partisane. Toujours mettre la nation avant tout.

Qu’on le veule ou non l’équateur dirige. La présidence (présidence et vice présidence) du sénat est entre leurs mains.

Ruwej

Posté par Ruwej, 30 novembre 2008 à 23:58

triste mémoire

Nord-Kivu Sans mots
01-12-2008
Nous ne pouvons plus pleurer car les larmes ne coulent plus
Sinon du sang qui baignent tous les vivants et les morts.
Tout est rouge, le ciel comme la terre, c'est du rouge et du noir
Dans l'obscure nuée de feu qui dévore sans pitié.
Du pardon, du pardon!
Il ´n'y en a pas: les enfants enterrés,
Les jeunes, enterrés
Les adultes, enterrés,
Les vieillards, enterrés sans pitié.
Du pardon, du pardon, il n'en est pas.
Les femmes violées et tuées;
Les hommes brulés pour que la mémoire d'un peuple se taise;
Malheureusement, l'histoire est têtue!
Au Nord-Kivu
Du lundi au dimanche, un seul refrain de douleur sans consolation:
"Que son âme repose en paix"
Quelle paix inopinée?
Maldita paz! (Maudite soit cette paix)!
Au Nord-Kivu
Le jour et la nuit, sur le calvaire solitaire un seul cri gémissant:
"Adieu"!
Adieu papa,
Adieu maman,
Adieu mon fils,
Adieu ma fille,
Adieu!!! Adieu!!!
Tante, oncle, frère, sœur
Mère, père, grand-mère, grand père, tous dans le silence du Vendredi Saint
Silence imposé!
Et la fumée des ossements brulés pollue l'air pour un seul rescapé en sursis,
Nord-Kivu qu'as-tu fait de mal pour mériter cette colère de l'humanité contre tes fils innocents?
Abandonné à ton triste sort devant ce mal absolu sans avocat,
Sans pitié, tu ne mérites aucun pardon de l'ennemi.
Quelle ignominie!
On te chasse, te pourchasse dans tes vallées et sur tes montagnes ravagées par l'égoïsme et la haine immonde
du soi-disant frère anonyme.
Et celui qui cherche à te consoler par une aide distrayante
te déterre pour te renvoyer au plus profond de l'abîme.
Nord-Kivu, qui te pleurera?
Quand tous dans leurs conférences nocturnes décident venir te dire: Adieu.
Tes pieds toujours sous sanglots
reposent encore sur une terre en éboulement volontairement décidé sans pitié ni pardon.

Sans mots!

Nord-Kivu!
Avec tes insectes chassés de partout et par tous
Tu peux encore résister!
Seule l'espérance peut encore te maintenir,
même lorsque, délaissé de tous devant l'ennemi qui t'ôte le souffle.
N'oublie pas de gémir,
même étouffé dans ce cercueil que certains joyeusement te fabriquent.
Que les quelques insectes qui échappent à tes bourreaux
n'oublient pas de grouiller en dépit du feu de brousse
qui ravage tout à son passage.

Kivutien, avant de remettre le dernier souffle à l'épée,
tu dois "crier fort" pour creuser le tympan de l'ennemi.
Et dis-le à ton fils qui l'annoncera à ton petit fils
pour que l'histoire en soit le témoin.

Nord-Kivu 2008, triste mémoire sans mots !

Fr. Mumbere Mahamba Joseph, A.A.
Email: mahambarum@yahoo.frCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Beni-Lubero Online

Posté par tongo etani, 01 décembre 2008 à 04:09

Message de Zahidi Ngoma

C’est quoi encore cette histoire de Zahidi Ngoma ? Cessons de nous ridiculiser, nous congolais. Quel égocentrisme ? Quelle mémoire sélective ? Mukuki ku mutu ni uchungu, ku nguruwe ni sawa ? Parce que nous n’avons pas maitrisé le christianisme (ne fais pas a autrui ce que tu ne veux pas qu’on le fasse contre toi), apprenons le karma pour comprendre le fonctionnement de lois de la nature. On ne triche pas avec la nature.

Le FPR est mauvais quand il soutient le CNDP, il ne l’était pas quand il soutenait le RDC ? Le mai-mai sont de compatriotes contre le CNDP mais ils ne l’étaient lorsqu’on les écrasait par le RCD ? Kichanga ce n’est pas bon a voir mais Makobola l’était ?

Nous avons soutenu l’Unita de Savimbi pour des raisons mercantiles. Le sang des angolais a coulé, n’est-il pas aussi précieux que celui de congolais ? Combien de victimes de mines anti-personnelles, même après la guerre l’Angola compte-t-elle? Seul le coltan rapporte l’argent, le diamant de lunda rapporte quoi ? Le coltan fait pousser des bâtiments a Kigali, le diamant de Lunda n’a pas fait pousser de maisons au Zaïre ? Combien de millions de dollars par an ? Ce n’est pas un pillage ? Nos généraux, n’y étaient-ils pas impliqués ? Nos compatriotes ne sont-ils pas encore dans ces mines jusqu'à ce jour ? Qu’est ce qui nous autorise à y être ? Nous avons aidé Savimbi à détruire l’économie, saboté le chemin de fer qui était notre vache a lait, Dilolo-Bengwela Lobito pour des raisons mercantiles et politiques : FNLC. Que vous dit Kamina ? Ne savez-vous pas un congolais qui a servi chez Savimbi ? Il y-a-t-il pas de zaïrois qui sont encore dans les FAPLA ? Nous glorifions le dictateur et nous maudissons les fils (FLNC) du pays qui ont tenté chassé le dictateur. Regardons-nous dans la glace.

Et nous comptons ne rien payer ? C’est ignorer comment fonctionne les lois de la nature. Et les tchadiens fauchés inutilement, eux qui voulaient se débarrassé d’une dictature ? Et les sangs d’APR versés par les FAZ ?

Si nous étions à la place de Kagamé que ferions-nous? Nous espérons faire faire du sale boulot aux autres sans en payer les frais ? Sans Kagamé, Mobutu ne serait-il pas mort au pouvoir ? N’avions-nous pas peur de lui, même moribond, dévasté par le cancer ? Ebembe ya nyoka, somo trop ! Croyez-vous que l’armée de Kagamé est un organisme de charité ? Ces armes, ces hommes, etc. nous on était donné gratuitement ? N’-a-t-il pas d’armées privées qui brassent des affaires en Irak, Afghanistan, sierra Leone, etc. ? Wake-up, zala awa, congolais.

Combien d’entre-nous avons clairement demandé a Kagamé la facture de la guerre comme Tshitshi l’a fait ?

Les Angolais ne viendront pas nous apprend Ouragan, parce qu’ils risquent de se retrouver eux-mêmes sur le champ de bataille. C’est par expérience qu’ils le disent. Ils en savent quelque chose, les hommes de Savimbi s’étaient déjà retrouvés eux-mêmes contre AFDL/ les banyamulenge.

Et ces multinationales, argentières de la première guerre, les a-t-on déjà payées ? Croyons-nous qu’ils font la philanthropie au Congo? Bill Clinton et consorts ont-t-ils reçue leurs parts ? Ne méritaient-ils pas pour avoir contribué à chasser Mobutu ? Croyons-nous toujours que la politique est de l’apostolat ou un business?

Et les Banyamulenge, pourquoi ont-ils combattu ? Pour que les écartions du pouvoir, par notre démocratie tribale ?

Nous nous apitoyons constamment pour Jean Pierre Bemba, un seul individu. Aurait-il les qualités d’un extra terrestre qu’aucun autre de 60,000,000 congolais en liberté n’a ? Personne d’autre ne sait prendre sa place? Aucun leadership fort n’émerge ni dans l’opposition ni dans la majorité ? Avec une pareille mentalité il n’est pas étonnant que Kabila demeure 30 ans de plus au pouvoir à moins que les banyamulenge le déguerpissent de la. Biso mawa trop !

Posté par Ruwej, 01 décembre 2008 à 04:26

a Ruwej

Une seule phrase mon cher frere:Plus de cinq millions de morts...n'est-ce pas assez paye???

C'est de loin plus que toutes les victimes de nos voisins,meme combinees!!Et par dessus les pretextes fallacieux, surtout ne perdons pas de vue que c'est pour nos minerais que l'on nous massacre.

de coeur avec toi

Posté par Wavre, 01 décembre 2008 à 06:11

COLETTE BRAECKMAN

COLETTE BRAECKMAN
Troupes au Congo : seulement avec un mandat limpide
lundi 01 décembre 2008, 08:24
Lorsque le Parlement débattra de l'éventualité d'envoyer des soldats belges au Nord-Kivu, on peut espérer que les querelles d'ego et les rivalités politiciennes seront mises de côté au profit d'une seule priorité : le devoir moral de protéger les populations du Congo, victimes d'une violence insoutenable. Après des mois d'efforts, les organisations humanitaires ont enfin réussi à briser le mur de l'indifférence. Tout le monde a compris désormais que l'enjeu dépasse désormais les altercations De Gucht - Kabila et le froid diplomatique entre les dirigeants des deux pays, les frilosités européennes ou les subtiles rivalités entre sphères d'influence francophone ou anglophone : c'est de la survie d'un peuple qu'il s'agit. Car au Nord-Kivu, la mort n'a pas encore achevé son œuvre : les femmes sont toujours en danger, les enfants sont toujours en passe d'être soumis au travail forcé ou au recrutement militaire, et pour tous ces paysans qui ont été chassés de leurs terres au moment des semailles, la famine et les maladies sont inéluctables. Si rien n'est fait, si les auteurs de crimes contre l'humanité qui sévissent au Kivu ne sont pas empêchés de nuire, il n'y aura plus qu'à additionner les morts, en répétant dans le vide « plus jamais ça »…
Plus qu'une éventuelle tutelle morale ou qu'un très contestable droit d'ingérence, la gamme est vaste de ce que les Belges peuvent apporter à une force d'intervention : des compétences militaires indiscutables, un soutien logistique et technique, une intelligence du terrain qui fait cruellement défaut à la Monuc. Mais surtout, intégrés à une force européenne, ils peuvent inspirer confiance : on voit mal le Rwanda voisin et très impliqué dans le conflit, récuser un pays qui figure parmi ses principaux contributeurs, tandis que les attentes de la population congolaise sont unanimes.
L'impérieuse clarté du devoir moral ne suffit cependant pas, il faut aussi la limpidité du commandement : si danger il y a, il viendra moins des groupes armés eux-mêmes que d'éventuelles incohérences entre la Monuc, l'Union européenne voire des pays partenaires. Et si confusion il devait y avoir, il faut éviter à tout prix que la classe politique belge y contribue.
http://www.lesoir.be/forum/editos/troupes-au-congo-seulement-2008-12-01-668537.shtml

Posté par Alex Engwete, 01 décembre 2008 à 14:00

Wavre,
Merci pour l’intérêt. A ta question, je ne minimise pas nos pertes, moins encore suis-je content d’elles. Au contraire j’en suis peiné comme vous. Voyez la logique plutôt que les chiffres. L'Angola a souffert pour son diamant (minerais), on nous a utilisé. Que te disent Kasamayi, Samukwale, Tembo, etc.? Derrière ces lignes, mon message est de ne jamais offrir des prétextes à ceux qui nous hantent déjà afin qu’ils passent à l’action. Que pensions-nous en signant de pactes avec le diable ? Que nous ne lui payerons pas ?
Cordialement.

Posté par Ruwej, 01 décembre 2008 à 14:02

BONY,moi je ne suis pas de l'Equateur mais bien swahili ,j'ai défendu JOCA avec hargne pendant et après son élection mais je constate tout simplement qu'il ne pas a la hauteur de ses fonctions malgré les années passées a la tete du pays, il n'y a aucune amélioration ni autorité sur le plan secutaire ,economiques et sociale d'après vous BONY que pense la population du Kivu et de Kisangani qui ont votés majoritairement presque a 100% pour Kabila et non pour Bemba de l'équateur ?
moi aussi j'avais vos discours mais l'honnêteté intellectuelle m'oblige a reconnaître que JOCA n'assument pas ses responsabilités de chef de l'état et des armées dire cette verité ne signifie pas etre de l'équateur les congolais qui meurent aujourd'hui en RDC ne sont pas de l'équateur mais du coté de JOCA sa mère et du sud Kivu l'Ituri est bien dans l'est et non en Équateur
il faut sortir de discours tribale qui vous oblige a défendre l'incompétence et les désordres observer en ce moment en RDC
pour tout swahili, Katangais ou autres honnête qui ses plaignez de la gestion de ressortissants de l'Equateur doit avoir le coeur briser et la honte de la manière dont le pays est diriger par l'équipe swahilis en place sous JOCA ,il est de notre devoir de leur rappeler leurs insuffisances pour espérer qu'il redresse la barre avant qu'il soit trop tard
l'autosatisfaction et la mauvaise foi sur les réalités du pays ne leurs apporterons rien au contraire ils auront tout perdues et rendrons de comptes devanrt l'opinion un jour comme le Mobutistes devant l'office de bien mal acquis créer par un Kabila
quand je parle de garantie de 10 mois demander par les bailleurs aux locataires pour louer une vieille maison construite il y a 30 ans quand le ciment ne valet rien du tout dans le marché est immorale il revient a 'l'état d'encadrer ces dérives mais les hommes au pouvoir a KIN ferme les yeux sur la souffrance de leur compatriotes
en Europe le loyer et la garantie sont encadrer par la lois càd l'état sans que ça soit une dictature mais pour protéger la population de dérives de certains marchands sans scrupules
encadrer le loyer et la garantie soulage tout simplement les plus démunies qui ne peuvent plus ses logés suite a tout ces exigences injustifiés et insensés de bailleurs
En RDC c'est la jungle totale le seul domaine encadrer par le pouvoir ces les douanes pour piller l'état de recettes en numéraire plus facile a détourner

Posté par OURAGAN, 01 décembre 2008 à 16:58

Le Rwanda non corruptible a reçu de la RDC 15000000 $US tous lmes mois jusqu'à leur départ en catastrophe de Kinshasa. Nous ne leur devons rien du tout. Les produits pétroliers rapportent plus ou moins cette somme aux douanes de Boma et Matadi ce qui a motivé la tentative d'invasion du Congo par le Bas-Congo.
Il n'ya pas de saint parmi les hommes qui dirigent le Rwanda d'aujourd'hui,ils sont interessés commes n'importe qui. Ils ne viendront jamais sur la table de négociation avec comme argument les minerais du Congo. Il diront toujour que les génocidaires se cachent chez vous,il faut les débusquer. Cet argument quelque qu'il puisse être c'est tout de même une position valable. Les diplomate ne la balayeraient pas d'un revers de la main. Faire durer les choses sert pour l'instant à accumuler les morts inutiles et à gonfler les per diem de Monsieur Obasasanjo Olusegun.

Posté par bakunde, 01 décembre 2008 à 17:12

Quand on habite en France dans les Hlm on doit savir se taire. Les loyers en France sont libres et les propriétaires privés s'entourent de garanties pour accepter un locataire. Vous vous cachez pour rien. Swahili n'est pas une ethnie. Le Kingwana n'a jamais été la langue d'une ethnie ni au Kenya ni en Tanzanie. Sur les posts passés vous vous déclarez l'ethnie dont on fait allusion à votre sujet. Vous êtes le seul à insulter nommément les congolais comme le font les gens de cette ethnie. Vous savez il y a 60000000 de congolais,un individu quelconque se donne le droit de les outrager. 60000000 de congolais jugés malhônnetes par on ne sais qui. La tribune doit servir à la reflexion si celà est possible.

Posté par bakunde, 01 décembre 2008 à 17:32

Nous ne leur devons rien

Bakunde,

Je présume que c’est à moi que tu d’adresses lorsque tu indiques: « Nous ne leur devons rien du tout ».

C’est à cause de ces genres d’attitudes que les armes ne cesseront jamais de crépiter au Congo. Pour les rwandais c’est de l’arrogance, ce que vous dites.

Tu as omis de mentionner pourquoi ils sont partis en catastrophe. Kabila ne les accusait-il pas de piller le pays ? Pourquoi fomentaient-ils un coup d’état ? L’entente stipulait qu’il les paierait jusque quand parce que vous semblez connaitre le deal ?

Je prends pour acquis ta connaissance sur la vente d’armes: 2eme activité illicite qui procure une richesse rapide après la drogue. Pourquoi s’en priverait-il si l’opportunité existe ? Revois les caricatures d'Alex. L'Afrique du Sud vend des armes et au gouvernement de Kin et aux rebelles. Elle brasse les affaires.

Le prétexte est la. il fut l'exploiter. Après le démentiellement de camps, la question des interhamwes devenait caduque. Tous les analystes le disent. Il fallait maquiller le pillage. Il y a des causes immédiates et de causes lointaines, de causes apparentes et de causes cachées. Tous les analystes le disent, il fallait maquiller le pillage.

Vous ne me contredisez pas au contraire vous m’appuyez. Kagamé ne fait que suivre la voie de ses prédécesseurs chef d’état. Piller son peuple ou son voisin, peu importe les conséquences.

L’humilité aurait voulu que vous soyez humble en acceptant l’opinion de Wavre qui stipulait que les chefs sont tous prédateurs qui ne cherchent que leurs conforts. La différence entre les uns et les autres n’est que dans la magnitude. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir. La bande à Nkunda, Kagamé et consorts ne constitue en rien une exception.
Cordialement

Posté par Ruwej, 01 décembre 2008 à 18:27

Forces européennes au Kivu???

Alex, ces européens n'ont aucun intérêt à voir l'est du pays se pacifier, raison pour laquelle ils ne se bouscullent pas au portillon pour venir en aide aux populations de l'est.
Quand ils y trouvaient leurs intérêts, ils descendaient sur le terrain. La dernière fois, c'était lorsqu'il fallait installer leur poulain, Joka. En moins de 4 mois, ils étaient arrivés à décrocher une resolution aux UN pour intervenir à Kinshasa, alors que la population kinoise n'était victime d'aucune folie meurtrière comme à l'est avec N'kunda. Mais bang, 1200 militaires à Kin pour matter toute contestation de triche électorale avec 1250 hommes en reserve au Gabon.
Bref, 2500 militaires pour protéger le symbole de leur intérêt Joseph, quitte à tuer tous les kinois au besoin, avec l'aide de deux déploiements temporaires de Mirage F1 CR, détachés depuis N'Djamena et des drones.
Aujourd'hui, Kabila n'est plus le centre de leur intérêt (contrat chinois), mais c'est plutôt N'kunda, qui en passant, est considéré comme chef d'état dans son fief de l'est par tous ces diplomates et autorités européennes qui ne cessent de faire de défiler chez ce larcin.
Penses-tu qu'ils (européens) viendront combattre contre celui qui represente maintenant leurs intérêts?
Au nom de quoi le ferraient-ils? Au nom de l'humanisme noire? Faudrait-il encore qu'ils nous considèrent comme des humains, mais les faits me font penser au contraire.
Le salut ne viendra que de nous-mêmes et il nous faut utiliser tous les moyens necessaires pour bouter hors du pays tous les fauteurs de trouble, que ce soit à Kin comme à l'est.

Posté par Bely21, 01 décembre 2008 à 19:29

PETITE CATASTROPHE

Une petite erreur de gestion des fichiers image a cause la perte d’un certain nombre de photos et de vidéos. Je vais les restituer au fur et à mesure. Merci de votre patience.

Posté par Alex Engwete, 01 décembre 2008 à 19:56

BAKUNDE il est facile de se prendre pour intelligent en insultant gratuitement les autres tout en étant soi meme nul
vous dites en France les propriétaires sont libre de fixer le prix de loyers oui mais le gouvernement SARKOZY a ramener la garantie locative a un mois de loyer payer d'avance ou fractionnable
les propriétaires en France ne pas libre de demander une garantie de 10 mois
défendez votre ethnie corrompue aux affaires en RDC tout en étant incompétents
habiter un HLM honnêtement d'une façon légale et mériter vaut mieux que vos villas mal acquise fruit de la corruption et de contrebandiers
Vos villas payer par l'argent du pillages de finances de la RDC , de quoi êtes vous fier ? rêveur vous rendrez de comptes un jour devant votre propre création: agence de bien mal acquis
vous me répondez moi sans répondre a votre ami BONY qui stigmatise l'équateur aujourd'hui c'est vous qui gérer mal le pays pire que l'epoque de mobutu des incompétents vous êtes ridiculisez devant le monde entier alors il est facile de venir nsulter les gens ici vous de pseudo intellectuelle de merde dans les caniveaux pourquoi ne pas aller défendre votre pouvoir dans la presse internationale si vous avez de couilles ou la crédibilité pour le faire ?

Posté par OURAGAN, 01 décembre 2008 à 20:07

Des soldats belges au Kivu? Sous quel mandat : onusien ou européen?
Autant je n'ai aucune sympathie pour les dirigeants congolais, désolé mais c'est une bande d'incapable. Kabila à se demander s'il existe. Autant ça m'énerve de voir les horreurs de la guerre dans cette région.

Non, la Belgique n'a pas a intervenir au Kivu dans une configuration Monuc (touristes). Vos responsables n'acceptent jamais les critiques (par ex. l'armée est meilleur quand il s'agit de racketter et mauvaise en cas de guerre) et nous ressassent: nous sommes indépendant, un état souverain. Prenez vous alors en charge bon sang au lieu d'attendre TOUJOURS que ce soit l'étranger qui vienne vous aider.

Que Kabila sorte de son mutisme, qu'il aille à l'Onu gueuler un coup quoi.

A lire au second degré: vos amis chinois ils sont où? Ils peuvent pas envoyer un corps expéditionnaire régler le problème au Kivu? Ah non, le chinois est pragmatique me dit-on, il s'en fiche de savoir que le régime en place est corrompu, criminel, sanguinaire etc... Tant que lui a accès à l'exploitation.

Posté par Matabish, 01 décembre 2008 à 20:25

Des soldats belges au Kivu? Sous quel mandat : onusien ou européen?
Autant je n'ai aucune sympathie pour les dirigeants congolais, désolé mais c'est une bande d'incapable. Kabila à se demander s'il existe. Autant ça m'énerve de voir les horreurs de la guerre dans cette région.

Non, la Belgique n'a pas a intervenir au Kivu dans une configuration Monuc (touristes). Vos responsables n'acceptent jamais les critiques (par ex. l'armée est meilleur quand il s'agit de racketter et mauvaise en cas de guerre) et nous ressassent: nous sommes indépendant, un état souverain. Prenez vous alors en charge bon sang au lieu d'attendre TOUJOURS que ce soit l'étranger qui vienne vous aider.

Que Kabila sorte de son mutisme, qu'il aille à l'Onu gueuler un coup quoi.

A lire au second degré: vos amis chinois ils sont où? Ils peuvent pas envoyer un corps expéditionnaire régler le problème au Kivu? Ah non, le chinois est pragmatique me dit-on, il s'en fiche de savoir que le régime en place est corrompu, criminel, sanguinaire etc... Tant que lui a accès à l'exploitation.

Posté par Matabish, 01 décembre 2008 à 20:26

Des soldats belges au Kivu? Sous quel mandat : onusien ou européen?
Autant je n'ai aucune sympathie pour les dirigeants congolais, désolé mais c'est une bande d'incapable. Kabila à se demander s'il existe. Autant ça m'énerve de voir les horreurs de la guerre dans cette région.

Non, la Belgique n'a pas a intervenir au Kivu dans une configuration Monuc (touristes). Vos responsables n'acceptent jamais les critiques (par ex. l'armée est meilleur quand il s'agit de racketter et mauvaise en cas de guerre) et nous ressassent: nous sommes indépendant, un état souverain. Prenez vous alors en charge bon sang au lieu d'attendre TOUJOURS que ce soit l'étranger qui vienne vous aider.

Que Kabila sorte de son mutisme, qu'il aille à l'Onu gueuler un coup quoi.

A lire au second degré: vos amis chinois ils sont où? Ils peuvent pas envoyer un corps expéditionnaire régler le problème au Kivu? Ah non, le chinois est pragmatique me dit-on, il s'en fiche de savoir que le régime en place est corrompu, criminel, sanguinaire etc... Tant que lui a accès à l'exploitation.

Posté par Matabish, 01 décembre 2008 à 20:29

Vous avez parfaitement raison MATABISH ,certains viennent nous donnez de leçons du patriotisme ici
pour défendre leur pouvoir corrompue et incapable
un exemple simple la SUISSE a entendue plusieurs années la demande officielle des autorités de kinshasa pour leur verser les millions de l'ancien président mobutu en Suisse mais rien n'as été fait personne au pouvoir en RDC n'est intéresser de récupérer ce 8 millions d'euros qui vont etre verser a sa famille alors que les sommes a louer aux militaires au front dans le KIVU sont detourner impunement par les proches du pouvoir en place
comment un pays indépendant gouverner par un pouvoir légitime avec un soit disant generale major comme chef des armées soit incapable de défendre seul son territoire ?
il faut que les autres gouvernement du monde s'est démerde pour rétablir l'ordre dans un pays souverain et potentiellement riche en minerais
la RDC a plus des atouts pour mener une diplomatie agressive dans le monde et avec les mêmes multinationales que l'on accuse comme responsable de la rébellion
si Les autorités de la RDC refusent d'accorder les faveurs aux multinationales puissantes qui arment Nkunda mais sont capable de negocier avec les rebelles pour ceder a NKUNDA ce qu'ils refusent aux multinationales qui arment les rebelles et Nkunda, aller comprendre leurs jugeote ou capacité a diriger vraiment le pays
si Nkunda peut faire du lobbying auprès de médias internationaux pourquoi les autorités de la RDC avec leurs presses sont incapable de faire au tant ?
la CHINE était un choix suicidaire pour la RDC
Kabila est muet devant son peuple y compris devant ses troupes lui le chef des armées
le pouvoir congolais est débordés sur tout les plans il laissent aux autres le choix de décider a leur place sur l'avenir du pays
les proches de kabila sont apte a nous demandés nous de nous taires nous les congolais qui dennoncent leurs inerties mais totalement incapable de prouver leur compétences au niveau internationale ils sont inaudible absent et bancal

Posté par OURAGAN, 02 décembre 2008 à 00:33

La rébellion au sud Kivu n'a pas pour origine les minerais. Je l'ai déjà dit ici,l'or,la cassitérite et le colombo tentalite sont axploités artisanalement et vendus en Ouganda et au Kenya dépuis longtemps.
Le conflit au sud Kivu est avant tout ethnique,les kivutiens eux même le reconaissent. Mettre en avant des hypothétiques puissances occultes est un écran de fumé pour masquer une dissension tutsi contre Bantou qui existe réellement.
Le différent se passe dans les deux territoires qui abritent à la fois des tutsi et des bantou,le Masisi et le Rutshuru. Les stastistiques veulent que les tutsi soient l'ethnie la plus nombreuse après diverses manipulation allant du 19°siècle à nos jours surtout dans le Rutshuru. Si les multinationales veulent s'installer dans un pays ils ont besoin d'une situation stable qu'ils n'hésite pas parfois à financer. Là ils pourraient accompagner les rebelles si leur situation se précisait ce qui n'et pas le cas. On est en face d'un clown certe intelligent,Nkundabatuaré,mais qui ne tiens pas les cartes en mains. En quelque sorte une marionnette.
L'artisanat minier s'est développé à cause des guerres fréquentes qui prennent leur point de départ au Kivu et non le contraire.
La racine du mal,les conflits ethniques,s'il n'est pas extirpée les problèmes de l'ensemble de l'est ne seront jamais résolus. Les minerais sont un faux problème,les chinois tout aussi.
Les chinois sont au Congo depuis 1960,ils cultivaient déjà le riz à Ndjili,on les voyaient dans le domaine de la Nsele assurant les cultures. Le palais du peuple et le stade des martyres sont leur oeuvre et l'on fait mine de les découvrir. Les intêrets européens au Congo sont intacts et nullement perturbés par l'entreprise chinoise. Le conflit hema et lendu est bien réel en Ituri. Les conflits tribaux sont là il faut les résoudre.

Posté par bony, 02 décembre 2008 à 09:13

origine de la guerre actuelle

Cher ami Bony,
Tu as, de quelque manière, raison. Mais, il n y a pas une origine (cause) de la guerre plutôt des origines (causes). Il y a des prétextes qui sont réels. J’aimerai voir les statistiques que tu disposes. Les tutsi ne représentent pas la portion que tu leur octrois. Ils envoisineraient les 10% de la population du Nord-Kivu. On ne les retrouverait que dans le Masisi, Nyragongo et le Rutshuru. Ce sont les Nande qui représentent près de 40%. Les hutus seraient de l’ordre de 20%. Ils seraient dominants sur les Nyanga, Hunde, Tembo. Le dernier recensement date de 1984, prenez ces chiffre avec grain de sel. Je pourrais te présenter les références prochainement. J’y ai vécu. Pourquoi ne pas visionner la vidéo dont le lien a été poster ci haut ? Prof Mwayila dit par exemple que Nkunda se bat pour les laissés pour compte de l’AFDL (Ruberwa, Bizima, et consorts.)

Posté par Ruwej, 02 décembre 2008 à 14:33

origines locales

Les conflits locaux et leurs origines
Les principaux groupes ethniques qui peuplent la province du Nord-Kivu sont les Nande, les Banyarwanda (Hutu et Tutsi), les Nyanga, les Hunde et Tembo. Ces populations se répartissent aussi en deux catégories : les autochtones, d'un côté, et, de l'autre, les immigrés (ou transplantés) et les réfugiés des événements de 1959 au Rwanda. Des cinq groupes ethniques susmentionnés, les Banyarwanda sont les seuls à se trouver à la fois dans les deux catégories, les autres étant classés dans la première uniquement…… Les trois pôles ethniques
Sur le plan administratif, le Nord-Kivu, hors de la ville de Goma qui en est le chef-lieu, est scindé en cinq subdivisions territoriales : Beni, Lubero, Masisi, Rutshuru et Walikale. Mais, en tenant compte de la répartition ethnique et des deux catégories de population précédentes, la province s'organise en fait autour de trois pôles :
* la zone de Beni et Lubero, exclusivement peuplée des Nande ;
* celle de Rutshuru occupée majoritairement par les Banyarwanda autochtones ;
* la zone Goma-Masisi-Walikale, qui, bien qu'hétérogène sur le plan ethnique (Hunde, Tembo et Banyarwandadans le Masisi, et Nyanga à Walikale), présente néanmoins une caractéristique commune : c'est la région où sont concentrés les Banyarwanda immigrés (ou transplantés) et réfugiés de 1959 (Poutier 1996) et où se pose aussi le problème des conflits fonciers, notamment dans les territoires de Masisi et de Walikale.
En dehors de cet aspect géographique, deux autres paramètres alimentent les conflits interethniques, à savoir les aspects démographique et politico-économique. Les Nande et les Banyarwanda sont en effet les deux groupes majoritaires qui se sont toujours disputé le leadership économique et politique de la province.
La guerre kanyarwanda (1963-1965)
Au cours de la période d'instabilité politique ayant suivi l'accession du Congo à l'indépendance, le 30 juin 1960, un premier conflit ethnique armé éclate au Nord-Kivu en juillet 1963, entre les Banyarwanda (Tutsi et Hutu du Masisi et de Goma) et les autres ethnies (Nande, Hunde et Nyanga), suite au mouvement d'autonomie des provincettes. http://www.congoforum.be/fr/analysedetail.asp?subitem=&id=148977&analyse=selected

Posté par Ruwej, 02 décembre 2008 à 15:48

au-dela du politique

La guerre au-delà du politique

L’inflexibilité des «Eidgenots» s’explique avant tout par le fait qu’ils se comportaient moins en professionnels de la guerre qu’en tant que civils poussés à cette extrémité-là. La chose n’est pas rare, et le Moyen Âge est scandé de batailles mémorables où les bourgeois se taillent une place de choix21. Ils sont souvent originaires de cités jouissant d’une certaine indépendance et peuvent se prévaloir eux-mêmes d’une aisance matérielle que leur pouvoir administratif reflète. Dans ces circonstances, ils ont tout intérêt à se battre avec efficacité. Organisés et entraînés au sein de milices, ils ignorent délibérément une attitude chevaleresque que leur statut de représentants du tiers état ne requiert d’ailleurs pas d’eux. Sous leur influence, l’embuscade, la ruse et toutes les armes de jet, longtemps jugées déloyales, deviennent, volens nolens, des instruments nécessaires à la victoire. Bien plus, ils introduisent dans le déroulement des guerres une férocité d’autant plus remarquée qu’elle se joue des différences de classe, n’épargnant ni la noblesse, ni la roture, elle-même composée de négociants rivaux ou d’adversaires idéologiques.

La cruauté des affrontements impliquant l’intervention de ces «belligérants civils » est fonction des motivations qui les animent. À l’instar des chevaliers, ces buts peuvent être « politiques», mais développent alors une portée beaucoup plus vaste. Souvent, il ne s’agit pas d’accroître son territoire mais de s’assurer le maintien de prérogatives qui, en cas de défaite, risqueraient de disparaître à tout jamais. Comme les mercenaires, elles peuvent obéir à des ambitions économiques. Là encore, pourtant, l’enjeu dépasse nettement la simple obtention d’un salaire ou d’une part de butin. Les hostilités ainsi engagées visent parfois à l’ouverture de marchés immenses, à l’acquisition de richesses capitalisables, à la destruction d’industries concurrentes, quand ce n’est pas au simple contrôle de routes commerciales.

Les guerres les plus impitoyables, les plus indéchiffrables quoique se développant fréquemment à l’intérieur des frontières d’un seul pays, sont celles qui, à ces causes matérielles, mêlent une inconciliable divergence idéologique. La différence de points de vue est rarement à la base même des conflits, dont elle sert à maquiller les intérêts bien sentis de ceux qui les déclenchent. En revanche, une fois assimilée par l’essentiel des protagonistes, cette justification devient l’essence d’une opposition d’autant plus irréductible que sa nature semble gravée dans le cœur de chacun des belligérants.

Irène Herrmann et Daniel Palmieri : Les Nouveaux Conflits: une Modernité Archaïque? RICR Mars IRRC March 2003 Vol. 85 No 849, page 23

Posté par Ruwej, 02 décembre 2008 à 15:50

BONY arrêtez votre délire vous vous contredisez au grès des arguments percutants de vos interlocuteurs ,vous qualifiez le conflit au KIVU d'ethnique tout en souhaitant de négociations avec NKUNDA
si vous affirmez que les tustis veulent plus d'espace que les bantous dans les masisi et le rusthuru alors que vous voulez que kabila négocie avec NKUNDA parce que vous êtes pour les négociations contre la guerre que voulez vous alors negocier avec les tustis que les bantous du Kivu laissent alors l'espace aux tustis pour aller ou dans le katanga chez vous ?
pour couvrir votre pouvoir corrompue et incapable de rétablir l'ordre dans le pays vous racontez de conneries
les banyamuulenges profite de votre incompétences pour s'accaparer d'une partie du pays suite a ses richesses miniers
avant les kabila au pouvoir en RDC les banyamulenge n'ont jamais revendiquer le pouvoir
il n'y a jamais eus de problèmes ethniques dans le kivu plus qu'ailleurs en RDC comme entre le les luluas et les balubakats ou les lendu et héma dans la province orientale
ou les ngwankas et les autres en équateur
vous chercher les causes farfelues pour dissimuler l'incompétence de vos frères au pouvoir ,si la RDC est attaquer c'est a cause de votre gestion calamiteux sur tout les domaines y compris militaires arrêtez de nous distraire avec des idioties,le responsable de la situation de la RDC aujourd'hui ce kabila et son gouvernement
je sais vous allez passer 2 jours entrer de lire tout les livres d'histoires pour vous accrochez a quelque chose de superficielle afin de trouver la parade pour éviter l'essentielle votre incompétences a venir a bout de la rébellion de Nkunda qui pillent la RDC
conseil ne raconte plus de sottise au nom du Kivu

Posté par OURAGAN, 02 décembre 2008 à 20:57

Une centaine de militaires belges se trouve depuis plusieurs mois en toute discrétion à Kananga

Une centaine de militaires belges se trouve depuis plusieurs mois en toute discrétion à Kananga, le chef-lieu de la province du Kasai-Occidental. Avec l’aval du gouvernement belge. Pour dispenser deux types de formation à leurs homologues congolais.

Une centaine de militaires belges se trouve depuis plusieurs mois à Kananga, le chef-lieu de la province du Kasai-Occidental (centre de la République démocratique du Congo) pour dispenser deux types de formation à leurs homologues congolais, a confirmé mardi le ministère de la Défense, assurant que leur présence était couverte par une décision du Conseil des ministres de novembre 2007.

Il s’agit de deux groupes d’instructeurs – l’un de génie et l’autre de paracommandos – appuyés par une quarantaine de logisticiens. Les premiers forment des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), l’armée gouvernementale, aux différents métiers du génie (contremaîtres, électriciens, soudeurs, menuisiers, plombiers et maçons), une instruction dispensée depuis septembre 2007, avec des interruptions, a-t-on expliqué de sources militaires.

Les seconds s’occupent de la formation d’un des bataillons de la force de réaction rapide des FARDC, en vertu d’un accord signé le 17 avril dernier par le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, et son homologue congolais, Ghislain Chikez Diemu, entre-temps remplacé.

Cet « arrangement technique » prévoyait notamment que des instructeurs belges encadrent à Kananga, au Kasai-Occidental (centre), la formation d’un des bataillons de la force de réaction rapide des FARDC. Ce bataillon recevra ensuite une instruction spécialisée « commando » à Kota-Koli (province d’Equateur, nord-est) quand le centre d’entraînement – géré durant des années par les Belges – auront été remises en état, stipulait l’accord.

Cette seconde phase doit se dérouler au début de l’année prochaine, a précisé le cabinet du ministre de la Défense, démentant que ces instructeurs se trouvent à Kananga « en toute discrétion ».

Cette mission est considérée comme une activité d’« entraînement » – et non comme une « opération », avec un statut pécuniaire plus intéressant.

Selon le cabinet de la Défense, cette présence belge est couverte par une décision prise le 23 novembre 2007 par le gouvernement Verhofstadt II de prolonger les opérations à l’étranger en cours.

Le Conseil des ministres avait alors décidé de poursuivre les partenariats en cours avec plusieurs pays, principalement la RDC – avec la présence en moyenne d’une centaine de militaire – mais aussi avec le Burundi et le Bénin.

(belga)

source: http://www.lesoir.be/actualite/belgique/des-soldats-belges-en-toute-2008-12-02-669229.shtml

Posté par Lorraine, 02 décembre 2008 à 21:09

Ouragan vous êtes hors sujet et vous parasitez une conversation sérieuse. Si je vous suis allergique vous pouvez au moins lire la communication éclairante de Ruwej qui me semble être du Kivu. Par ailleurs il n'y a jamais eu de conflit Lulua Balubakat. Je vous l'ai déjà dit. Vous incistez,celà donne la mesure de votre perception de choses. Vous avez le reflexe de mauvais autodidacte. Vous cherchez à vous revaloriser alors que nous autres nous bavardons sur notre pays. L'origine ancienne et ethnique du conflit est bien expliquée par les articles que Ruwej mentionne ci-dessus,je ne vous oblige pas à tant d'effort mais si vous les lisez vous comprendrez et ça vous donnerait une base de discution sur le sujet. Je ne vous en veux pas.

Posté par bony, 03 décembre 2008 à 04:11

Je crois que c'est Tongo Etani -qu'il me pardonne d'avance si je me trompe- qui écrivait sur le blog de Kalonji: Tic Tac, Tic Tac en ce qui concerne les exactions abominables des rwandais qui finiraient par se payer un jour ou l'autre. Je suis assez de son avis et je reprends son fameux tic tac tic tac. en effet, le crime et la barbarie ne peuvent payer au bout du compte. Les rwandais agresseurs doivent s'attendre à des lendemains très très difficiles.
Tic Tac, Tic Tac, Tic Tac

Posté par kader, 03 décembre 2008 à 12:41

BONY comme je l'avais prévus vous répondez sur le superficielle le conflit dont vous faites allusion de lulua et de balubakat ne plus d'actualité
vous abreuvez de gens avec de conneries la rébellion de Nkunda sa motivation ne pas ethnique d'ailleurs il y a d'autres banyamulenge de l communauté de NKUNDA qui sont contre l'aventure de Nkunda au nom de leur communauté
arrêtez de racontez de saloperie au nom du kivu vous voulez savoir mes origines sans donner les votre qui prétends tout savoir sur le kivu
de fois vous dites que c'est un conflit politique tantôt un problème ethniques vous naviguez dans de justifications superflues alors que le seul responsable du conflit dans le kivu ces les autorités actuelles incompétents
c'est l'absence d'une armée digne en RDC qui motive les rebellions, si la RDC était organiser avec un pouvoir sérieux et travailleur il n'y aurait pas de rebellions en RDC
nous l'avons constater dans le passer quand Mobutu avez un pouvoir fort et une armée qui faisez peur en afrique il avait aussi une diplomatie efficace avec ses voisins comme Abyarimana au Ruanda ou melchior ndadayé au burundi, personne ne pouvait s'est comporter comme Nkunda en RDC vous connaissez cette verité mais pour couvrir l'incompétence de vos frères au pouvoir et leur nullité diplomatique vous venez nous racontez de salades ici sur un problème ethnique il n'y a pas eus de guerre comme maintenant répétitive au Kivu depuis les années 50 a l'arrivée de réfugiés tutsis dans le Kivu

Posté par OURAGAN, 03 décembre 2008 à 14:21

Ote-toi

Si nous désirons une paix durable, voici, chers bloggeurs, à mon humble avis ; l’une des causes profondes et réelles de nos malheurs y compris les guerres. C’est sur ses points que nous devons nous pencher.
Que les nouveaux maitres reprennent ce qu’ils reprochaient aux autres, il y a de quoi s’inquiéter sur l’avenir du pays, en tant que nation. Au lieu de critiquer les autres, nous devrions, chacun, nous soumettre à une rétrospection profonde. Si révolution devrait y avoir, elle devrait être menée chacun contre lui-même. Car, comme le dit Bakunde, en référence à l’article de TI ; à quoi sert-il de critiquer les autres si nous finissons tous par faire la même chose ? Peut-on vraiment parler de changement ? Ote-toi que…
800 milles dollars suffiraient pour faire fonctionner 2 zones de santé pendant une année ou créer une entreprise qui embaucherait quelques jeunes. On leur empêcherait ainsi de joindre une milice. Les rwandais seraient recrutés comme main-d’œuvre. S’ils sont payés décemment, ils n’auraient pas le reflexe de nous massacrer.
[03.12.08 APOSTROPHE : Banque ambulante (POT)
Si les Zaïrois gardent encore en mémoire leur «banquier ambulant à la toque de léopard» - dixit la presse hexagonale - les Congolais, eux, se contentent d’apprendre des histoires de sacs de dollars que les pays organisés commencent à renvoyer à Kinshasa pour non transparence de leur mode d’acquisition.

L’autre semaine, un ami mieux introduit que moi dans le microcosme politique postélectoral, m’a avoué, la main sur le cœur, qu’il a vu un de ses proches, ministre, conseiller ou général (à vous de deviner), remballé comme un malpropre d’un pays d’Afrique australe.
Au regard interrogateur que je lui ai lancé, pour exprimer que j’attendais vivement plus de détails sur l’affaire, mon informateur a préféré jouer au chat et à la souris.
S’apercevant néanmoins du début de mon impatience, il a, enfin, consenti à me livrer le scoop. A compte-gouttes. De grâce, promettez-moi de n’en piper mot à personne. Même pas à votre ombre. Sinon, je suis foutu. Vous savez … les informateurs, ils sont capricieux.
Lisez plutôt. Un beau jour, le dignitaire X s’est offert une escapade vers le Sud. Ce n’était pas un voyage d’agrément. Ce n’était pas non plus une mission officielle.
Arrivé à destination, le jeune apparatchik se fondant sur la prospection faite par son commissionnaire basé là bas, s’est précipité pour rencontrer le propriétaire d’une villa qu’il n’avait vue que sur la photo. Entre parenthèses, il était venu de Kinshasa pour s’offrir une première acquisition immobilière à l’étranger.
Le commissionnaire (congolais, tout naturellement) met le dignitaire en face du propriétaire qui jubile à l’idée de faire une juteuse affaire. Ce que voyant, l’homme de la nomenklatura sort sa grosse quincaillerie. Il tire de son sac (un gros sac de voyage !) des briques de … dollars américains. En coupures de 100, neuves comme sorties des presses cinq minutes avant la rencontre.
Le proprio écarquille des yeux. Et se demande s’il était en face d’un terrien ou d’un extraterrestre. Huit cents mille dollars transportés dans un sac de jute et par un dignitaire venant de la RDC ! Karamba ! Il faut alerter la police.
Fin du film. La transaction n’a pas eu lieu. Le dignitaire a été poliment mais fermement prié de repartir à Kinshasa avec sa banque ambulante. «Les autres» étaient choqués de voir un apparatchik-sans-registre-de-commerce brandir ce colis, pour lui seul, alors que la RDC et son peuple sont classés parmi les plus pauvres de la planète.
Par Ben clet kankonde dambu
http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=151802&Actualiteit=selected

Posté par Ruwej, 03 décembre 2008 à 15:16

meme veine

03.12.08 Des chefs d’Etat africains à nouveau dans le collimateur de la justice française(POT)
Les chefs d’Etat africains sont à nouveau poursuivis par la justice française pour détournement de fonds publics». Une situation qui rappelle les cas tristement célèbres de Mobutu et autres dictateurs.

Un an après la fin d’une enquête de police qui a mis à jour de l’impressionnant patrimoine immobilier de plusieurs chefs d’Etat africains en France, une nouvelle plainte a été déposée, le mardi 2 décembre 2008, devant le doyen des juges d’instruction de Paris visant les chefs d’Etat du Gabon, du Congo-Brazzaville et de Guinée Equatoriale ainsi que leurs entourages pour «recel de détournement de fonds publics», a rapporté le Journal le Monde.
L’organisation non gouvernementale Transparency International et un contribuable gabonais, qui se sont constitués partie plaignante, accusent les présidents Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema, d’avoir acquis leur fortune au détriment du budget de leurs pays, et donc de leurs populations. «Personne ne peut croire, écrivent-ils dans la plainte, que ces biens immobiliers dont la valeur est (…) de l’ordre de plusieurs millions d’euros, ont pu être acquis par le seul fruit de leurs rémunérations».
Une nouvelle plainte est déposée, car la première a été classée sans suite, en novembre 2007, pour «infraction insuffisamment caractérisée».
Mobutu et les autres
Si l’enquête policière a dressé l’inventaire de l’opulence des dirigeants de ces pays pauvres, elle n’a pas, faute de mandat dans ce sens, déterminé l’origine des fonds ayant permis ces somptueuses acquisitions concentrées entre les 16ème, 8ème et 7ème arrondissements de Paris.
Cette fois, la plainte est assortie d’une «constitution de partie civile» qui emporte, en principe, l’ouverture d’une information et donc la désignation d’un magistrat instructeur.
A cet effet, un Internationaliste estime que le sort de l’ancien président zaïrois Mobutu et les autres dictateurs africains devra servir de leçon aux dirigeants africains en fonction. Mobutu qui avait amassé une richesse ostentatoire et logé de faramineuses sommes d’argent dans les comptes bloqués en Suisse est mort au Maroc. Car, ces millions de dollars de Mobutu se sont aujourd’hui dissimulés dans les fameux secrets bancaires suisses et se chiffrent symboliquement à quelques millions des francs suisses. Une façon de souligner que seule la bonne gouvernance peut garantir la retraite et la sortie honorable du pouvoir.
Pierre Emangongo & Bienvenu Ipan (Stagiaire)
http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=151800&Actualiteit=selected

Posté par Ruwej, 03 décembre 2008 à 15:17

En Afrique tout les conflits ses justifies par leurs supposés caractères ethniques ceci empêchent de pointer les vrais responsables du désastre a savoir les pouvoirs irresponsable, corrompues et incompétents qui pullulent dans le continent noir
les dirigeants et les dignitaires africains sont parmi les hommes et les femmes les plus riches de la planète mais leurs populations sont toujours les dernières sur la santé ,l'éducation ou le niveau de vie tout court combien de chef d'états africains sont plus riches que BUSH, OBAMA ,Sarkozy ,Angela merkel,zapatero ou Gordon brown ? combien de ministres africains sont plus riches que les ministres européens ou américains ?
la RDC n'as pas le moyen de s'équiper militairement et payés correctement ses militaires pour qu'ils soit motiver afin d'accomplir leur mission de protection de civiles mais il suffit de faire un tour en RDC voir le train de vie de tout ceux qui ont une responsabilité politique ou étatique ;députés ,sénateurs,ministre et tout les dirigeants des entreprises publique comme la SNEL ,REGIDESO et autres
la SUISSE a fait appelle plusieurs fois au gouvernement congolais de kabila pour recuperer les magots de l'ex président du Zaire mobutu plusieurs milliers de dollars mais le pouvoir de kinshasa de kabila n'as fait aucun démarche pour renfloués les caisses de l'état spolier c'est argent vas être verser a la famille Mobutu dont un de fils jouit du régime actuelle de kabila donc c'est le pouvoir de fils a papa la majorité d'entre eux sont de descendants de ceux qui ont jadis éplucher la RDC comme une banane
plusieurs millions de dollars vont partir en fumé alors que les soldes de militaires sont détourner piller par les dirigeants de KIN pour construire de villas, aller voir les constructions de villas au bord du fleuve et a macampagne il s'agit de villas des hommes au pouvoir d'un pays classer au dernier rends des états corrompue et miséreux
tandis qu'une autre partie de fistons de ces pilleurs vient ici nous faire de réflexions a la cons et de justificatifs tout aussi farfelues que leur pouvoir nul pour minimiser l'irresponsabilité de leur pater corrompues incapable de défendre nos frontières meme si il s'agissait d'un conflit ethnique il revient au pouvoir du pays de rétablir l'ordre partout dans son territoire ou il le besoins s'impose rien ne justifie l'immobilisme des autorités de la RDC

Posté par OURAGAN, 03 décembre 2008 à 16:36

On laisse un zozo avec une écriture approximative s'exprimer librement pour ne rien dire à la fin. Nier la part des conflits ethniques au Kivu depuis plus de quarante ans et ceci en ayant sous le nez un article qui l'explique ça donne l'image du bonhomme. On vous conseille de lire les articles de Ruwej pour comprendre les choses. Faut-il vraiment discutert des choses sérieuses avec vous?


A propos de la transaction immobilière:
Je ne mets nullement en doute les mots des personnes que je ne connais pas mais il est bon de savoir que les transactions immobilière en Afrique du sud s'effectuent comme dans tous les pays civilisés devant notaire. Celà veut dire lorsque vous concluez une affaire avec un propriétaire s'ensuit un rendez-vous chez le notaire pour la remise du chèque entre les mains de l'officier ministériel. Dès lors se présenter avec des billets de banque dans un baluchon parait incongru même pour acheter une maison. Ensuite il n'y a pas que des voleurs pour trainer des sacs d'argent et comment a-t- il fait pour passer la douane sud africaine qui n'a rien à envier à un service européen. Si tout celà est bien réel c'est vraiment regrettable.

Posté par bakunde, 03 décembre 2008 à 17:29

Guerre au Kivu, guerre ethnique?

Voici un extrait du rapport de International Crisis Group, rapport du 31 octobre.07.

Pour ceux qui continuent à croire que c'est une guerre locale ou ethnique au Kivu, qu'ils se donnent la peine de lire ce qui suit. En plus pactiser avec le diable du Rwanda, comme l'a fait Kabila à travers Serufuli pour avoir le vote de l'est et donc devenir président élu, ne peut que faire de lui un ennemie #1 de la nation.

.... LA MONTÉE EN PUISSANCE DE LA RWANDOPHONIE DE SERUFULI AU KIVU

Après une année de crise, les Kivus ont connu un équilibre fragile sous l’effet de la montée en puissance d’Eugène Serufuli, le gouverneur du RCD au Nord Kivu14, qui devint l’interlocuteur principal du gouvernement et de la communauté internationale dans la province. Serufuli vint opportunément combler le vide créé par la perte d’influence du vice-président Ruberwa, lequel, après sa décision de suspendre sa participation à la transition en August 2004, ne put jamais recouvrer son autorité. Pendant deux ans, Serufuli, un Hutu de Rutshuru, fut le principal intermédiaire dans les relations politiques entre la province, Kinshasa et Kigali tout en réussissant à contenir Nkunda par une politique d’apaisement.

stratégie d’endiguement et d’apaisement des insurgés

Accusant la direction du RCD à Kinshasa de l’avoir trahi, Nkunda disparut temporairement du devant de la scène. Il se retira dans les montagnes du Masisi, où il tenta de rassembler tous ceux qui, dans l’Est du Congo, avaient le sentiment d’être les perdants de la transition.15 Il renforça sa structure militaire et consolida son emprise sur les 81ème et 83ème brigades de l’ex-RCD.16 Il recruta également des centaines de Tutsi congolais dans les camps de réfugiés du Rwanda ainsi que les soldats démobilisés de l’ex-RCD du camp de brassage de Mushaki situé à proximité.17 Des dizaines d’enfants soldats qui avaient quitté l’armée pour retourner dans leurs villages au Rutshuru et au Masisi, furent ainsi recrutés par la force dans ses rangs.18 Ne parvenant pas à régler le Problème Nkunda militairement, Kinshasa lança un mandat d’arrêt contre lui en septembre 200519 mais accepta en même temps la stratégie d’apaisement proposée par Serufuli. Dans la capitale, Serufuli était un personnage acceptable. Il avait officiellement pris ses distances pendant la crise par rapport aux durs du RCD et semblait offrir au gouvernement le moyen de garder la situation sous contrôle tout en parvenant à toucher l’important électorat hutu. Il devint le promoteur de la « Rwandophonie », un nouveau mouvement politique centré sur la défense des droits et des intérêts des communautés hutu et tutsi dans la province.20 Serufuli promit d’apporter le vote hutu à Kabila et de garder Nkunda sous contrôle tout en faisant pression sur le Rwanda pour qu’il soutienne l’élection de Kabila.

À Goma, Serufuli protégea avec soin les intérêts des hommes d’affaires tutsi et travailla sans relâche au maintien du statu quo au Masisi et dans le Rutshuru, maintenant en place l’administration provinciale dominée par le RCD et garantissant l’exploitation illégale permanente des ressources naturelles. Il dut également satisfaire les intérêts de sa propre communauté. Dans la suite de la politique d’appui aux Forces de Défense Locales (FDL) qu’il avait mis en place pendant la guerre, il distribua des armes et des munitions aux jeunes hutu.2

1. L’agenda politique de Nkunda

Ses critiques contre le président n’ont eu aucun impact réel sur la popularité de Kabila dans les territoires de Masisi et de Rutshuru, où il a obtenu plus de 80 pour cent des voix au premier tour et 90 pour cent au second, des résultats comparables à ceux mentionnés ci-dessus pour la province.

Aucun fait majeur de violence à caractère ethnique n’est venu perturber les élections. Néanmoins, l’initiative de Nkunda a été bien accueillie par les Tutsi, y compris par les membres de la société civile, le clergé et les hommes d’affaires. La communauté tutsi était très inquiète après les discours tenus par quelques candidats du Nord Kivu flattant le sentiment anti-rwandais et anti-tutsi.41 Bien que nombre de Tutsi n’aurait probablement pas cautionné les méthodes violentes de Nkunda, ils ont vu en lui un garant ultime de leur sécurité au cas où éclateraient de nouveaux combats intercommunautaires.

Dès le départ, il était évident que son engagement proclamé pour la démocratie et son opposition à la politique tribale était une posture. Son propre parcours, le profil de ses commandants (pour la plupart Tutsi), la tentative manquée de former une coalition rwandophone et les dissensions intercommunautaires au Nord Kivu contribuaient à limiter son audience à une partie bien précise de sa propre communauté.

Les principales demandes figurant au cahier des charges du CNDP sont toutes liées à la communauté Tutsi. Le mouvement exige comme conditions préalables à l’intégration de ses troupes dans l’armée nationale à la fois l’élimination des rebelles des FDLR, qu’il accuse de préparer un autre génocide, et le retour et la réinstallation sur leurs terres de 45 000 Tutsi congolais vivant dans des camps de réfugiés au Rwanda.42

Pour les Tutsi, la présence des FDLR est un rappel constant des violences passées. Bien qu’aucune attaque sérieuse des FDLR à leur endroit n’ait été signalée ces dernières années,43 dans les zones rurales, ils ne s’aventurent pas loin de la protection des troupes de Nkunda. Nkunda suspecte toutes les communautés non-Tutsi d’avoir des liens avec les FDLR. Depuis le début de l’insurrection, il s’est employé à renforcer la paranoïa chez les Tutsi. Pour justifier son combat, il fait constamment référence dans ses discours, dans les tracts et sur ses sites internet aux violences perpétrées par le passé contre les Tutsi et à l’imminence d’un génocide.44 Il a aussi cherché d’exclure les Tutsi et se sont appelés eux-mêmes « le remède contre les Tutsi ». Entretiens de Crisis Group, des représentants locaux des Tutsi et des journalistes, Uvira et Bukavu, juillet 2006. 42 On estime qu’entre 15 et 25 pour cent de la population tutsi du Nord Kivu vit dans ces camps.

43 La plus récente manifestation importante du sentiment antitutsi au Congo a eu lieu le 1er août 2007, à des centaines de km du Nord Kivu, dans la petite ville de Moba sur les rives du Lac Tanganyika, dans la province du Katanga. Une radio locale et des tracts ont répandu la rumeur que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) rapatrierait dans la zone des milliers de « Banyavyura », des Tutsi des hauts plateaux du Katanga qui avaient fui Moba pendant la guerre. Un millier de personnes sont descendues dans la rue pour protester, prenant d’assaut le bureau de la MONUC et blessant plusieurs membres des forces de maintien de la paix. Les Banyavyuras attendent toujours leur rapatriement.44 Un site internet du CNDP présente des images et des vidéos sur massacres des Tutsi, notamment des images de Tutsi brûlés vifs et tués à Kinshasa en août 1998, les photos des survivants du siège de Bukavu en mai 2004 et des 160 Banyamulenges tués à Gatumba en août 2004. Fin 2005, Nkunda a commencé à organiser des séminaires dans les territoires de Masisi et de Rutshuru pour des centaines de nouvelles recrues, pour la plupart des jeunes à diffuser l’idéologie de la victimisation développée dans les camps de réfugiés au Rwanda.45

Bien que Nkunda exagère leur détresse,46 les CONDITIONS DE VIE des réfugiés TUTSIS CONGOLAIS dans les camps du Rwanda et du Burundi où ils vivent depuis des décennies sont PEU ENVIABLES. Ne pouvant ni travailler ni élever du bétail, ils se sont radicalisés. Les comités et les associations de réfugiés des camps jouent un rôle important car ils filtrent l’information qui leur parvient et recrutent des soldats pour Nkunda.47

Bien que récemment le nombre de victimes tutsi au Nord Kivu ait été faible, le point de vue dominant au sein de la communauté des réfugiés n’a pas changé et reste semble à celui exprimé par le président rwandais Kagame après la mort de quinze Tutsi à Bukavu en 2004 : « Quand un Tutsi est tué à Bukavu, il ne s’agit pas seulement d’un mort mais d’un million de mort plus un ».48

Pour les autres communautés du Nord Kivu et de l’ensemble du Congo, en particulier celles qui ont toujours contesté la nationalité des Tutsi congolais et les ont considérés comme des étrangers, des concurrents sur le plan économique ou des oppresseurs,49 l’insurrection de Nkunda ne fait que confirmer que la communauté tutsi est indifférente à la souffrance des autres communautés et ne fait pas partie de la nation.

Cette insurrection a pris la tournure d’une dangereuse prophétie auto-réalisatrice. Du fait des abus perpétrés contre des civils innocents, chaque offensive militaire attise la flamme du sentiment anti-tutsi. Après l’attaque de Nkunda sur Bukavu et Goma, respectivement en mai 2004 et novembre 2006, la plupart des Tutsi se sont enfui de ces deux villes, redoutant que la colère populaire et d’éventuelles représailles les prenne pour cible. En réaction à la mort de moins d’une vingtaine de Tutsi depuis deux ans, Nkunda a lancé des offensives qui ont fait plus de 100 morts et ont déplacé des centaines de milliers de personnes. Sa stratégie consiste à lancer de petites offensives, généralement en réaction à des actes de maltraitance relativement mineurs contre des Tutsi, afin de provoquer une réaction importante de Kinshasa. Le fiasco qui en résulte habituellement est tout à son avantage et porte atteinte à la réputation du gouvernement. Tout en défendant la minorité tutsi au Nord Kivu, Nkunda est devenu un danger potentiel pour la sécurité de la communauté dans son ensemble

http://doc.operationspaix.net/serv1/ICG_Ramener_paix_nord_kivu_2007-10-31_.pdf

Posté par Bely21, 03 décembre 2008 à 17:44

BAKUNDE pour qui vous vous prenez pour traiter les autres de zozo ?
vous venez pour nous faire gobez vos idioties sur le supposer problèmes ethniques dans le kivu vous ne voulez pas qu'on parlent de vrais responsables de l'impuissance de la RDC a savoir vos tintins de parents au pouvoir mener par un vrais zozo kabila incompétents a la tete d'un grand pays
soit si il s'agit d'un problème ethnique ceci n'exonères pas kabila et son gouvernement de leur responsabilité rétablir l'ordre dans le pays
sous vos prétentions intellectuelle inexistence d'ailleurs pas du tout justifier a vous lire vous prenez les autres pour des imbécile que pouvez etre
c'est pas le problème ethnique qui empêche que les militaire soit payés correctement ou que leur soldes soit détourner
ces pas le problème ethnique la base de la corruption en RDC chez les autorités
c'est pas le problème ethnique qui empêche le gouvernement kabila de récupérer les magots de l'ex dictateur planquer en Suisse dont ce pays a demander désespérant les autorités de la RDC de le récupérer
vous rancotez de salades pour camoufler la corruption du pouvoir en RDC dont vous etes de beneficiares
le problème de la RDC c'est la corruption de ses autorités et leurs incompétences ceci est a la base de la rebellions a repetition dans le pays et nonles supposer problèmes ethniques

Posté par OURAGAN, 03 décembre 2008 à 18:52

Extrait d'une reflexion du Prof. Stanislas Bucyalimwe Mararo à Anvers, juin 2003, " Le Dilemme du Kivu".

Il est à noter qu'il faille faire le distingo entre un conflit ethnique ou foncier et un conflit armé. Des conflits fonciers et ethniques, il y en a eu partout au Congo, mais des conflits armés entre une ethnie contre les autres, ce sont les tutsis rwandais ou pas qui en ont commencé en RDC dans la conquète du pouvoir à travers le pouvoir foncier.
Voici l'extrait: "... Jusqu’à l’arrivée des réfugiés Hutu en juillet 1994, le Kivu était mal connu. C’est à peine qu’il suscitait un intérêt dans le domaine scientifique et encore moins dans les médias et ce, malgré ses crises récurrentes. En dehors de l’abondance et de la richesse des travaux produits localement et mal connus à l’extérieur, l’expertise extérieure était restée fort limitée ou ponctuelle. A tire d’exemples des études faites par les non-congolais, citons, pour la période d’avant 1960, des voyageurs (J. Schwetz, J. Claessens, R. Hoier), des militaires (Costermans, Brochard…), des missionnaires (A.Gillès de Pélichy et L. Viaene, Père Colle) et des administrateurs coloniaux (M. Spiltoir, M.A., Moeller, J. De Koninck, R. Luja, M. Dubuisson, F. Absil,Van Ryswyck,Van Cutsem, A. Bribosia, R.Spitaels, G. Tondeur, A. De Ryck, H. Palanthe, V. Brébant, J. Leclercq, M. Van de Bulcke, P. Schumacker, G. Sion, J. Hiernaux, etc. Toutes ces études, oeuvres des chercheurs amateurs en général, se rangent dans l’une des catégories suivantes: récits des voyages, rapports des campagnes militaires de «pacification» (de conquête), monographies ethnographiques et/ou linguistiques, rapports des missions catholiques (surtout Pères Blancs) et d’administration coloniale et coutumière, des prospections géologiques et agronomiques, des activités économiques, etc.

C’est depuis 1959-1960 que des professionnels de la recherche ont commencé à s’intéresser au Kivu, parfois dans ses rapports avec le Rwanda voisin. Nous songeons particulièrement à Georges Weis, Daniel Biebuyck, Jacques Hecq, Benoït Verhaegen, Paul Masson, Léon de Saint-Moulin, Jean-Luc Vellut, Bogumil Jewsiewicki, Sigwalt, David Newbury, Catharine Newbury, Janet MacGaffey, Bernard Lugan, Herbert Weiss, etc. Dans leurs écrits se trouvent posées et analysées des grandes questions en rapport avec l’économie, le pouvoir et le contre-pouvoir, la culture et l‘histoire de peuplement de différentes communautés locales et de leurs compénétrations.

Que ce soit avant 1960, que ce soit après cette date, la région du Bushi a été, comme dans bien de domaines, la plus privilégiée. La conséquence est que bien de gens ont identifié le Kivu au Bushi, une erreur qui persiste jusqu’à ce jour. Cependant, beaucoup de choses ont fortement changé depuis la crise des réfugiés Hutu rwandais et Burundais et surtout l’affaire des Tutsi dits Banyamulenge en septembre /octobre 1996. A cause de phénomènes extérieurs, le Kivu a été propulsé au centre de l’actualité internationale. Devenu un nouveau champ d’études, le Kivu a vu le nombre de ses experts et des écrits augmenter à un rythme exponentiel.

De nouveau, Bukavu et ses environs immédiats (le Bushi) sont les régions les mieux couvertes du Kivu; la grande partie de son hinterland reste en dehors de la connaissance du monde extérieur. En plus, la tendance de ces nouvelles études est de transposer les grilles de lecture en cours au Rwanda (C. Braeckman, 1996; A. Tegera, 1998; E., Nashi, 2000 ; J. Pottier, 2002 ; S.M. Bucyalimwe, 2002b; E. Nyemera, 2003) à la situation du Kivu et de noyer les enjeux locaux dans des considérations d’ordre général et régional. Enfin, le quadruple piège de la désinformation (C. Munzihirwa, 1995; J.C. Willame,1996), la simplification dans l’interprétation des faits (résultat de l’ignorance des réalités locales ou de la mauvaise foi), de la généralisation hâtive ou de la globalisation et de «l’urgence intellectuelle» avec ses corollaires que sont «l’observation quasi amnésique de l’actualité et le rejet de l’arrière-plan historique dans le décor» (J.P. Chrétien, 2000) posent un grand problème dans la compréhension de la crise du Kivu. A travers le projet de recherche susmentionné, je m’efforce de mieux comprendre (après dix ans années d’enseignement d’histoire de l’Afrique et de la RDC aux universités et collèges du Kivu) et de faire comprendre l’articulation entre les facteurs endogènes et exogènes de cette crise en mettant à contribution les travaux de l’expertise locale et extérieure, les aspects positifs de l’école dite histoire totale (la répudiation de toute conception d’histoire sectorielle et l’extension de l’objet de l’histoire du passé au présent) et comparative.

2. Guerre

La guerre du Kivu a commencé en mars 1993 dans une région réduite de sa partie nord à savoir les territoires de Walikale, de Masisi et de Bwito (Rutshuru). Depuis lors, bien de choses ont changé tant au niveau de son ampleur que de son interprétation. Ainsi, on l’a présentée tour à tour comme un simple affrontement entre les paysans (Ministre Kiro Kimathe cité par le gouvernement de transition de la République du Zaïre, 1993), l’orchestration du Président Mobutu dans son plan de compromettre le processus démocratique, une bataille rangée entre les autochtones et les étrangers Banyarwanda, l’effet de l’extrémisme Hutu qui, tirant ses origines de l’ivresse du nombre et de la haine, et s’inscrivant dans le cadre du pan-hutisme, a atteint son paroxysme avec la crise des réfugiés Hutu rwandais et Burundais et le projet de la création d’un Hutuland (E. Muhima, 1993 et 1996), une guerre des Tutsi dits Banyamulenge dont le but était de recouvrer la nationalité congolaise et échapper à l’extermination (J. Pottier, 2002), une guerre d’occupation rwando-ougando-burundaise et de contre-occupation et, enfin une guerre minière (M.F. Cros, 1998; P. Baracyetse, 1999; P. Lumbi, 2000; F. Zoka et al., 2000). Bref, la crise du Kivu s’est progressivement aggravée et étendue dans l’espace jusqu’à embraser tout l’est du pays. Désormais, la guerre du Kivu et celle de l’Ituri en Province Orientale se sont fondues en une seule guerre5 dont les ramifications vont loin même dans le Nord du Katanga au Sud; seules quelques variantes locales différencient ces trois cas (Nord-Katanga, Kivu et Ituri). Les changements d’enjeux et de stratégies (guerre militaire et médiatique qui en ont toujours résulté) ont fini par transformer une affaire apparemment locale et banale en crise de dimension provinciale, nationale et régionale.

2.1.Dimensions locales

5 Entre mars 1993 et mai 1996, la guerre est

La guerre du Kivu est avant tout la conséquence du conflit d’intérêts politiques et économiques locaux : lutte pour le contrôle du pouvoir (les enjeux électoraux et la question de nationalité servant des ferments récurrents) et du capital foncier. Alors qu’hier, le contrôle du pouvoir a été la voie choisie pour contrôler la terre, aujourd’hui, le contrôle du territoire est perçu comme une condition sine qua non pour le contrôle du pouvoir. C’est pourquoi, la guerre qui a commencé en mars 1993 a pris, par moment, l’allure de purification ethnique.


2.2.Dimensions régionales

La guerre du Kivu qui a pris une autre tournure avec l’arrivée des réfugiés Hutu rwandais en juillet 1994 n’a rien de particulier par rapport à ce qui se passe partout ailleurs dans le monde. En d’autres termes, elle porte les marques des enjeux économiques, géostratégiques, géopolitiques qui vont au-delà du seul contexte de l’Afrique subsaharienne. L’expansion de l’économie du marché avec son corollaire la délocalisation des multinationales, le double danger islamique (fondamentalisme) et nationaliste, la question des minorités sont autant des facteurs qui alimentent les discours et inspirent les actions politiques et militaires dans la région. Dans ce cadre, l’Armée Rwandaise s’est vu confier le rôle de stabilisateur régional : «Because of the Army’s tremendous performance in Rwanda and its wide range of capabilities, American policymakers would think of it first as they frame a resposne to any sort of wide scale disaster in Zaïre» ( S. Metz, 1996). Comment peut-elle accomplir cette mission de stabilisation en RDC sans une présence physique, donc une occupation permanente ou prolongée ? Il nous semble que le rôle assigné au Rwanda et à son armée en RDC dans l’actuelle géopolitique régionale rend la guerre du Kivu plus complexe qu’elle ne l’était en mars 1993; une complexité que les clichés courants (intégrisme ethnique, banditisme social, etc.) ne font pas ressortir. Lorsque l’on entend des déclarations de certains rwandais6, on n’hésiterait pas à qualifier le but poursuivi par le Rwanda en RDC de la quête de l’espace vital.


3. Accords de paix, conflit d’intérêts et d’agendas au Kivu

De Lusaka (juillet 1999) à la problématique de la mise en place institutions de la enième transition en RDC (mai-juin 2003), on aura englouti beaucoup de fonds et mis à profit toutes les formes de diplomatie et de dissuasion pendant 4 années sans avancées significatives sur le chemin de la paix en RDC. Les intérêts des acteurs locaux, nationaux, et internationaux sont si divergents que trouver un consensus sur la voie de sortie de la guerre demeure une gageure. C’est que quelque chose cloche quelque part : la mauvaise foi et le manque d’honnêteté de la part des protagonistes.

3.1. Des accords eux-mêmes

Tous ceux qui ont examiné ces accords et la chance de leur application ont toujours fustigé un certain nombre d’anomalies ou d’ambiguïtés:

- la marginalisation des congolais ou, mieux, de l’opposition non armée et des combattants maï maï) dans les discussions qui ont mené à la conclusion de tous ces accords de paix.

- l’introduction dans les textes de Lusaka du terme «forces négatives» que le Rwanda manipule à souhait comme c’est le cas parfois pour le génocide.

- la qualification du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi de pays non invités et non d’agresseurs.

- le privilège accordé aux pays agresseurs pour désarmer leurs opposants et apprécier eux-mêmes l’évolution de cette opération. Ou l’ensemble du processus de paix.

-le fait de faire passer en avant le dialogue inter-congolais avant le retrait des troupes étrangères et de ne faire aucune pression sur les pays agresseurs pour forcer ce retrait.

- Le recours à une approche locale dans la résolution de la crise de l’Ituri au lieu de l’intégrer dans l’ensemble du processus de paix (non pas de l’Est mais du pays) est une grave erreur qui montre une fois de plus que les préoccupations de la communauté internationale diffèrent, dans le fonds, d’avec celles du peuple et des dirigeants Congolais.


- Les différentes étapes de la mise en application des accords de paix rendent chaque fois la consolidation des institutions nationales aléatoire; la formule de 1+4 (Un Président et quatre Vice-Présidents), en fait de cinq personnes à la tête du pays, est la dernière peau de banane placée sur ce chemin. L.R. Nkema avait même suggéré de «rejeter la monstrueuse formule 1+ 4 qui compromet l’unicité du pouvoir de l’Etat»7. Colette Braeckman n’a-t-elle pas indiqué elle-même que les délégués du gouvernement de Kinshasa ont signé l’accord global et inclusif de Prétoria sous la pression extérieure?8. Elle présente implicitement celui-ci comme un dictat imposé de l’extérieur. D’où il est perçu par beaucoup de Congolais comme un grand mal qui ne peut susciter que peu d’espoir".

Posté par Bely21, 03 décembre 2008 à 19:19

transactions immobilieres

Pertinentes questions Bakunde. Je me suis posé aussi plusieurs questions, entre autres: qu’a fait cette personne avec cet argent ? S’il est rentré avec au pays, qu’a fait l’Ofida ? Pourquoi les autorités sud africaines l’ont-ils relâché ? Il y a-t-il une poursuite contre cet individu ? Pourquoi celui qui le dénonce à la presse n’a-t-il pas contacté l’agence anti-corruption habileté à enquêter? Les limousines Mercédès 320 ont fait des manchettes en Afrique du Sud, pourquoi pas les 800,000$ ?

Ce que tu dis, sur les transactions immobilières, est vrai. Cependant, ce sont nos frères qui pensent que le monde une extension du Congo, ailleurs, les choses se passeraient de ma même manière que chez lui. Il y a plus de vingt ans, un garçon de 23 ans débarquait à Nairobi avec 600,000$ comptant. En lisant le livre du gendre de Mobutu, j’ai appris que Sese seko ne signait pas un chèque, il payait comptant. Une fois, dit-on qu’aurait bloqué la rue où était situés la bijouterie pour permettre à Bobi d’acheter ses bijoux. Et, l’histoire de 40 malles dans la soute, tu ne l’as jamais entendu ? A quoi servait l’argent ? Juste pour le stockage ?

Les crèmes de beauté sont interdites en Afrique du Sud. Comment font les femmes congolaises (et autres) basanées en Afrique du Sud pour s’en procurer? Es-tu déjà passé par Limpopo ? Je te conseillerai de faire un coup de fil à Jobourg, tu auras le cœur net sur la porosité de services.

Posté par Ruwej, 03 décembre 2008 à 19:51

Salut alex,
et désolé pour le hors sujet,

"I love your blog" (le lonkasa au fait...mais celui là aussi lol) .
La suite ici http://umuntu-ngumuntu-ngabantu.blogspot.com/2008/12/que-deviennent-ils.html Amitiés

Posté par Djé, 03 décembre 2008 à 21:10

Tutsi est une ethnie. Nkundabatuaré est un tusti menant campagne pour le compte de sa communauté. Les troupes qui l'accompagnent dans cette entreprise sont principalement composées de tutsi.
Nkundabatuaré se défend contre la maltraitance supposée ou avérée des bantou contre son ethnie. La base ethnique du conflit est bien affichée. On peut spéculer si celà fait partie de ses habitudes mais aller à l'essentiel est très important.
Il est habituel aux congolais de se dire que le Congo est un pays riche! Ils sont seul à le croire et même à le penser. Dès lors ils se fourvoient à penser que leurs rchesses sont convoitées en permanence par l'étranger. Le diamant congolais a toujours été exploité par De beers une société sud africaine même avant l'indépendance et sa filiale Sibeka et le cuivre est commercialisé par la société générale de minerais de droit belge.
Le mal est là devant les yeux pourquoi chercher un hypothétique instigateur du conflit au lieu de resoudre ce problème tout simplement.
Il suffit de lire l'histoire du Congo pour découvrir l'origine ethnique des conflits du Kivu sauf si l'on veut lire mille livres qui ne raconte rien du tout.
Un article de Ruwej résume les étapes des conflits ethniques au Kivu depuis plus de quarante ans.
La notion de guerre ethnique est facile à comprendre.

Posté par bony, 04 décembre 2008 à 14:20

Est-il vrai que l'on se bat pour le Colombo Tantalite au Kivu?

RDCongo: Banyarwanda contre Nande, l'autre guerre du Nord-Kivu
Il y a 6 jours

KINSHASA (AFP) — C'est une guerre dans la guerre. Les tensions entre Congolais rwandophones, Hutu et Tutsi, et la communauté rivale des Nande sont l'une des dynamiques clé du conflit actuel dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Héritage du mobutisme, le jeu politique dans la province du Nord-Kivu, aujourd'hui champ de bataille de l'armée et de la rébellion de Laurent Nkunda, tourne autour de ces trois communautés ethniques.

Les Nande contrôlent sans partage toute la partie nord du Nord-Kivu, frontalière de l'Ouganda. Réputés pour leurs talents de commerçants, ils représentent près de 50% des 4 millions d'habitants de la province.

Arrivés du Rwanda voisin depuis le XVIIIème siècle par vagues d'immigration successives, Hutu (20% de la population) et Tutsi (beaucoup plus minoritaires) sont désignés par leurs compatriotes sous le terme de Banyarwanda. Ils sont majoritaires dans le sud de la province, autour de sa capitale Goma.

Depuis l'indépendance, de nombreuses violences locales ont eu pour origine le fort ressentiment intercommunautaire, alimenté par la concurrence pour le contrôle des terres et le pouvoir économique.

Ces tensions ont été exacerbées par des années de manipulations politiques sous Mobutu et de mauvaise gouvernance, ainsi que les suites du génocide de 1994 au Rwanda.

Après plus d'une décennie de domination tutsi (au travers de la rébellion soutenue par le Rwanda), "les Nande ont pris le contrôle total de la province" depuis les élections de 2006, explique François Grignon, du groupe de recherche International Crisis Group (ICG).

Le gouverneur Julien Paluku est un Nande, et ceux-ci contrôlent tous les postes clés de l'exécutif provincial.

Les rivalités communautaires se cristallisent désormais entre les élites Nande et Tutsi à Goma, et plus au nord dans les territoires de Masisi et Rutshuru, où paysans Hutus et Nande se disputent les terres.

La communauté Nande est localement le principal soutien politique du président Joseph Kabila. Au combat, ils fournissent également le gros des miliciens Maï-Maï, alliés à l'armée régulière.

Tout en s'appuyant sur les Nande, "Kabila tente depuis deux ans de diviser les Banyarwanda. Il s'agit de s'attirer le soutien des Hutu pour mieux isoler les Tutsi", explique M. Grignon.

Cette stratégie d'isolement a abouti notamment au débauchage d'une influente personnalité hutu, Eugène Serufuli, et à la défection de centaines de combattants hutu des rangs de la rébellion.

"En récupérant de nombreux Hutu, Kabila a réussi à fragiliser les Banyarwanda et à creuser encore un peu plus le fossé entre Hutu et Tutsi", admet le porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa.

"Les Tutsi se sont ainsi retrouvés isolés", renforçant l'idée que la rébellion défendait les seuls intérêts des Tutsi, tout en radicalisant le général congolais déchu tutsi Laurent Nkunda, analyse une source diplomatique.

Les Hutu congolais de leur côté se sont rapprochés des rebelles hutu rwandais qui sévissent dans la région, avec une nouvelle montée de haine anti-Tutsi.

Le phénomène a ainsi aggravé une tendance lourde au sein des Banyarwanda: conséquence du génocide rwandais et de quatorze années d'ondes de choc dans les Kivus, la fracture entre Hutu et Tutsi s'est creusée de façon durable.

Maintenant plus que jamais, "l'enjeu est le contrôle de la communauté Hutu du Nord-Kivu", souligne une autre source diplomatique.

Déçus de ne pas avoir touché plus de dividendes de leur ralliement à Kinshasa, subissant de plein fouet les violences sur le terrain, de nombreux Hutu congolais sont tentés de se tourner de nouveau vers Nkunda, l'homme fort du moment, admettent en coulisses des notables hutu.

"Les Hutu ont le sentiment d'avoir fait le mauvais choix", observe l'analyste congolais Onesphore Sematumba.

Nkunda l'a parfaitement compris, qui veut désormais fédérer les Hutu à sa cause et joue la carte de la réconciliation avec, affirment ses détracteurs, le projet de créer une enclave rwandophone homogène dans le Nord-Kivu.
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Posté par bakunde, 04 décembre 2008 à 16:32

Il n'est nullement nécessaire de fomenter une guerre pour acquérir les minerais en provenance du Congo.
Il suffit de monter un comptoire dans un pays limitrophe pour s'approvisionner en minerais de toutes sortes et à bas prix.
Romancer sur le Kivu pour que ça fasse discours politique est bien triste. Les Nande se disputeront toujours avec les Tutsi comme ils l'ont toujours fait avec l'ensemble de banyaruanda.
Ceux qui pense qu'il est difficile de combattre les tutsi se trompent. Il suffit de les tuer pour que le nombre de morts viennent s'ajouter à ceux du génocide. Personne ne veut prendre la responsabilité de tuer les tutsi surtout pas la Monuc. La dévise de la Monuc:Zéro mort.
Il faut négocier.

Posté par bakunde, 04 décembre 2008 à 16:59

BONY je vais vous faire plaisir le conflit dans le Kivu est ethnique est alors ? le caractère supposer ethnique du conflit dans le kivu doit exonérer le gouvernement congolais de ses responsabilités et ses insuffisances militaire ?
qui combat NKunda et les tustis l'armée nationale de FARDC ou les bantous du Kivu avec leurs machettes et lances ?
si le conflit est locale ethnique pourquoi Nkunda exige des négociations direct avec kabila comme Ruberwa et les mbussa nyamwisi a peine quelques années après la 2ème guerre sur les meme raisons évoquer les tustis ont eus le pouvoir nationale mais pas de paix pour les kivutiens ?
aller fouiller les articles de certaines presses pour justifier l'inaction du pouvoir en RDC est vraiment dégueulasses il y a d'autres articles de presses aussi qui relèvent que la pérennité du conflit dans le kivu n'est que de l'opportunisme de pillards de matières premières de la RDC suite a l'absence d'un pouvoir fort, organiser capable de bâtir une armée crédible
vous marteler que le conflit est ethniques si il était alors quoi faire croiser les bras ou déporter tout les bantous dans le katanga pour laisser la province aux tustis ou il revient a l'état congolais d'imposer l'ordre dans l'ensemble de son territoire ?
que voulez vous justifier en insistant sur le problème ethniques ? les bantous dans le kivu sont les persécutés violés ,massacrés, déporter d'un village a un autre par Nkunda et ses frères et non les tustis qui détiennent la force militaire par le rwanda
alors que la RDC est faible militairement incapable de protéger sa population
je ne comprends pas votre obsession a nous martelés votre message le conflit est ethnique alors cela suffit pour justifier l'incompétence du pouvoir en place
quand il y a des armées étrangères sur votre territoire pour provoquez un désastre humanitaire plus de 5 millions de morts depuis le début de la guerre a l'est de la RDC ,vous vous continuez a parler de problème ethniques, quand Nkunda utilisent des armes lourdes contre vos FADRC et humilier votre pouvoir pour vous c'est un problème ethnique a régler sous un palmier
ou vous n'êtes pas de congolais juste des imposteurs sur ce site pour tromper les congolais ou vous êtes de naïfs malhonnêtes qui ne comprennent rien
pourquoi il est difficile aux africains de reconnaître leurs responsabilités ? ce l'état congolais qui est défaillant parce qu' il n'as pas restructurer son armée ou bien mener les reformes de l'armée sérieusement pourquoi cette réalité sur la défaillance de l'armée vous choquent ? qui ne pas au courant dans le monde que les FARDC sont incapable de ses battrent contre l'armée tustis, le rwanda et l' ouganda ? d'où ses agressions a répétitions
il est facile de venir ses prendre pour de gens intelligent ici en niant l'evidence
vous nous rabachez des articles de presses comme des évengiles, strict verité ce que vous vous avez lis dans votre presses et venir nous abreuvés de liens quotidiennement sans reflexion ni critiques c'est ça les soit disant cultivés congolais
en RDC il suffit de reformer l'armée bien payez les soldats et les doter de moyens en armements moderne pour que les rebellions soit maitrisez quelque soit les raisons

Posté par OURAGAN, 04 décembre 2008 à 17:01

A chacun sa presses et ses intellectuelles qui lui fournissent en articles et recherches scientifiques
n'importe quoi
suivant les pays et les affinités politique d'un pays a l'autre la presse et les intellos donnent des explications et de causes différentes du conflit dans le kivu et en afrique en generale question geo- politique
il n'y a pas un article évangile qu'on doit tous applaudir et dire amen comme a la messe sur cette version de faits, une hypothèse parmi tant d'autres
personne n'as le monopole de la verité ni meme ceux qui écrivent vos articles ne détiennent pas la verité absolue
le conflit dans le Kivu commence par le génocide au Rwanda entre hutus et tustis et non dans le kivu si il n'y a plus la guerre au Rwanda entre hutus et tustis comment expliquer alors que le conflit ethnique lui soit seulement en RDC est non au Rwanda ou vivent les deux communautés a la base du génocide ayant tout déclenchés ? la réponse est simple au rwanda il y a un pouvoir fort qui maîtrise la situation ce qui ne pas le cas de la RDC
la RDC n'as pas la capacité de rétablir l'ordre chez lui
A Kigali il y a de tribunaux Gachachas qui jugent les génocidaires pourquoi il n'y a pas dans le kivu ces genres d'initiative ? parce que la RDC est incapable de mettre ces genres de tribunaux sur son territoire il n'as pas la capacité ni l'imagination et la volonté politique pour le faire
le problème ethniques existent dans tout ces pays des grands lacs sauf que chez les autres il n'y a pas ces désastres humanitaire comme en RDC de viols ,massacres,pillages,l'impunité totale pourquoi ? parce que les gouvernements et les armées des autres pays agissent contre ces genres de barbaries
que préconisez vous alors déporter certaines populations dans le Kivu pour faire plaisir a certaines parce que l'état ne pas a mesure d'agir et de prendre ses responsabilités ? càd deshabiller jean pour habiller paul ou deplacer le problème parce que ailleurs il y auras d'autres ethnies
s'accrocher a cette hypothèse du conflit ethnique vise tout simplement à exonérer les autorités congolaise corrompues et incapables de leur humiliation militaires par les rebelles qui ont le dessus sur le terrain des opérations
A malin malin est demie

Posté par OURAGAN, 04 décembre 2008 à 17:37

usine de coltan

Pour ta gouverne, Bakunde, l’usine existe déjà à Gisenyi, la ville jumelle de Goma. Visionnez Gisenyi par rapporta à Goma http://maps.live.com/?q=gisenyi%2C+rwanda&mkt=en-ca
Toutefois, il faut aussi considérer ce qui suit : « L’activité était très organisée et coordonnée centralement depuis un organisme administratif connu sous le nom de Bureau du Congo, situé au ministère rwandais de la Défense. Pendant toute la guerre, le Rwanda a profité directement de l’exploitation du coltan dans l’est de la RDC, et l’on a laissé entendre qu’entre fin 1999 et fin 2000, l’armée rwandaise avait à elle seule encaissé des revenus d’au moins 20 millions de dollars par mois. Ce phénomène a débuté lorsque le RCD s’est emparé du pouvoir au Kivu en août 1998 » article de Freddy Mulumba Kabuayi http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=151847&Actualiteit=selected.

Le différend est que nous les opposons les unes contre les autres (causes).

Posté par Ruwej, 04 décembre 2008 à 18:20

Si il faut pour régler un conflit locale dans le KIVU en RDC un état souverain des émissaires de l'ONU comme OBASANJO
l'europe ,la MONUC a quoi sert le président kabila,le gouvernement ,le parlement , le sénat et l'état major de l'armée congolais ?
La RDC est vraiment gouverner par les vrais bantous, quelle responsabilité ?
Kabila et NKUNDA n'ont qu'à s'asseoir sous le manguier a palabre avec toute les ethnies pour arrêter les tueries et viols dans le kivu
n'importe quoi comme argumentaire pour justifier la honte d'un peuple

Posté par OURAGAN, 04 décembre 2008 à 18:22

BONY et BAKUNDE, RUWEJ vient de vous mettre un autre liens ci-haut d'un autre article sur le conflit dans le KIVU sur l'exploitation de minerais, qu'en pensez vous ?
votre parole ne pas une évangile nous sommes dans la pluralité de causes du conflits avancer par les uns et les autres dans la presse internationale rien d'autres mais il y a une seule vérité implacable ce l'impuissance de FARDC face a la rébellion afin de rétablir l'ordre dans le KIVU ,la rébellion occupent une partie du Kivu au nez et a la barbe du pouvoir congolais d'ailleurs il n'y a pas que le Kivu il y a aussi l'ITURI

Posté par OURAGAN, 04 décembre 2008 à 18:36

Allons à la source

Au lieu d’errer par ici par là sur les causes, oublions, les experts, pourquoi ne pas se fier au cahier de charges de Nkunda ? Il y en a 8 revendications entre autre les contrats miniers. La revendication de la renégociation de contact avec le chinois a deux volets : 1) d’attirer la sympathie de la nation entière (mouvement national) et 2) de garantir les acquis de ceux qui exploitent ces mines du Nord-Kivu. Il y aurait une crainte que ces mines subiraient le même sort que celle du Katanga, une fois l’état reprenait le contrôle de ce territoire. Même bataille en Ituri pour le contrôle de mines d’or (Lendu et Hema). On ne peut nier l’aspect mercantile de la guerre.

Posté par Ruwej, 04 décembre 2008 à 18:53

je ne comprends pas que la présence d'une usine de coltan au Ruanda vous émeuve. Le Ruanda pays souverain n'a pas le droit de posseder une industrie usant des matières premières congolaises? Ils ne peuvent provenir que du pillage. Les affaires ne sont qu'une manifestation opportuniste de cette guerre. Chez les arabes on se précipite pour embrasser les mains du vainqueur. Nkundabatuaré n'en a eu que le parfum,il n'en a pas l'étoffe. Nkundabatuaré rançonne les gens à la frontière avec l'Ouganda,il s'adonne au trafic de bétail entre le nord-Kivu et le Ruanda,c'est plutôt mesquin de la part de quelqu'un qui est financé par des industriels. Il doit toucher un petit bakchich à la mesure de son action. Il n'occupe que le Rutshuru.
Resolvez la question minière et la dissension ethnique restera entière. L'intégration de différentes ethnies qui composent le Nord-Kivu est une priorité qui prime toutes les démarches inutiles.
Faut-il négocier avec les industriels miniers?

Posté par bony, 04 décembre 2008 à 22:35

Emus?

Bony,
Nous ne sommes pas émus par l’usine de coltan basée à Gisenyi pour autant que les choses se passent dans la légalité. Je répondais spécifiquement à Bakunde pour qui il suffisait d’implanter un comptoir dans un pays voisin pour acheter à bas prix toutes sortes de minerais congolais. C’est comme si cela n’existait pas encore. La guerre n’est pas nécessaire disait-il pour exploiter les minerais du Congo. Il a parfaitement raison. C’est le cas du comptoir de diamant qui avait été ouvert à Brazzaville. Du temps d’Habyarimana, les congolais apportaient eux-mêmes café, or, diamant, etc. à Kigali. Un kg de café coutait 7centimes chez ozacaf et 42 centimes ailleurs.

Nous avons convenu avec toi que la haine ethnique est une cause de conflit récurrent au Nord Kivu. La ou on ne s’entend pas ce que pour toi elle serait l’ultime cause. Cela ne change rien. Elles agissent ensemble pour causer une synergie, voila pour c’est complexe, donc difficile a résoudre. Comme on dit le malheur n’arrive jamais seul. Par ailleurs, ce que tu dis est vrai, résoudre le problème minier n’endiguera pas la guerre si on ne dénoue pas la haine ethnique. L’inverse est aussi vrai. C’est pour quoi il faut s’attaquer a toutes les causes.

Je ne sais pas de qui tu tiens ton information de la haine ethnique. Elle me semble un peu exagérée. Pour ta gouverne, par le passé, les hunde (ethnie bantoue) se sont déjà alliés aux tutsi contre les autres ethnies bantoues. Serufuli (hutu) a régné en bradissant l’unité banyarwanda (hutue et tutsie) contre les autres ethnies bantoues. Il avait surtout écarté leurs concurrents (Nande et Nyanga). Quelques Hunde ont profité du règne de Serufuli. Ses alliances sont tissées pour des intérêts économiques (agriculture, élevage, foncière, minière). Seule les Nande ne veulent entendre parler de Banyanrwanda, tutsi et hutu. Il C’est aussi pour le contrôle économique et politique qu’ils veulent les écarter. Paluku (Nande) aurait récupéré le pouvoir, les tutsi se sentent exclus. Le pouvoir est allé de l’autre cote de la pendule. La situation ne serait pas pire qu’ailleurs. Nos partis politiques sont tribaux. Dans ce cas la, il serait difficile que les tutsi soient démocratiquement élus en grand nombre. Ils se sentiront toujours marginalisés si le système n’est pas modifié. Peut-être qu’il faut penser au système burundais. Paluku avait tendu la main aux autres ethnies, il avait été très critiqué par les siens (extrémistes Nande). Il a du mettre de l’eau dans son vin.

Le Kivu est tourné vers l’est du continent plutôt que vers le reste du pays. Leur savon provient du Rwanda, et leurs produits y vont. Ou vont les déplacés ? Vers le Rwanda ou l’Ouganda sensés être hostiles. Pourquoi vers l’intérieur du pays ? Ca toujours était comme cela. Méfiez-vous de dépasser les bornes. Plusieurs personnes de ce coin-la ont un sang mélangé. Prenez garde car vous ne saurez pas d’emblée devant qui vous êtes.

Posté par Ruwej, 05 décembre 2008 à 03:21

LE TUSTIS AVEZ ATTAQUER LA RDC DEPUIS LE BAS-CONGO PAR JAMES KABAREBE PAS VRAIMENT ETHNIQUES

Dans le passer en 1998 les tustis avez attaquer la RDC depuis le bas-congo et Kinshasa loin vraiment de vos histoires ethniques de hundé,nandé,banyamulenge donc james kabarebe c'était tromper le Kivu en attaquant le bas-congo et Kinshasa en 1998 ?
vous racontez n'importe quoi la guerre a commencer dans le Kivu avec l'échec de la prise de Kinshasa depuis le bas -congo ceci après que l' AFDL aie débarquer en RDC avec les tustis pour prendre le pouvoir après les tustis ont compris ce qu'ils pouvait gagner en RDC depuis leur première évasion du pays et suite a la faiblesse de l'état congolais et de ses FADRC
si le problème est ethniques pourquoi au rwanda ou le génocide avait été déclenché entre hutus et tustis il n'y a pas la guerre comme dans le Kivu ?
tout les pays africains ont de problèmes ethniques ou entre différentes communautés et confessions religieuses d'ailleurs l'europe aussi les basques ,les corses,les Kurdes,les gitans,les catalans,les flamands et les wallons,les irlandais la seule différence avec la RDC est que ailleurs les pouvoirs nationaux et leurs armées sont fortes et ne tolèrent pas les débordements ethniques ou communautaires
seule la RDC ne pas capable ou a mesure de mater ces genres de dérives ethniques sur son territoire si c'était vraiment le supposer justification de la guerre dans le Kivu
au 21ème siècles c'est honteux d'avoir encore ces genres d'insinuation ethniques qu'il suffit de partager le pouvoir provinciale entre ethnies pour ramener la paix c'est faux seule les élections démocratiques et transparente encadrer par un pouvoir nationale fort constitue le rempart a de dérives meurtrières ethniques
nous ne sommes plus au temps de palabres sous le manguier entre les chefs tribaux
il revient a l'état centrale de garantir l'équité entre communautés par les mécanismes claires ce que le pouvoir corrompue de Kinshasa ne pas a mesure de faire en RDC
pourquoi dans le Kivu il n'y a pas de tribunaux a l'image des gachachas rwandais pour juger les genocidaires présent dans cette province ? l'impunité favorise les rebellions
la corruption et la faiblesse de l'état congolais constitue le premier désastre et gâchis

Posté par OURAGAN, 05 décembre 2008 à 09:57

Ouragan,

Tu as certes raison, mais tes interlocuteurs aussi. Vous tous, vous me rappelez l’histoire de la description d’un éléphant. Celui qui a vu la tête a donné la description de cette partie du corps, celui qui avait vu les cuisses avait donné sa description et ainsi de suite, mais l’éléphant c’est l’ensemble. L’histoire de 1998 que tu racontes et que je te concède malgré certaines distorsions, est liée à celle de 1996 (AFDL) qui elle est liée à d’autres événements antérieurs. Ce ne sont pas des événements isolés les uns des autres comme nous le faisons croire. Le reconnaitre ne signifie pas renier ta première position. L’intransigeance n’est pas toujours une qualité. J’ose croire que nombre de lecteurs ont as déjà pris connaissance de document, je le reproduis quand même si cela peut servir notre discussion. Pour votre gouverne, il circule par email. Bonne lecture

Ci-dessous le document complet et réédité.
LE PLAN DE LA COLONISATION TUTSI AU KIVU ET RÉGION CENTRALE DE L'AFRIQUE
Lors du trouble (sic) du 15 septembre 1962 à Matanda Karuba-Kibari au Nord du Kivu, une lettre a été découverte à Nyamitabo en date du 6 août 1962. •
En voici la teneur:
« Puisque nous sommes numériquement faibles au Kivu et que nous, pendant les élections de 1960 avons réussi d'une façon très magistrale à nous fixer au pouvoir en nous servant de la naïveté Bantoue et que d'autre part notre malignité a été découverte un peu plus tard par les Congolais, tout Mututsi de quelle région qui soit est tenu à appliquer le plan ci-dessous et d'y présenter une très large diffusion dans les milieux tutsi de district des Volcans."
1. Sachez que les Bahutu sont apparentés aux Congolais et que notre méthode de colonisation doit par conséquent s'appliquer à ces deux sujets.
2. Mettez tous les moyens que nous avons employé au Rwanda en œuvre pour soumettre les Bahutu du Congo et de toutes les autres ethnies qui les entourent, Procédez méthodiquement et progressivement car une moindre préoccupation risquerait d'éveiller leur appel à la conquête de Rwabugili, notre, héros national.
3. Première tâche de tout intellectuel est d'essayer de décrocher un autre commandement dans le territorial car vous êtes sans ignorer l'importance de ce service dans la diffusion des idées politiques dans la masse ignorante.
4. Tout intellectuel Mututsi est tenu de se faire un ami dans tous les services administratifs de la République du Congo pour lui permettre de s'initier à la machine administrative de ce service en vue de se préparer au remplacement éventuel, à la responsabilité de ce service.
5. Puisque nous ne pouvons pas remplacer les élus Bahutu, faisons en des amis. Offrons-leurs quelques cadeaux et surtout de la bière afin de leur tirer les vers du nez. Offrons-leur nos filles et au besoin marions-les à eux. Les Bahutus résisteront très difficilement à leur beauté angélique.
6. Quand nous aurons acquis tous les postes importants, nous serons bien placés pour muter tous les ennemis Bantous à notre guise et surtout les remplacer par nos agents.
7. Envers la masse hutu, usez du pacte de sang, vous connaissez d'ailleurs l'inefficacité du pacte, ne l'avons-nous pas déjà violé sans aucun mal?
8. Servez-vous de la crédulité (crédibilité) des évolués Bahutu et faites-vous en les instruments pour défendre notre cause et admettre notre campagne électorale. Dès que la campagne est passée, payez-les en monnaie de singe pour montrer leur incapacité.
9. Tout territorial tutsi est tenu à user de la peur pour affermir son autorité auprès de la masse crédule des Bantous.
10 .Les fonctionnaires à notre domination, nous les ridiculiserons auprès des Bantous ignorants et les traiterons d'ambitieux. Il seront d'ailleurs très peu nombreux car un hutu se soucie peu du sort de ses semblables.
11. Dès que la conscience ethnique naît, divisons les promoteurs de cette conscience. "Diviser pour régner".
12. Soumettons les gens des autres ethnies qui sont déjà dans nos filets et surtout nos vendus Bahutu pour qu'ils fassent une campagne à nôtre faveur.
13. Sachez qu'un hutu est créé pour servir et que jamais Il ne briguera un poste de responsabilité. Quand ils s'en rendront compte, ce sera trop tard. Commencez par occuper tous les postes territoriaux et chaque territoire du District des Volcans, un administrateur veille à nos intérêts.
14. Essayez de maintenir les agents de l'État Bahutu dans le complexe d’infériorité.
15. Les Bahutu conscients du sort de leurs frères seront éloignés de ce District afin qu'ils n’aient pas une influence sur la masse.
16. Nous faisons appel toute la Jeunesse tutsi pour qu'elle rejoigne l'AJIR car, malgré de notre finesse, si nous ne réussissons pas, nous ferons appel à la violence. Cette jeunesse aura pour devoir de soutenir les territoriaux tutsis et répondre par la terreur de nos agents acolytes.
17. Pendant ces moments difficiles, nous demanderons à tous les Batutsi de soutenir le gouvernement de Jean Miruho où nous étions représentés par deux ministres, car la chute de ce gouvernement est notre propre chute. Miruho n'était-il pas déjà dans nos filets?
18. Combattre les Wanande et Bahunde ennemis de notre protégé Miruho Jean, en nous servant bien entendu de Bahutu naïfs, Sachez que les Bahutu sont gourmands. Offrez-leur beaucoup de la bière et distribuez-leur beaucoup d'argent. Nous avons beaucoup d'argent fraudé et 65 000 000 F qu'on devait aux moniteurs catholiques.

Posté par Ruwej, 05 décembre 2008 à 14:46

@ Ruwej,

Certes il y a des conflits ethniques et il y aura tjrs des conflits ethniques, là ou differentes ethnies auront à vivre ensemble.
Mais si les conflits ethniques devaient être les causes des guerres pourquoi cela n'a une recurrence qu'avec les tutsis, ethnie soit-disant minoritaire en RDC.
Certes, Il est de notoriété publique que les délimitations intervenues après l'occupation coloniale, n'avaient pas tenu compte de l'homogénéité de certaines ethnies à l'intérieur de nombreux pays Africains, dont le nôtre:la RDC.
Ainsi, trouve-t-on des tribus à cheval, sur diverses Zones, Sous-Régions, et Provinces Congolaises. Il existe même des ethnies Congolaises à cheval sur plusieurs pays limitrophes, dont:
. TSHOKWE:ethnie établie au Katanga,au Kasaï-Occinental , au Bandundu, et en Angola ( et pourtant il n'y a pas eu des conflits armés de la part des Tshokwes appuyés de leurs frères angolais vis-à-vis des autres ethnies du Kasaï, Katanga Ou Bandundu).
. LUNDA: établie au Katanga et en Angola.
. YAKA: On les retrouve au Bandundu et en Angola
. YOMBE: établie à la fois dans la Province du Bas-Congo en RDC, au Gabon, au Congo Brazaville, et au Cabinda en Angola
. Toutes les tribus le long du fleuve Congo, de Bolobo, Lukolela jusqu'à Bomongo ont des affinités avec certaines ethnies du Congo Brazzaville.
. TEKE-HUMBU: Tout le monde sait que l'empire Teke s'étendait de la RDC au Gabon, en passant par le Congo Brazzaville, jamais on a vu les tekes et humbus de Kinshasa prendre les armes avec l'aide des leurs frères gabonais et congolais d'en face, contres les autres ethnies installées à Kinshasa.

Le document que tu as bien voulu cité ci-haut sur LE PLAN DE LA COLONISATION TUTSI AU KIVU ET RÉGION CENTRALE DE L'AFRIQUE, montre à suffisance que ce n'est point un problème ethnique mais plutôt le caractère prédateur de tutsis qui veulent s'imposer là où ils sont accueillis et surtout profiter de la faiblesse de l'état (gouvernement) congolais pour accomplir leurs voeux.
A noter, il y a une forte communauté tutsi en Belgique, qu'est-ce qui les empêche d'appliquer la même politique pour avoir accès au pouvoir en Belgique, si ce n'est que la peur de la repression du gouvernement belge, peur qui n'existe point dans leur chef lorsqu'il s'agit de la RDC.
La guerre à l'est n'est qu'une guerre d'occupation faite par le rwanda de Kagame. Nous avons reçu avant 1996, toutes vagues des rwandais hutus comme tutsis et jamais on avait connu des guerres à l'est du pays. Et comme dit Ouragan, c'est au Rwanda et Ouganda où il y a la plus forte concentration des hutus et tutsis sur un même territoire et pourtant depuis les 15 dernières années, on a pas entendu une guerre ethnique dans ces pays à 2 ethnies, mais c'est en RDC qu'on vient nous dire qu'il y a une guerre ethnique et comme par hasard, c'est l'ethnie tutsi contre le reste de toutes les ethnies du congo.
Le côté ethnique de cette guerre ne tient pas, c'est l'accès facile aux reserves minières congolaises qui est la motivation de cette guerre.

Posté par Bely21, 05 décembre 2008 à 19:34

sémantique

Bely21,
Nous jouons avec la sémantique : "ethnique". Je me répète. L’une et l’autre sont des causes. Tu as raison sur toute la ligne. L’est de la RDC a un caractère de violence dont la magnitude lui est particulière. C’est historique. On a fait intervenir à deux reprises les FAZ pour régler le problème de succession du chef Kabare (Shi). Je n’ai pas entendu parler de pareil cas ailleurs au Congo. S’il n y a pas de guerre au Rwanda et en Ouganda c’est parce que l’ethnie qui use de violence pour accéder au pouvoir est déjà au pouvoir. Elle asphyxie les autres. Quand le coltan n’était pas encore connu, le Nord-Kivu avait déjà connu de violence. A-t-on oublié que le Burundi était à feu et à sang ? Quelle mine y –a-t-il ? Enfin, je ne connais pas de guerre qui n’ont pas un volet économique. Ce n’est pas à toi qui fustigeais la prédation des gouvernants que j’informerais que la politique contrôle l’économie et vice versa. Même les croisades chrétiennes avaient un aspect économique.

Posté par Ruwej, 05 décembre 2008 à 20:23

minerais?

REFLEXION : LES ENJEUX DE LA GUERRE DE L’EST (Rug Giza)
Tous les Congolais sont unanimes que l’enjeu majeur de la Guerre de l’Est est la convoitise des nos richesses minérales avec comme conséquence la volonté de balkaniser le Congo c'est-à-dire annexer une partie du territoire congolais au Rwanda.

Je suis cependant troublé de constater que toute la Zone occupée par Nkundabatware n’a aucun carré minier, mieux, on n’exploite pas de minerais dans la zone qu’il contrôle. Il n’ y a que des vaches, des haricots et des pommes de terres.

Les minerais sont exploités dans les Territoires de Walikale, Mwenga, Shabunda et une partie dans le Maniema ( Kasese) , donc dans les zones contrôlées par le Gouvernement congolais. Curieusement tous ces minerais sont achetés par les comptoirs connus à Goma (ville jusqu’ à ce jour contrôlée par le Gouvernement conglais) et enfin ils transitent par le RWANDA.

Ma question :

1. Pourquoi Nkunda n’occupe pas ces zones minières, qui d’ailleurs sont à sa portée ? Il n’y aura aucune résistance s’il décide de le faire (vous connaissez la faiblesse humiliante des FARDC !).

2. Pourquoi la Communauté Internationale chercherait à gérer le Grand Congo par l’entremise du Rwanda, une tâche très difficile au lieu d’opter pour une simple solution celle d’annexe le Rwanda au Congo afin d’en faire une Province congolaise et résoudre définitivement ses problèmes séculaires?

3. La République du Congo et du Rwanda-Urundi dirigée par le Congo n’est-elle pas possible ?

4. Les congolais ont-ils réellement identifiés les enjeux réels de cette guerre et ses acteurs internes et externes ?


5. Enfin, les congolais doivent accepter que le Congo est un pays pauvre mais potentiellement riche et ils ne doivent pas se comporter comme ‘’ riche’’, un comportement d’arrogance et démobilisateur. Ceci explique le manque de compassion vis-à-vis des atrocités quotidiennes de l’Est.

6. Pourquoi Tsunami avait provoqué beaucoup de compassions à travers le monde et non pas le Congo malgré la couverture médiatique tardive ?

Toutes ces questions me troublent et vos réflexions pourront apaiser mon inquiétude.
http://www.congoforum.be/fr/analysedetail.asp?subitem=&id=151905&analyse=selected

Posté par Ruwej, 05 décembre 2008 à 20:53

Qlqs réponses

Collette Breakman a déjà répondu à certaines de ces préoccupations entre autres :
L’exploitation minière est déjà contrôlée par les tutsi pourquoi le (Nkunda) mécontenterait-il ? Ceux-ci financent la guerre, les zones minières tomberaient d’elles mêmes, une fois les zones hostiles sont conquises.
L’argent de minerais est facilement rétractable, il faut donc le contourner pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires et les enquêtes des organismes internationaux. Ils perçoivent l’argent comptant qui ne laisse aucune trace. C’est leur stratégie pour discréditer la thèse de l’exploitation minière. Tout est calculé.

Posté par Ruwej, 05 décembre 2008 à 21:13

@Ruwej

Je ne nie pas qu'une main occulte puisse fournir des armes à Nkundabatuaré. Lorsque vous faites allusion au Kanyaruanda il faut préciser que cette guerre a tout de même duré trois ans en déhors de tout appétit économique. Mais les ambitions politiques n'étaient pas loin et les considérations éthniques sont associées à des buts politiques. Les Nandé veulent diriger le Nord- Kivu,les tutsi aussi. Les Nandé et les autres bantou se positionnent au nom de leur antériorité sur le sol Kivutien.
Vous savez toute personne d'aspect nilotique mince élancée est un Ruandais pour les kinois. C'est dangereux comme considération mais pour dépasser tout celà les mots ne suffisent pas.
Le texte que vous présentez me fait peur parce qu'il présente une réssemlance avec la déclaration des sages de Sion.
Mais les tutsi qui veulent s'approprier le leadership de Rutshuru on les voit,on peut même leur parler. On ne boutera jamais les ruandophone vers le Ruanda ou le Burundi mais l'acrimonie vis-à-vis d'eux ne devrait pas s'éterniser non plus. Le linge sale se lave en famille. Si Nkundabatuaré est congolais,ce dont je suis persuadé malgré sa double allégeance,il doit pouvoir se mettre à table et trouver des solutions avec ses compatriotes que nous sommes. Il faut parler avec lui même indirectement. La paix n'a pas de prix

Posté par bony, 05 décembre 2008 à 21:58

VERS LE PARTAGE DE LA RDC

les problèmes ethniques que vous marteler pour justifier la geurre dans le kivu me rapelle un debat sur TELE SUD avec un journaliste africain ALAIN FOCA qui a eus ces mots avec ses homologues je cite : en afrique le decoupage coloniale ethniques et culturelle de populations sont a la base de conflits ethniques et politiques, il a donner l'exemple de la RDC pourquoi Kinshasa et le bas- congo qui parlent le lingala et le Kicongo ne peuvent pas constituer un etat commun avec le congo Brazzaville parce qu'ils ont la meme culture ils parlent les memes langues que l'est de la RDC parlant swahilis qui peuvent facilement constituer une entité avec les rwandais et burundais donc l'est de la RDC selon l'assistance devriez faire partie du rwanda et du Burundi que de kinshasa dont ils n'ont rien en commun sur la langue et culturellement
pourquoi pas le katanga avec la zambie et l'equateur avec la RCA comme kabinda avec l'Angola
la façon dont certains congolais vous mettez en exergues les problèmes ethniques pour justifier la geurre dans le Kivu accredite cette thèse du partage de la RDC pour ramener la paix ce que pensent dejas certains milieux occidentaux d'ou le refus de beaucoups des pays anglos- saxons de participer a une force militaire de maintient de la paix a l'est de la RDC voulue par la France
etes vous convaicus que l'est de la RDC seras en paix avec les tustis ,les hutus et les ethnies congolais originaires du Kivu parce que tous swahilis ?
BONY nous parles des discussions entre congolais avec NKUNDA sauf que en RDC il y eu 1+4 avec les tustis au pouvoir nationale un RUBERWA vice president du pays ,NkuNDA a beneficier de ses galons de generale de FADRC suite aux accords de paix de Lusaka et le 1+4 mais ou est la paix depuis tout ces accords signer pas plus qu'hier avec AMANI mais la paix ne pas au rendez vous dans le Kivu et en ITURI
Dans le Kivu les tustis depuis la première evasion detiennent de postes clés dans l'armée et l'admnistration provinciale y compris au niveau nationale
Hier les BIZIMA KAHARA ,RUBERWA ,BUGUERA et JAMES KABAREBE, Aujourd'hui NKUNDA et demain a qui le tour dans la comunauté tustis de la RDC pour revendiquer sa part du gateaux ?
arreter la naiveté le problème de la RDC c'est l'absence de reformes importante comme celui de l'armée et de la lutte contre la corruption
vous allez toujours superposer les generaux et les soldats rebelles dans l'armée nationale par incompétences et faiblesse mais ceci ne feras que miner l'integrité territoriale de la RDC
pourquoi il n'y a pas ce desastre humanitaire au Rwanda berceau du genocide ? ouganda ni au Burundi ou en Angola après plus de 20 ans de geurre entre l'UNITA et le MPLA pas plus qu'au Congo brazza et en RCA
la responsabilité incombe aux autorités actuelle de la RDC unitile de noyer le poisson qu'ils ses mettent au bouleau serieusement le salut de congolais ne viendras pas de l'exterieur mais de ces propres fils aux affaires du pays

Posté par OURAGAN, 05 décembre 2008 à 23:13

BONY j'ajoute pense que nkunda c'est comme RUBERWA,ONDEKANE,ONUSUMBA,ZAIDI NGOMA,WAMBA DIA WAMBA meme TAMBWE MWAMBA hier, les negociations quesque vous esperez ? tous ces gens ont été en services commandés dans les rebellions a l'est de la RDC demain il y auras d'autres chefs rebelles pour les remplacer
il revient a la RDC de comprendre dans quelle situation elle s'est placer votre naiveté me sidère vraiment je me pose de questions pourquoi vous faite ça ?

Posté par OURAGAN, 05 décembre 2008 à 23:25

Bony,

Le Congo est une confédération de tribus. Les belges le traitaient ainsi. C’est avec les chefs coutumiers que l’on faisait affaire. C’est avec eux que quelques traités furent signés. Par exemple, jusqu’en 1978, Mwant Yaav percevait encore ses tribus dans le territoire qui est sien. Après la guerre du Shaba, il a été accusé de trahison et Mobutu lui a défendu de collecter cette taxe sous crainte qu’il financerait une armée qui le renverserait.

Tu l’as dit (parlant de Bakongo), les ancêtres de partis politiques du Congo des années 1960 sont les mutuels tribaux. Les nouveaux partis des années 1990 n’ont pas innové, au contraire, ils ont repris la formule qui gagne. Ouragan, a, par le passé, fustigé l’UDPS qui au départ était un parti national mais qui est devenu parti tribal. Il suffit de voir la liste de ses représentants outre-mer pour s’en rendre compte. Mwamba du MLC est toléré (confer Le soft), il ne peut faire mieux. Le Bandundu a voté pour Gizenga. A moins de changements constitutionnels qui reconnaissent les tribus comme base de la société congolaise, il sera impossible que certaines petites tribus accèdent démocratiquement au pouvoir.

Malheureusement plusieurs « évolués » illusionnent que tout le monde croit en la démocratie non tribale comme eux.

La différence est que les autres ne recourent pas nécessairement aux armes. C’est peut-être par manque de sponsors. Pourquoi les bangala recourent-ils aux machetes, likwangola?

L’excès des ailles que les tutsi auraient manifesté pendant l’AFDL et RDC ne les a pas aidé non plus, au contraire, il a envoyé les positions des uns et des autres aux antipodes.

Je ne peux attester l’authenticité de ce document, je l’ai vu pour la première fois, il y a de cela 14-15 ans, et il m’est revenu encore.

Pour construire ce pays, on a besoin de tout le monde. Il vaut mieux capitaliser sur les points forts de tous. La réconciliation sincère de part et d’autre est la voie de l’avenir. Il va falloir que des think thank que vous êtes, rénoviez, proposiez de méthodes inclusives de gestion du pays. On ne l’aura pas en nous opposant farouchement les uns contre les autres. Si pour une petite conversation comme celle-ci, la tension persiste, comment espérer résoudre des problèmes complexes qui impliquent l’avenir des millions de gens et des milliards de dollars et qui suscitent passion ? Il y a des extrémistes dans tous les camps.

Posté par Ruwej, 06 décembre 2008 à 01:09

Ouragan, il va falloir comprendre que la comparaison n’est pas raison. Ce qui fonctionne chez ton voisin peut ne pas fonctionner chez toi. Tu veux la paix, tu la veux par une victoire militaire. Tu dénonces la corruption et l’incompétence. Les autorités de notre pays l’ont. Que proposes-tu de concret ? Quelle est la voie de sortie de cette léthargie. Le temps de l’émotion est passé. On t’a laissé te défouler de ta colère. Maintenant, reprend to calme. Réfléchis sur l’issue. Si ces autorités nous lisent, ils seront réceptifs à un ton conciliant, plutôt qu’a l'animosité. Retiens bien, ta mère peut avoir un œil comme le dit Bakunde, elle demeure ta mère. Nous ne pourrons pas changer de pays d’origine. Pour preuve, les nouvelles nationalités ne nous suffisent pas. Nyumbani ni nyumbani.

Aucun de pays que tu cites n’as connu la situation du Congo. Relis comment Museveni a accédé au pouvoir. L’information est disponible sur le net. En Ouganda une équipe (Obote) est sortie et une autre l’a remplacé (Kaguta). Museveni avait commencé son mouvement avec 29 personnes. Ils se connaissaient tous. Au Rwanda de même. On connait les points forts et faibles des uns et des autres parmis le gouvernants. Ils ont fonctionné ensemble en temps qu’équipe avant la compétition. Il s’agit des mouvements homogènes (UPF-RPF) ou il y a une cohérence. Ceux qui viennent se greffent à la structure existante. Ce n’était pas le cas de l’AFDL. L’équipe actuelle non plus. C’est comme l’équipe des léopards mise ensemble pour jouer le match de demain. Conséquence, on ne gagne pas une coupe. Remarquez même le nom : « alliance ». Le Burundi a effectivement fait ce que tu refuses. Ils ont reconnu les tribus comme base de leur société. Si le président est Hutu, automatiquement le vice président doit être tutsi et vice-versa. C’est inscrit dans leur constitution. Il y a partage équitable des postes dans l’administration publique et dans l’armée. Pour ta gouverne, le parti de Bagaza (extrémiste tutsi) menace de temps en temps. Il y a eu n moment ou il a été arrêté pour menace de la paix.

En plus, certaines incompétences et corruptions que tu dénonces, avec raison, quoiqu’étant vraies ont leurs racines dans un passé éloigné ? Sais-tu que le premier détournement de soldes de militaires eut lieu avant la naissance du président actuel? Il n’est pas facile d’endiguer phénomène devenu une culture. Quelle issue proposes-tu parce que tu refuses les négociations et ce n’est pas de cette armée des incompétents que viendra la victoire militaire ?

Au niveau national, Il n y a qu’un tutsi élu député, sous la bannière de MLC. Le RDC a été effacé du Kivu au niveau du parlement. C’est au sénat qu’il compte quelques dignitaires dont Moise Nyarugambo et Bizima (cooptés). Au niveau provincial, ils n’ont pas fait pires, mais il ne contrôle presque rien. Certains de ces parlementaires provinciaux ont rejoint Nkunda. C’est au niveau de l’armée, suite aux attentes RCD-gouvernement que des officiers ont été retenus. L’actuel gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, (meme nom que celui de 1960), est Nande. Les Nande sont majoritaires, ils auraient voulu tout contrôler. Paluku avait tendu la main aux membres d’autres partis (tribus) ce qui lui a valu des reproches de la part de siens.
Comme tu as bien fait de conclure, si on tait Nkuda un autre surgira. Travaillons sur les causes profondes, une bonne gestion de ressources, une bonne gouvernance inclusive et une justice pour tous. Tendons la main aux autres pour que cela se réalise, nous vivrons une paix durable et équitable. Point n'est besoin de recourir aux armes car la justice tranchera.

Posté par Ruwej, 06 décembre 2008 à 01:49

RUWEJ suis d'accord avec toi sauf que j'aurais souhaiter que les autorités actuelle de la RDC que j'ai d'ailleurs soutenue fermement dans le passé comme vous le savez bien, tirent les leçons de notre humiliation avec les rebellions successive mais je constate qu'ils ne font rien pour celas
reposer tout sur les hypothétiques négociations alors qu'on est en position de faiblesse milliterement sur le terrain est une grave erreur parce que nous retournerons a la case départ demain il y a eus le RCD Goma,le MLC maintenant le CNDP trouver la différence sur les causes ,les méthodes et les revendications entre eux pourtant il y a eus des accords de paix avec tout ces groupes
vous me demandez les solutions ;les voilas reforme de l'armée qu'on arrête de superposer les commandement de l'armée nationale avec les différentes rebellions si il y a accord avec les rebelles ils doivent etre orienter vers d'autres métiers civiles
les FARDC doivent etre constituer de quelques divisions loyale et homogène bien entraîner ,former et bien équiper pour les missions d'interventions rapide dans le pays une forme de forces spéciale
la lutte contre la corruption qui anéantissent tout les efforts du pays
dialogues entre toutes les parties suivies des élections démocratique et transparente locaux dans les zones de conflits
renforcement de notre diplomatie avec les pays voisins et nos alliés de la communauté internationale
renforcer les moyens de l'éducation de jeunes dans toute les zones toucher par les conflits et dans l'ensemble du pays
instructions civique de jeunes congolais
contrôle de toute les exploitations minières dans l'ensemble du territoire
afin une justice sereine et républicaine impunité zéro pour les crimes,viols ,pillages et la corruption
pour finir elaborer une charte de bonne gouvernance

Posté par OURAGAN, 06 décembre 2008 à 02:25

Parlons un peu des promesses de kabila (6/12/08 et 06/12/08) / BILAN

Dernières infos
06.12.08 6 décembre 2006 - 6 décembre 2008: J. Kabila avait promis « lumière et espoir » en RDC (Pot)
Par Angelo Mobateli

Lorsqu’il prête serment le 6 décembre 2006, Joseph Kabila fait des « promesses » au peuple qui l’a élu « massivement » président de la République démocratique du Congo. Le 31 décembre 2007, il voit une première année « s’en aller avec sa part d’inachevé et d’insatisfactions ». Que va-t-il dire de la présente année qui s’achève ? Essai d’analyse.

« En ce jour solennel, où je prends la charge, par la volonté du peuple congolais, de présider aux plus hautes fonctions de l’Etat, je mesure, devant Dieu et devant l’histoire, l’étendue de mes responsabilités face à une nation dont les aspirations sont tournées résolument vers l’avenir », déclare à Kinshasa le président Joseph Kabila le 6 décembre 2006, à l’occasion de sa prestation de serment en qualité de président de la République élu au suffrage universel direct, le 29 octobre.
Sa vision étant celle d’un Congo portant les espérances d’une Afrique renaissante à l’aube d’un siècle aux grands défis, il s’engage à « conforter la refondation de l’Etat », à « susciter un véritable électrochoc pour une révolution profonde des mentalités » et à « veiller au maintien de l’unité et de la cohésion nationale ». Il « voit » un Congo fort, produisant pour son peuple « l’essentiel de ses moyens de subsistance et exportant le surplus ».

Ensuite, il dévoile son programme quinquennal. « Il s’agira essentiellement d’engager les travaux de réhabilitation des infrastructures des voies de communication, notamment les routes, les chemins de fer, les voies navigables, les ports et les aéroports ainsi que les projets agricoles de grande envergure, la réforme du système éducatif, l’accès à l’eau potable et à l’électricité, les structures de soins de santé et l’habitat », indique-t-il. « La lutte contre la pauvreté, l’injustice, les inégalités sociales, la protection de l’enfant et de toutes personnes vulnérables seront aussi au cœur de l’action du gouvernement au cours des cinq prochaines années », ajoute-t-il.

Il avertit cependant que cette ambition ne peut être atteinte qu’à la condition d’un « changement plus profond et substantiel » dans la perception de l’action publique. Pour y parvenir, il annonce « la fin de la récréation » afin que le peuple puisse se consacrer entièrement au travail dans la paix et la tranquillité.

« Pour les objectifs de paix et de consolidation de la nation, je consacrerai toute mon énergie à lutter contre l’intolérance et l’exclusion qui ne font pas partie de nos mœurs et coutumes mais qui sont souvent les germes des conflits. Il en est de même de la lutte contre l’impunité et l’immoralité politique qui sont malheureusement enracinées dans le sol politique congolais (…). La lutte contre la corruption sera également un des segments prioritaires de mon mandat », promet-il encore.

De l’opposition politique, Joseph Kabila dit qu’elle « doit jouer son rôle de contrepoids institutionnel », affirmant avoir « foi en l’attitude responsable qu’elle affichera ».

S’agissant enfin du lien indissociable entre la sécurité et le développement qui n’est « pas possible dans un contexte d’insécurité permanente », il affirme que « l’armée et la police nationale, dont le parachèvement sera au centre de l’action gouvernementale, ont l’obligation suprême de sécuriser la population et tous les moyens seront mis à leur disposition pour ce faire ».

Insatisfactions persistantes

« Nous voici, une fois encore, à une charnière entre deux années. Une s’achève et une autre commence. Puissent la première s’en aller avec sa part d’inachevé et d’insatisfactions, et la deuxième nous apporter lumière et espoir », déclare le président Joseph Kabila dans son message de vœux à la nation, le 31 décembre 2007 à Lubumbashi (Katanga), souhaitant que 2008 « soit, pour la nation, l’année de la fraternité rétablie entre tous ses membres, de la paix totalement retrouvée et de sa renaissance pleine et entière ».

Il note que « l’année 2007 a certes été riche en événements politiques, économiques et sociaux porteurs d’espoirs (mais), au niveau de notre pays, de nombreuses familles ont, une fois encore, été durement éprouvées par la perte des êtres chers, emportés par des accidents et des maladies pourtant curables ou fauchés à fleur de l’âge par les baïonnettes insensées de quelques fils égarés ».

En fait, le bilan des deux premières années du quinquennat du président Joseph Kabila est diversement commenté en RDC. Côté positif, on relève l’importante production législative dans un parlement où cohabitent tant bien que mal la majorité et l’opposition.

Des lois essentielles, dont elle celle portant organisation et fonctionnement de l’opposition politique, ont été adoptées au parlement et promulguées par le chef de l’Etat, quand bien même d’autres, également « incontournables », tarderaient à être élaborées.

Mais, c’est au double plan social et sécuritaire que les « insatisfactions » persistent. La grogne sociale, matérialisée présentement par la grève des enseignants et des infirmiers, illustre les faiblesses d’un pouvoir incapable de payer aux fonctionnaires et agents de l’Etat - ne fût-ce que le premier palier - le barème salarial de Mbudi, prévoyant in fine 208 Usd pour l’huissier et 2.080 Usd pour le secrétaire général.

Dans le secteur sécuritaire, le pouvoir n’a toujours pas réussi à pacifier les provinces du Kivu et le district de l’Ituri, où le nombre de déplacés de guerre internes est passé d’environ 400.000 en 2006 à près de 2 millions en 2008 ! Les rebelles du général dissident Laurent Nkunda au Nord-Kivu, les Interahamwe rwandais au Sud-Kivu, les milices locales et les rebelles ougandais en province Orientale continuent d’y dicter leur loi, massacrant les populations civiles et pillant les richesses congolaises à leur guise.

Aujourd’hui, le Programme Amani - qui a pourtant suscité en janvier dernier de folles espérances de restauration de la paix dans le Kivu - ne semble plus convaincre les populations locales.

Or, la conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu se voulait, selon le président Joseph Kabila, « une chance supplémentaire donnée à la paix, à la réconciliation et à la stabilité dans cette partie encore troublée de notre pays ».

Dès lors, le président Kabila pourrait profiter de la célébration du 2ème anniversaire de son investiture, ce samedi 6 décembre 2008, pour donner de nouvelles orientations à l’exécution de son programme quinquennal. D’autant que, contrairement à l’annonce du chef de l’Etat, chacune des provinces de la RDC n’a pas pu en 2008 « vivre le parachèvement du processus électoral et la consolidation de la démocratie avec l’organisation des élections municipales, communales et locales », ni la « retenue à la source » de « la part des recettes à caractère national aux provinces (qui est) établie à 40% », aux termes de l’article 175 de la Constitution, dont la mise en application a été promise pour « dès le 1er janvier 2008 ».

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Potentiel

Posté par tongo etani, 06 décembre 2008 à 10:50

Nous sommes en démocratie,le vote détermine le choix du peuple congolais. Ils ont choisi l'équipe actuelle. Que l'opposition s'exprime comme elle en a le droit est la manifestation même de cette démocratie que nous avons gagnée récemment.
Aucun décret n'établira la paix au Nord-Kivu même pas la litanie des mesures possibles à prendre. Le gouvernement actuel n'est pas composé d'éclopés.
La meilleurs manière de conseiller le gouvernement c'est d'aller trvailler avec lui.
Ruwej que pensez-vous de Barack Obama qui garde Robert Gates à son poste de secrétaire à la défense?
Personnellement les ethnies ne me dérange pas. Jacques Chirac en France a d'abord été l'élu de la Corrèze qui est son fief familial. Il n'y a rien de mauvais dans tout celà. Obama est d'abord l'élu de Chicago. On peut se faire élire chez soi et devenir l'élu de tous les congolais.
Il ne faut jamais mettre la charrue devant le boeuf. On peut déviser sur toutes les méthodes de gouvernement en déhors de la paix rien ne se fera.
L'orgeuil mal placé habite encore beaucoup de congolais. L'échaufourré entre FARDC et les rebelles dans un espace réduit du territoire national est une bataille de peu d'envergure ça n'est pas une guerre de perdue. L'honneur n'est pas perdu. C'est une guerre civile qui par essence est permanente attisée par la politique.
Avant de penser à "l'honneur",il faut en priorité tourner les yeux vers nos compatriotes qui sont déplacés et l'ensemble de nord-kivutiens qui souffre dans leur vie quotidienne. Celà incite à l'arrêt de la guerre.

Posté par bakunde, 06 décembre 2008 à 12:23

@ Djé : Hors-sujet

Merci pour le clin d’œil. « Lonkasa » est en jachère, c’est vrai, mais il reprendra. Je sais aussi que Destinée est pour le moment à Manille, aux Philippines. J’ai eu à échanger quelques textos avec elle, avant qu’elle ne coupe tout contact. Il faut dire que je lui en voulais — et je lui en veux toujours d’ailleurs — pour avoir détruit son blog. Encore une fois, merci…

Posté par Alex Engwete, 06 décembre 2008 à 15:15

@ Djé : Hors-sujet

Merci pour le clin d’œil. « Lonkasa » est en jachère, c’est vrai, mais il reprendra. Je sais aussi que Destinée est pour le moment à Manille, aux Philippines. J’ai eu à échanger quelques textos avec elle, avant qu’elle ne coupe tout contact. Il faut dire que je lui en voulais — et je lui en veux toujours d’ailleurs — pour avoir détruit son blog. Encore une fois, merci…

Posté par Alex Engwete, 06 décembre 2008 à 15:18

@ Djé : Hors-sujet

Merci pour le clin d’œil. « Lonkasa » est en jachère, c’est vrai, mais il reprendra. Je sais aussi que Destinée est pour le moment à Manille, aux Philippines. J’ai eu à échanger quelques textos avec elle, avant qu’elle ne coupe tout contact. Il faut dire que je lui en voulais — et je lui en veux toujours d’ailleurs — pour avoir détruit son blog. Encore une fois, merci…

Posté par Alex Engwete, 06 décembre 2008 à 15:19

Bakunde, mon opinion sur ce point est que cela doit inspirer nos nouvelles démocraties. L’idée est en vogue, les partis au pouvoir traversent les chambres afin de recruter les candidats jugés compétents. C’est une démonstration des faiblesses de la démocratie partisane. Remarquez, il s’agit d’assurer la continuité, car on ne change pas l’équipe qui gagne. Pour cela il faut qu’il y ait une confiance mutuelle, une crédibilité entre les parties impliquées. Celui a qui l’on tend la main et celui qui la tend. L’approche de la gestion du conflit de Robert Gates se rapproche de celle préconisée par Obama : des pourparlers. Enfin, la force des anciennes démocraties (mandatées) résident dans leurs administrations (non-mandatées) très efficaces. Ce sont elles qui implémentent les politiques des gouvernements. Sans elles, les politiques des gouvernements (de gauche ou de droite) ne réussiraient pas.

Les tribus ne devaient pas être un prétexte pour diviser les gens, mais une inspiration pour exprimer notre respect pour les autres en cherchant constamment de l’équité. Si un individu i de la tribu x occupe un poste z, il est équitable que y qui est aussi de la tribu x passe son poste a w. Le potentiel humain est illimitée, pensons à créer d’autres moyens de gagner décemment son pain autre la politique. Pour cela nous avons besoin des uns et des autres dans l’unité plutôt que la division. Quelle est le contraire de la synergie ? Pourquoi nous congolais manquons la synergie ? Lorsque réunis ensemble nous produisons moins que la somme des productions individuelles ?

Quant à l’article de Prof Kafu-Kafu, je ne pense pas qu’il faille blâmer Kabila seul pour cet échec. Pour tout homme averti il était prévisible que le plan était tres ambitieux un pays pauvre qu’est le Congo et dans les circonstances que étaient les siennes. Ne possédant pas encore des moyens financiers remarquables et une stabilité sur toute l’étendue du pays pour réaliser ces objectifs. Nous congolais devons apprendre à être modestes. Dans les ruund disent qu’on ne peut pas préparer un repas en espérant quémander les ingrédients. Vous n’avez cessé de le marteler, le Congo est un pays pauvre, entre le potentiel et le tangible, le fossé est grand. L’urgence était la remise de la nourriture sur les tables de nos familles, a l’instar de Kabila père. Il fallait mettre en place des petits projets réalisables : routes de dessertes agricoles, réparer les trains et les chemins de fer existant, reconstruire de tronçons abimées de routes existantes, réhabiliter Inga, approvisionnement en eau potable, réfection des hôpitaux existants et allocation de leur budget, réhabiliter les écoles et les universités existantes, bref y aller graduellement. Cela aurait permis de renflouer les caisses, de payer les fonctionnaires, de lutter contre la corruption. On se serait accusé de manquer de vision. On est allé vite en besogne parce que c’est cela que les gens voulaient entendre. A cela, il faut ajouter les crises militaires et politiques récurrentes et inutiles. Elles ont engendrée diversion et prétexte aux uns et aux autres. Je ne soutien pas les éléphants blancs. Qu’en pensez-vous ?

Enfin, en réponse a ta conclusion, j’aurais souhaité que la parole soit accompagnée du geste. Imaginez tendre 100$ (2400 bouteilles d’eau pure) une goute dans un océan provenant des bloggeurs d’Alex Engwete a ces déplacés. Celui qui viendrait d’un frère, d’un compatriote comme les contributions que nous donnons aux matanga. Sur ce point je n’ai jamais eu de chance. Je me trompe, nous ne sommes pas sur le terrain de la philanthropie.

Posté par Ruwej, 06 décembre 2008 à 17:03

RSF: RDC- Rapport annuel 2008

source: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=25373
L’immense territoire congolais compte des centaines de journaux, ainsi que des dizaines de radios et télévisions privées. Les tensions politiques sont très vives et les médias, dépendants souvent des partis en lice pour le pouvoir et d’hommes d’affaires peu scrupuleux, sont les cibles de nombreux règlements de comptes, parfois meurtriers.

Les médias congolais sont fortement politisés et sont, par conséquent, victime des tensions poliques intenses qui parcourent le pays. Suite à l’élection présidentielle de 2006, les médias appartenant à Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président et rival malheureux de Joseph Kabila lors du scrutin, ont été particulièrement visés. Ainsi, le 21 mars, le signal des médias de Jean-Pierre Bemba a été interrompu après que celui-ci avait déclaré, dans une interview en lingala, que l’état-major de l’armée détournait, chaque mois, 500 millions de francs congolais initialement destinés au paiement des salaires des soldats. Les deux jours suivants, des affrontements meurtriers s’étaient déroulés, dans les rues de Kinshasa, entre les Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC) et la garde rapprochée du sénateur Bemba. Celui-ci refusait de voir ses hommes intégrer l’armée régulière, estimant ne pas avoir de garanties suffisantes pour sa sécurité. Au cours de ces affrontements, les locaux de Canal Kin Télévision (CKTV), Canal Congo Television (CCTV), ainsi que la station Radio Liberté Kinshasa (Ralik), ont été saccagés par des hommes en uniforme. A partir du 21 mars, une grande partie du personnel des médias de Jean-Pierre Bemba se cachait, après avoir régulièrement des reçu menaces de mort et avaient pris des mesures de sécurité exceptionnelles.

D’autre part, une série d’agressions de journalistes par les services de sécurité congolais est survenue lors des cérémonies marquant le 47e anniversaire de l’indépendance du pays, le 30 juin.

Autre signe de l’étroite surveillance dans laquelle doivent vivre les médias privés congolais, quelques temps plus tard, une décision bâclée du ministre de l’Information a réduit au silence pendant plusieurs mois quatre radios associatives de Kinshasa et mettant en péril l’existence de deux cents autres disséminées dans le pays. Le ministère estime que les médias visés ne diposent pas de licence d’exploitation régulière, de récépissé ou de preuves du paiement des taxes dues au gouvernement. Certaines d’entre elles ont par la suite produit les preuves de leur conformité à la loi et, notamment, d’un échéancier négocié avec la Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRD). Elles ont repris leurs émissions le 24 octobre. Un vide juridique entoure le statut des radios associatives, qui, sans aucune aide de l’Etat, ont joué un rôle déterminant dans l’information des populations sur le processus de transition et les différentes échéances électorales qu’a connues la RDC ces dernières années. Une solution a finalement été trouvée à la fin de l’année.

Incarcérations fréquentes

Les incarcérations de journalistes sont fréquentes à Kinshasa et dans les provinces. En raison d’une législation absurde, d’un niveau de corruption élevée dans tous les secteurs de l’administration et d’une politique agressive des autorités, les organisations de défense de la liberté de la presse sont parfois confrontées à des situations kafkaïennes. Ainsi, Bosange Mbaka, dit "Che Guevara", éditeur du périodique Mambenga, a purgé dix mois de détention préventive pour une affaire incohérente. Il avait été dépêché par son journal à la Cour suprême de justice à Kinshasa, le 21 novembre 2006, pour couvrir une audience publique, quand des affrontements avaient éclaté entre des soldats et des militants du parti du sénateur Jean-Pierre Bemba. Le bâtiment de la Cour suprême de justice avait été incendié par les manifestants. Lors des heurts, le journaliste avait ramassé le téléphone portable d’un militaire et était allé le remettre au poste de garde. Il avait été arrêté quelques minutes plus tard et inculpé de "vol d’effets militaires". Le 7 septembre, le journaliste a finalement été acquitté. En tout, dix journalistes congolais ont connu la prison dans le courant de l’année 2007 et cinquante-quatre ont été interpellés par les forces de sécurité, selon l’organisation partenaire en République démocratique du Congo (RDC) de Reporters sans frontières, Journaliste en danger (JED).

Crime odieux

Au-delà de ces mini-scandales, habituels dans le pays, un crime odieux, suivi par une scandaleuse erreur judiciaire, a été l’événement le plus marquant pour la presse congolaise. Le 13 juin, aux environs de 21 heures, Serge Maheshe, journaliste et secrétaire de rédaction de l’antenne locale de Radio Okapi, a été tué par deux hommes en vêtements civils, armés de fusils-mitrailleurs kalachnikovs, alors qu’il sortait du domicile d’un ami, dans un quartier résidentiel de Bukavu (capitale du Sud-Kivu, Est). Au moment où, en compagnie de deux amis, il s’apprêtait à monter à bord de son véhicule, marqué du signe "UN" (Nations unies) dont dispose les journalistes de la radio pour se déplacer, les inconnus, qui l’attendaient, leur ont intimé l’ordre de se coucher à terre. L’un d’eux a alors tiré une rafale de deux balles dans les jambes du journaliste, puis trois balles dans la poitrine. Serge Maheshe, 31 ans, travaillait pour Radio Okapi depuis 2002 et était devenu l’une des figures de la presse dans la région.

A la stupéfaction générale, le procès de deux militaires, arrêtés à une cinquantaine de mètres du lieu du crime en possession d’armes à feu ayant servi peu de temps auparavant, s’est ouvert dès le lendemain dans la soirée, devant le tribunal militaire de Bukavu. Une grande rafle avait été ordonnée quelques heures après le crime, au cours de laquelle une vingtaine de personnes ont été arrêtées. A la fin de ce procès, truffé d’aberrations, un nouveau rebondissement stupéfiant est survenu : la condamnation à mort, le 28 août, de quatre personnes, dont Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo, deux civils préalablement connus pour de petits délits, et deux amis proches de la victime, Serge Mohima et Alain Shamavu. Le jugement a été fondé sur les seules accusations contradictoires des deux voyous, mais sans aucun élément matériel et une absence totale de mobile. Les autres pistes ont été négligées ou inexplorées. Le scénario de l’accusation ne tenant pas debout, le tribunal a reconnu lui-même la persistance de zones d’ombre dans le dossier. Le jugement exploitait les seuls "aveux" des deux principaux suspects, qui ont durant l’instruction accusé les amis du journaliste d’être les commanditaires du crime, sans avoir pu fournir ni mobile ni élément matériel. Quelques semaines plus tard, nouveau rebondissement : dans une lettre écrite depuis leur prison, les deux voyous ont innocenté les amis du journaliste et accusé deux magistrats militaires de les avoir soudoyés pour les accuser. Ils ont affirmé que ceux-ci leur ont fourni des éléments compromettants, de manière à étayer leur scénario. En attendant le procès en appel, Serge Mohima et Alain Shamavu sont toujours incarcérés et condamnés à mort.

Quelques semaines après Serge Maheshe, Patrick Kikuku Wilungula, photographe indépendant travaillant pour l’Agence congolaise de presse (ACP) et L’Hebdo de l’est, hebdomadaire privé paraissant à Kinshasa, a été tué d’une balle dans la tête par un inconnu, à Goma (Nord Kivu, Est). On ignore encore l’identité et les mobiles de l’assassinat.

Menace permanente

Enfin, dans le courant de l’année, Reporters sans frontières a exprimé son exaspération et son inquiétude devant la multiplication des menaces pesant sur JED, dont les responsables sont contraints de vivre dans un climat d’insécurité permanent. Alors que les menaces de mort et les injures anonymes sont fréquentes, depuis deux ans, les responsables de JED ont reçu en 2007 au moins deux avertissements sérieux, les poussant à quitter momentanément le pays.

Posté par Lorraine, 06 décembre 2008 à 21:19

« offense au chef de l’Etat »

source: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=29581
2008 dec 05

Deux journalistes écopent de 10 et 9 mois de prison ferme pour « offense au chef de l’Etat »

Reporters sans frontières est choquée d’apprendre qu’après plus de neuf mois d’emprisonnement, le directeur du bihebdomadaire L’Interprète, Nsimba Embete Ponte, et son collaborateur, Davin Tondo Nzovuanga, ont été condamnés respectivement à 10 et 9 mois de prison ferme pour "offense au chef de l’Etat".

"Cette condamnation tardive est un simulacre de justice et ne sert qu’à justifier la détention prolongée des deux journalistes par les services de sécurité. Arrestation sans charge, détention au secret, et enfin condamnation à des peines de prison ; rien n’a été épargné aux deux journalistes de L’Interprète. Une fois encore, nous rappelons aux autorités congolaises que l’incarcération est une réponse disproportionnée et contre-productive pour les affaires de diffamation ou d’offense au chef de l’Etat. Il est inacceptable que Nsimba Embete Ponte et Davin Tondo Nzovuanga puissent être détenus un jour de plus", a déclaré l’organisation.

Nsimba Embete Ponte et Davin Tondo Nzovuanga, directeur et collaborateur du bihebdomadaire L’Interprète paraissant à Kinshasa, ont été condamnés, le 27 novembre 2008, par le Tribunal de paix de Kinshasa N’Djili, à respectivement 10 et 9 mois de prison ferme. Le verdict a été rendu public quelques jours plus tard. Tous deux arrêtés en mars 2008, Davin Tondo devrait être relâché en décembre, tandis que Nsimba Embete ne pourrait bénéficier d’une libération qu’en janvier.

D’abord poursuivis pour "colportage, faux bruits, atteinte à la sûreté de l’Etat et offense au chef de l’Etat", à la suite d’une série d’articles sur l’état de santé du président Joseph Kabila, les deux journalistes ont finalement été reconnus coupables d’"offense au chef de l’Etat".

Nsimba Embete Ponte et Davin Tondo Nzovuanga avaient respectivement été arrêtés les 7 et 29 mars, à Kinshasa, par des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR), et conduits dans le cachot dit "ANR Fleuve" où ils avaient été détenus au secret pendant trois mois. Début juin, les deux journalistes avaient été transférés au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) tandis que leur dossier était confié au Tribunal de paix de Kinshasa N’Djili.

Le 10 avril, Reporters sans frontières et Journaliste en danger (JED), son organisation partenaire en République démocratique du Congo, avaient demandé au ministre congolais de l’Intérieur, Denis Kalume Numbi, d’intervenir dans cette affaire. "Face à une telle opacité, (...) cette situation inquiétante doit trouver une issue rapide dans les règles de l’Etat de droit, dont le ministère de l’Intérieur est le protecteur. Nos deux organisations vous demandent de bien vouloir obtenir de vos services des informations précises sur la situation du journaliste et de son collaborateur, et de veiller à ce que leurs droits soient respectés. Il nous semble indispensable que Nsimba Embete Ponte et Davin Ntondo Nzovuanga soient présentés à un juge dans les plus brefs délais si une procédure légale sérieusement documentée a été engagée à leur encontre. A défaut, les deux prévenus doivent être libérés", avaient écrit les organisations.

Reporters sans frontières dénonce également la suspension, le 4 décembre, de douze journalistes et un monteur de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), suite à la diffusion d’un reportage sur une marche de la diaspora congolaise à Bruxelles, contre la guerre dans l’est du pays. Parmi la foule des manifestants visibles dans le reportage, une femme portait une pancarte sur laquelle on pouvait lire "Kabila doit partir". Il est reproché aux journalistes d’appartenir à "une organisation mystérieuse à visée subversive".

Posté par Lorraine, 06 décembre 2008 à 21:24

la montagne vient d'accoucher d'un souris dans le KIVU
afin de negociations direct entre le gouvernement kabila et le CNDP en excluant les autres rebelles
les FDLR seront traquer conjoitement RDC et tustis
prions pour que cette guerre soie la dernière dans le Kivu après celle de RUBERWA,ONDEKANE,ONUSUMBA,ZAIDI NGOMA,WAMBA DIA WAMBA qui ont servis de flans pour les memes causes la traque de FDLR alors ou sont passer les hundés ,nandés et consort ?
les partisans de causes ethniques du conflit dans le KIVU ont été a coté de la plaque
remarque au rwanda les hutus et les tustis vivent en bonne intelligence il y a la paix chez-eux peut-etre les negociations de cette fois a deux obligerons les hutus ,les tustis,mai-mai et les congolais de vivre en paix dans la region de grands- lacs
pourquoi tout ces morts ?

Posté par OURAGAN, 06 décembre 2008 à 22:52

Chercher à museler la presse est une grosse erreur. Je crois sincèrement c'est l'ANR qui fait du zèle,ça arrive. Il y a des faillots partout même dans la police spéciale.
Ceci dit le delit d'offense au chef de l'état existe dans tous les pays du monde. Chaque pays le met en pratique comme il l'entend. En France le Général De Gaulle a plusieurs fois porté plainte contre les journalistes et Giscard d'Estaing s'était promis de ne pas le faire,on se rappelle le Canard enchainé le matraquant tous les mercredis jusqu'à son échec de 1981 et François Mitterand a laissé libre cours aux journalistes.
Je suis d'avis que si le Président se sent diffamé qu'il puisse solliciter la protection de la justice mais pas forcément avec l'aide de l'ANR. Que surtout l'indépendance de la justice soit garantie pour les publicistes.
Un pays en guerre peut se permettre de contrôler l'information tout en portant pas préjudice à la presse.

Posté par bony, 06 décembre 2008 à 23:06

@Ouragan interessez-vous au Ruanda de manière sérieuse vous vous rendrez compte que l'appartheid au détriment des Hutu s'applique même dans sa forme la plus atténuée. Ils n'ont pas le droit de former un groupe au parlement où la contestation est interdite. Ils leur est interdit de s'asseoir ensemble,ils sont plutôt éparpillé pour contrer la vraie démocratie qui prône la règle d'un homme une voie. Je ne parle pas des marchés publics qui échoient en priorité aux entrepreneurs tutsi. Pour un pays qui combat la corruption celà est bien inquiètant.
On ne peut pas être partisan de la cause ethnique,on relève les conflits ethniques qui sont bien réels au Nord-Kivu.
Que de temps perdu. Les morts l'ont été pour rien et les réfugiés intérieurs n'auront que leurs yeux pour pleurer,ils ont tout perdu.

Le Nord-Kivu "matrice de toutes les guerres du Congo"
LE TEMPS.CH | 05.12.08 | 15h23 Réagissez (2) Classez Imprimez Envoyez Partagez
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L'enfer existe. Il a un nom, Kivu. Celui de cette région de l'extrême est de la République démocratique du Congo (RDC) dévorée par un conflit sans fin. Viols, massacres de civils, déplacements, épidémies, enfants soldats, trafic d'armes, pillages... Depuis plus d'une décennie, par intermittence mais avec un regain d'intensité ces derniers mois, il a donné à voir l'horreur sous toutes ses faces, l'impunité en toile de fond.


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Edition abonnés Fiche pays : Congo (République démocratique)
Considérée en des temps révolus comme le grenier du Zaïre, cette contrée avait tous les attraits d'un pays de cocagne. Fertiles, ses hauts plateaux verdoyants regorgent des matières premières convoitées par l'homme moderne : pétrole, gaz, coltan, cassitérite, or, diamants. Mais au Kivu, la profusion a tourné à la malédiction et au saccage. Et ses collines, situées au carrefour de la Tanzanie, de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi, sont devenues le réceptacle des tensions et des haines qui gangrènent le cœur de l'Afrique, la région des Grands Lacs. Un terrain de choix pour les affrontements ethniques, économiques et géopolitiques.

"La région du Kivu est la matrice de toutes les guerres du Congo. Elle cristallise toutes ses fractures", assène Alain Bischoff1, consultant indépendant. Pour le comprendre, un détour rétrospectif s'impose. Entre 1996 et 2003, l'ancienne colonie belge est transformée en champ de bataille sans précédent en Afrique. Deux guerres, huit armées engagées, qui feront, par la faute des combats et des crises humanitaires résultantes, 4 à 5 millions de morts dans un silence planétaire assourdissant. C'est le tribut le plus effroyable depuis la Seconde Guerre mondiale. Les causes en "remontent à très loin", explique Bob Kabamba, de l'Université de Liège. A l'époque où la Belgique régente implacablement le Congo et le Rwanda voisin. Les colonisateurs ont instillé le poison originel, le clivage ethnique : "Les Belges ont institutionnalisé un modèle de société dans lequel les seigneurs tutsis dominaient les agriculteurs hutus. Rien de tel n'existait avant, un individu passait d'une catégorie à l'autre."

En 1959, exaspérés par les privilèges de l'aristocratie tutsie, les Hutus se révoltent. Pour la première fois, les ethnies s'affrontent au Rwanda, et des Tutsis sont massacrés. Les survivants s'exilent, en Ouganda, au Burundi, ou au Kivu. Ils y rejoignent la population rwandophone (Hutus et Tutsis), déjà implantée en vagues successives, qui coexiste, bon an mal an, avec les Congolais de souche. "Avec l'afflux de réfugiés, ces différences commencent à être politisées et à faire problème", poursuit Bob Kabamba. Sur les collines densément peuplées du Kivu, les rancunes foncières échauffent les esprits... Mais le maréchal Mobutu, qui règne en maître sur le pays depuis 1965, a instauré "un Etat fort et une centralisation qui étouffent les conflits latents".

Le chaudron du Kivu n'entrera en ébullition que trente ans plus tard, avec, pour détonateur, le génocide qui foudroie le Rwanda. Entre avril et juin 1994, 800000 personnes, tutsies pour la plupart, sont massacrées par leurs compatriotes hutus. Les Tutsis du Kivu rejoignent le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame, un exilé tutsi rwandais, qui, parti de l'Ouganda, se lance à la conquête de Kigali, la capitale du Rwanda. En juillet 1994, il fait chuter le pouvoir hutu. Trois millions de Hutus fuient le pays, dont 1 à 1,5 million parviennent sous escorte internationale dans des camps de réfugiés au Kivu, à quelques kilomètres de la frontière.

Cet afflux achève de rompre l'équilibre ethnique précaire de la région. Parmi eux, des miliciens interahamwe, les exécutants du génocide, et des soldats hutus. Ils reconstituent un appareil militaire (renommé Forces démocratiques de libération du Rwanda, FDLR, en 2000) dont l'objectif est de "terminer le travail" au Rwanda. Une visée intolérable pour Paul Kagame, qui, arguant de la menace sécuritaire, attaque, au côté de l'Ouganda, le Zaïre en octobre 1996.

"Il n'y a pas de doute, le génocide est l'élément déclencheur. Mais côté congolais, le terrain était pourri depuis longtemps", enchaîne Jean-François Hugo, spécialiste de l'Afrique centrale, en poste à Kinshasa pour l'Union européenne. Depuis des années, l'emprise de Mobutu sur son immense pays (2,4 millions de km2) se délite et l'armée corrompue est en déliquescence. A quelque 1500 km de la capitale Kinshasa, dans le Kivu, une insurrection gronde, sur fond d'effervescence ethnique avivée par le voisin rwandais. Laurent-Désiré Kabila en prend les commandes, avec l'appui du Rwanda et de l'Ouganda. En quelques mois, il fait marche sur Kinshasa d'où il chasse Mobutu, en mai 1997. Le Zaïre du dictateur à la toque léopard devient la RDC.

Elle est à peine rebaptisée qu'une seconde guerre éclate en 1998. Il s'agit cette fois d'"une guerre de prédation", rappelle Jean-François Hugo, déclenchée par l'appétit du Rwanda et de l'Ouganda. Ils considèrent que leur soutien d'hier à Kabila n'a pas été suffisamment payé en retour : ils veulent leur part du gâteau congolais. La RDC s'embrase à nouveau et, par le jeu fluctuant des alliances régionales, jusqu'à huit armées différentes s'y affrontent, chacune prenant part au pillage des ressources. En janvier 2001, Kabila est assassiné dans des conditions troubles.

De règlements en accords de paix, en 2003, la RDC semble enfin s'engager vers l'apaisement. Les troupes étrangères se retirent. Avec le patronage de la communauté internationale, un processus de démocratisation est couronné en 2006 par l'élection à la présidence du fils de Laurent-Désiré, Joseph Kabila. Une mission de maintien de la paix, la Monuc, déploie ses 17000 hommes.

Mais la question spécifique du Kivu a été négligée. Et ses deux provinces (Nord et Sud) continuent de vivre dans la terreur qu'y font régner les armes, notamment celles de Laurent Nkunda, entré en rébellion en 2004. Tutsi congolais, ancien du FPR de Kagame, il a participé à l'insurrection de Kabila avant de s'en éloigner. Il se pose en protecteur de la communauté tutsie, et reproche à Kinshasa son manque de volonté à régler le problème du FDLR.

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LE TEMPS.CH | 05.12.08 | 15h23 (Page 2 sur 2)
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Les faits d'armes succèdent aux accalmies. Puis, en janvier 2008, une conférence de paix à Goma, la capitale du Nord-Kivu, suscite l'espoir d'un règlement. Il vole en éclats dès le mois d'août, lorsque Laurent Nkunda lance une offensive féroce contre les troupes de Kinshasa, qu'il accuse de collaborer avec le FDLR. L'accord signé en novembre 2007 à Nairobi, qui prévoyait le désarmement et le rapatriement des miliciens hutus, souvenirs vivants du génocide, est resté lettre morte. Nkunda exige dorénavant de négocier d'égal à égal avec le pouvoir congolais. Mal équipés et piètrement dirigés, les soldats congolais abandonnent une à une leurs positions, violentent et écument dans leur débâcle, tandis que la Monuc se révèle inapte à endiguer le chaos. Depuis la reprise des combats fin août, et alors que s'abattent les trombes diluviennes de la saison des pluies, 250000 personnes ont été jetées sur les routes et dans des camps déjà surpeuplés. Personne ne peut dire combien sont mortes.


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L'ONU dépêche un émissaire, le Nigérian Olusegun Obasanjo. La diplomatie mondiale s'agite. Mais elle est divisée. "L'argumentaire de la protection de la minorité tutsie masque la principale motivation de Nkunda, le pillage des mines", soutient Alain Bischoff. Pour son propre compte. Et celui du Rwanda, pays exigu et pauvre en ressources, affirme-t-il : "C'est une évidence. En retour, le Rwanda le paie de produits d'intendance et de nourriture. La rébellion n'existerait pas sans le Rwanda."
Cette perception d'une déstabilisation du Kivu fomentée depuis Kigali - ce que dément le Rwanda - est largement partagée des milieux francophones (France, Belgique). Mais dans le camp anglo-saxon, on voit les choses différemment. "Il ne s'agit pas de nier la possibilité d'une implication du Rwanda. Mais personne n'en a fourni la preuve formelle. Et même s'il soutenait Nkunda, le Rwanda en aurait la légitimité, car la RDC et la Monuc n'ont rien fait pour désarmer le FDLR", affirme ainsi J. Peter Pham, professeur à la James Madison University (Virginie, Etats-Unis), qui se présente comme un conseiller de Washington sur l'Afrique. "Américains et Britanniques considèrent que Kagame et Museveni [le président ougandais] font partie d'une nouvelle génération de dirigeants africains, aptes à développer économiquement leur pays. Ce qui n'est pas faux", décrypte Jean-François Hugo.

D'autres considérations valent à Paul Kagame la mansuétude américaine. "Les Rwandais ont su se rendre utiles, explique Fabienne Hara, de l'International Crisis Group. En coopérant dans la lutte contre le terrorisme, en envoyant des soldats de maintien de la paix au Darfour." Et surtout, quatorze ans après, le génocide, dont, impassible, l'administration Clinton avait refusé d'admettre l'inexorabilité, hante toujours Washington. "Le Rwanda sait jouer de cette mauvaise conscience", affirme Bob Kabamba. Aussi, pour les Anglo-Saxons, la responsabilité du drame du Kivu doit beaucoup à l'incapacité de Joseph Kabila, en dépit des espoirs suscités par son élection, à remettre son pays en ordre et son armée au pas. "Rien n'a changé, poursuit Jean-François Hugo. La corruption reste caractéristique d'un Etat prédateur qui entrave le développement du pays." Cette réalité n'est pas ignorée à Bruxelles ou Paris. Mais on préfère y jouer la carte d'un maintien à flot de la RDC. La Belgique, parce qu'elle a des intérêts à y préserver. La France, qui entretient des relations exécrables avec le Rwanda, parce que la RDC, colosse africain sur le papier, est aussi le plus gros pays francophone au monde.

La faiblesse structurelle et la rigidité de l'Etat congolais, l'intransigeance rwandaise et la détermination de Laurent Nkunda augurent mal d'une solution négociée au drame du Kivu. Les divergences internationales aussi. Pourtant, chacun est conscient de l'urgence : il faut éviter une nouvelle boucherie. "Avec un minimum de bonne volonté", et une bonne dose de pressions diplomatiques, on peut résoudre la crise, conjure Fabienne Hara. Pour qu'un jour cesse le martyre des habitants du Kivu.

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Angélique Mounier-Kuhn

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Angélique Mounier-Kuhn

Posté par bony, 07 décembre 2008 à 00:17

BONY je vous comprends très bien comme vous venez de le soulignez au Rwanda les hutus n'ont pas droit de former un groupe parlementaire ou de protester,ils sont museler par le pouvoir sauf qu'au rwanda malgré ce que vous avez de détailler il n'y a pas de rébellion ,il n'y a pas de désastre humanitaire comme en RDC
les hutus au Ruanda font fortune bon coeur que les hutus FDLR en RDC et les tustis qui egixe tout du pouvoir congolais, d'ailleurs les tustis viennent d'obtenir gain de cause pourquoi c'est qui ne pas possible au Rwanda l'est en RDC ?
au risque d'être accuser d'offense au chef de l'état je préfère me taire cette fois
le pouvoir congolais et son armée après etre défait sur le champ de bataille accepte de négociations direct avec Nkunda sous la houlette de kigali
attendons la réaction de FDLR et mai-mai
parce que les tustis ont exclue toute participation de FDLR et mai-mai aux négociations
j'espère sincèrement que le pouvoir congolais a eu raison de capituler sur toute la ligne
remarque après le refus de l'angola et de l'europe d'aider le pouvoir congolais les pauvres n'avez plus le choix c'est NKUNDA qui mènent le tango; il donne le la et les kabilistes exécutent la danse

Posté par OURAGAN, 07 décembre 2008 à 01:10

Il faut être cohérent avec vous même. Vous magnifiez une dictature,celà vous regarde. Les problèmes avec le Ruanda nous les avons évités en 1960. Le Ruanda Urundi était une province congolaise. Nous n'avons jamais voulu d'une province où les notables ont souvent quitté le pouvoir après qu'ils aient été assassinés. Dès qu'on nous a accordé notre indépendance nous nous sommes désinteressé de la province Hutophone.
Il ne faut pas tromper le monde. Le gouvernement de Kinshasa refuse de négocier avec Nkundabatuaré,principalement Joseph Kabila lui même pose une fin de non recevoir à toute idée de négociation. Les diplomates discutent c'est leur métier.
Vous avez une lecture étrange de ce qui se passe au Noed-Kivu. Personne ne veut de la guerre au Kivu. Ceux qui donne leur argent veulent la paix pour pouvoir récuperer leurs billes au plus vite.
Nkundabatuaé est reduit à rançonner les gens à la frontière et au Masisi. Les forces de l'ONU sont composées de dix-sept milles personnes. S'ils étaient vraiment venus pour forcer la paix ils l'auraient fait depuis longtemps. Ils ont pris comme mot d'ordre Zéro mort. Ils ont peut être réussi mais les forces congolaises les plus mal entrainées l'ont été par leur soins.
L'Angola n'a pas refusé. Les forces congolaises sont entrainées par l'Angola. La langue portugaise a été entendue à plusieurs reprises pendant les combats. Les forces les plus aguéries sont ceux là même qui ontété entrainées par les angolais. L'ONU a demandé gentiment à l'Angola de ne pas s'impliquer le Congo ne courant aucun risque.
L'idée même de faire la paix fait plaisir à nos compatriotes dont 65% ont regagné leurs domiciles à Kanyabayonga.

Posté par bony, 07 décembre 2008 à 02:31

Site de Cédric est opérationnel

Le site de Cédric Kalonji est opérationnel, avec une nouvelle configuration, je vous invites à aller laisser des textes.

congoblog.net

Je viens d'avoir Cédric au téléphone.

Prof.tongo etani

Posté par tongo etani, 08 décembre 2008 à 16:01

Faisons attention aux français et aux belges

BA FRANCAIS ET BELGES, BA MBELI YA MINO MIBALE, BALINGI BISO TSEEEEE, KAKA INTERETS NA BANGO: meso buaki, totimbela bango!!!!

ADHABU YA KABURI AIJUA MAITI "Seul le cadavre connaît la punition de la tombe Prof tongo etani

15.12.08 Kivu : la French connexion ou la double inconstance (HNS)
lundi 15 décembre 2008, par jesusparis

Alors que son influence est diminuée au Kivu, la France est prête à tout pour y reprendre pied. Quitte à se rapprocher d’un de ses ennemis jurés, le président rwandais, Paul Kagamé. Avec en arrière-plan, toujours le même objectif : le pillage des richesses de l’Afrique.


Ah Non ! Ah ça, Non ! Depuis 15 ans, le président rwandais, Paul Kagamé nous est présenté par les colporteurs du discours Elyséen comme le « pire criminel en exercice en Afrique », le dictateur omnipotent des Grands Lacs, le deus ex machina du génocide, le « khmer Noir » et voici que l’on découvre que notre diplomatie est prête à tout pour se rapprocher de lui. Si l’on suit pas à pas cette logique, la France, une fois de plus, s’apprête à soutenir un tyran. Et c’est bien tout le problème que doivent affronter Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner : se défaire de ce discours, renier la doctrine passée, et d’abord mettre à bas ces maudits « mandats Bruguière », dont Paul Kagamé a fait un préalable rédhibitoire. Il faut dire que la France est en demande. Car en 2008, son influence et les dividendes afférents se trouvrent en grande perdition dans la région des Grands Lacs. De fait, Joseph Kabila semble prendre quelques libertés et l’annonce de la signature d’un contrat minier de 10 milliards de dollars avec la Chine a eu l’effet d’un tremblement de terre dans la vieille mécanique occidentale du pillage du Congo. Voici que les dogmes tombent et des alliances impensables se forment pour faire front.

La France au côté des Anglais ! En effet, la présence de David Miliband, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, aux côtés de Bernard Kouchner lors de sa tournée d’urgence dans la région, n’avait rien à voir avec un quelconque covoiturage. Il va falloir repenser l’avenir. Quoi qu’il en soit, pour se rapprocher, il faut au moins que l’autre ne s’éloigne pas.

En l’occurrence Paul Kagamé sait parfaitement qu’il n’a rien à gagner à pérenniser la rupture. Au contraire, il a beaucoup à tirer d’un rapport de force qui lui est somme toute très favorable en ce moment. Il apparaît donc en ce mois de novembre que le ping-pong « mandat Bruguière/commission Mucyo » pourrait bien n’avoir été qu’une totale instrumentalisation de l’accusation de complicité de génocide. Du reste de nombreux éléments incitent à douter de la réelle volonté de Kigali de traîner en justice les responsables français largement impliqués dans la collaboration franco-rwandaise de 1990 à 1994.

En réalité, Paul Kagamé connaît parfaitement les limites du jeu qu’il pratique. En ce sens, pour lui aussi la complicité française n’est qu’un levier de négociation, en plus d’une posture destinée à alimenter aux yeux de son peuple une image d’indépendance et d’intransigeance face à l’Occident. Mais en 2008, pour Paris et Kigali, « l’important » est ailleurs : au Kivu.

Coltan City
Très peu de zones du globe peuvent rivaliser avec ce qu’est devenu le Kivu. Une terre de non-droit, où, dés que l’on s’éloigne des quelques grandes villes (Kalémie, Uvira, Bukavu, Goma, Rutshuru…) l’état est en faillite totale et l’insécurité permanente. Si les populations en souffrent à un degré inimaginable, (l’Indice de développement humain officieux de la région Kivu est considéré comme le plus faible du monde), les affairistes de toutes sortes s’en réjouissent. Ici, on creuse dans de petites exploitations très artisanales, pour des minerais à très forte valeur ajoutée comme le coltan, l’or ou la cassitérite. Dans la jungle équatoriale, nul besoin des grosses infrastructures du Katanga pour exfiltrer vers les pays voisins de grandes quantités de ces minerais. Le Rwanda de Paul Kagamé l’a parfaitement compris, qui exporte chaque année plus de cinq fois sa production nationale de Coltan (à Kigali, le quartier de Nyarutarama est même surnommé « Coltan City »). Certaines fortunes rwandaises se sont bâties sur ce commerce, tel Alexis Makabuza, un des principaux contributeurs financier du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda. En effet, pour ce petit commerce, il est indispensable d’annexer des zones minières. C’est ce qui se passe au Kivu. C’est donc une autre grille de lecture du conflit que le sempiternel raccourci occidental de l’opposition Hutu/Tutsi. La prédation du sous-sol kivutien se fait sous la tutelle des deux « parrains », Jospeh Kabila et Paul Kagamé. Dans ce schéma, eux-mêmes traitent par rebellions interposées - CNDP, FDLR, Mai Mai, etc…- laissant des seigneurs de guerre administrer en toute impunité des zones entières du territoire. Un regard distancé oblige à dire que depuis la fin de la seconde guerre du Congo en 2003 et les élections de 2006, et malgré les accords de Nairobi (novembre 2007) et de Goma (janvier 2008), rien n’a vraiment changé au Kivu. Pourtant sur un plan militaire, les forces en présence sont dérisoires. Mais de tout côté, il semble qu’un arrangement tacite ait été trouvé. Les bases des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leur région d’implantation sont connues. De même, leur nombre et leur valeur combattante ne peuvent être un obstacle à leur désarmement par la force. Les 5000 hommes de Laurent Nkunda, avec parmi eux beaucoup de Rwandais, ne sont pas non plus une « menace militaire », au sens des capacités combattantes occidentales. En revanche, le pouvoir de nuisance sur les civils de ces groupes est considérable et leurs exactions restent systématiquement impunies. Dans ce paysage, l’armée nationale congolaise (FARDC) ne jouent pas un rôle moins politique, consacrant l’échec du processus d’intégration des diverses rebellions dans l’armée promu par l’accord de Sun City en 2003. Sur le terrain la population sait bien qu’il y a autant à redouter des soldats de l’armée nationale que des rebelles, comme en témoignent encore les massacres de Kiwanja, début novembre.

Kagamé, futur membre de la Françafrique ?
Il est certain que depuis cinq ans, jamais la communauté internationale ne s’est vraiment préoccupée de suivre et de soutenir le processus de paix dans la région. Ainsi, la MONUC, objet de toutes les critiques du moment, n’alignait dans le Nord Kivu, jusqu’à cet été, que 3900 hommes, dont 2400 combattants équipés, sur un territoire impénétrable de 60 000 km2 ! Loin des 17000 hommes, en fait ventilés sur les 2 500 000 km2 de la RDC.

Comme toujours l’hypocrisie internationale est immense. La reprise des combats de Laurent Nkunda, l’accélération du rapprochement de la France avec le Rwanda, l’absence de volonté de rétablir l’ordre au Kivu - une litote -, les touches maladroites de Bernard Kouchner envisageant d’envoyer des troupes tricolores à Goma, la présence ou l’absence de soldats angolais pour venir en aide à un Joseph Kabila de plus en plus distant alors même que Nicolas Sarkozy s’est entretenu à plusieurs reprises avec le président Eduardo Dos Santos, il se tisse, dans la région des Grands lacs, une toile d’araignée de plus en plus en plus complexe, autour d’un objectif éternel, le pillage des richesses de l’Afrique. Le cynisme des dirigeants occidentaux est tel que la contradiction ne leur fait pas peur. Il est vrai que les médias sont rares à relever l’inconstance du discours. Paul Kagamé est certainement un criminel de guerre et son usage de la menace FDLR, son soutien du RCD Goma lui octroient indiscutablement une place dans la famille des mauvais génies d’Afrique, au côté des Sassou, Biya, Eyadema, Déby, Compaoré, Bozizé et consorts. Il lui restait à rentrer dans le cercle Françafricain. Avec l’assistance de Bernard Kouchner cela va être fait, et l’on peut compter sur le French doctor pour l’emballage émotionnel de l’opération. Mais ce contre-pied évident ne signifie aucunement la plus petite remise en question de la Françafrique, tout juste une nouvelle alliance au mépris des peuples. Très bientôt, peut être, verrons-nous Paul Kagamé appeler de ses vœux une intervention militaire européenne, fusse-t-elle française, sous un mandat quelconque, au Kivu. Pour contrer Kabila, il faudra bien ça.

Dans ce contexte nouveau, on se doute bien que les grands commis de l’état, impliqués dans le génocide de 1994 se frottent les mains : si Kagamé devient un ami, ceux qui continueraient à insister sur la complicité ne pourraient être que de mauvais esprits…

Vincent Munié



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Posté par tongo etani, 15 décembre 2008 à 13:37

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