08 février 2010
L’étrange cas d’INGE LYNN COLLINS BONGO, l’ex-épouse américaine du Président Ali Bongo Ondimba

INGE LYNN COLLINS BONGO
Ex-épouse du Président Ali Bongo Ondimba
Elle tient les formulaires de demande d'assistance sociale
Bureau 68615-A
Comté de Riverdale, Californie, en 2009
(Crédits)
Aux Etats-Unis, lorsqu’au début du mois de septembre 2009, juste dans la foulée de la contestation des résultats des élections présidentielles donnant Ali Bongo Ondimba vainqueur, les téléspectateurs américains de la chaîne ABC étaient choqués par le comportement de celui qui venait d’être élu au Gabon.
Les Américains étaient choqués non pas par le fait qu’Ali Bongo Ondimba perpétuait l’oligarchie kleptocrate instituée par son père défunt mais par ce que révélait l’ex-épouse américaine du président élu du pays qui compte parmi les plus grands producteurs de l’or noir sur le continent africain.
Inge Lynn Collins Bongo révéla que non seulement Ali Bongo Ondimba la battait et était bigame (étant encore légalement marié avec elle dans la loi américaine), mais qu’il était aussi radin insensible, un mari défaillant à son devoir alimentaire et de soutien à sa première femme abandonnée. Une image illustrant l’article sur l’un des sites d’information répercutant l’interview d’Inge Lynn Collins Bongo la montrait, formulaires entre les mains, dans les bureaux d’assistance sociale du Comté de Riverdale pour y solliciter des coupons de rations alimentaires (photo ci-haut).
Une honte proverbiale — tant pour le Gabon que pour l’Afrique. Et certains Américains avaient fait des gorges chaudes sur le danger que couraient les Américaines à épouser des Africains qui, pour la plupart, sont menteurs, escrocs et polygames. Inge Lynn Collins dit au reporter d’ABC :
« Le Gabon est un pays fait de nantis et de démunis, les nantis étaient tous des Bongo… Quand je me plaignais de cette situation, ils se marraient littéralement. Ils pensaient que les Américains étaient idiots pour se soucier des droits de l’homme ».
On ne peut que féliciter cette Américaine si pleine de bonté et de générosité qui, malgré son mariage à un « nanti », avait à cœur le sort des damnés de la terre gabonaise.
Le 4 février 2010, le Sous-comité permanent des investigations du Comité sur les affaires intérieures et de la sécurité du Sénat américain a rendu public un rapport de 330 pages titré « Tenir la corruption étrangère hors des Etats-Unis : Quatre études de cas ».
Les 4 études de cas sont ainsi énumérés : 1) L’étude de cas Obiang (Guinée équatoriale) ; 2) L’étude de cas Bongo (Gabon) ; 3) L’étude de cas Abubakar (Nigéria) ; et 4) L’étude de cas angolais.
Ces études de cas détaillent la malfaisance financière de certaines « Personnes Politiquement Exposées (PPEs) » africaines qui, se comportant en hors-la-loi financiers, ont enfreint et continuent à enfreindre la loi américaine contre le blanchiment d’argent « en utilisant les services des institutions financières et des professionnels américains pour introduire aux Etats-Unis de grosses sommes provenant de fonds suspects pour servir leurs intérêts ».
Dans ce cas, les « fonds suspects », en clair, c’est l’argent volé par les kleptocrates africains des « démunis » de l’Afrique dont le sort préoccupe énormément Inge Lynn Collins Bongo.
Mais il se fait que la bonne Samaritaine Inge Lynn Collins Bongo est une menteuse fieffée dont l’effronterie dans l’affabulation ne le dispute qu’à sa maîtrise des filières intercontinentales du blanchissement d’argent.
Inge Lynn Collins Bongo a non seulement facilité le vol par son mari des démunis de son pays, mais elle a personnellement volé au peuple gabonais plus de 2 millions de dollars sur une période de 10 ans, vol documenté par l’investigation du Sénat américain. Je dis bien « documenté » car on ne sait avec certitude si elle a d’autres comptes dans des banques offshores ou de l’argent liquide dans des coffres des banques américaines. En effet, Yamilee Bongo-Astier, demi-sœur du Président Ali Bongo et belle-sœur d’Inge Lynn Collins Bongo, « avait 1 million de dollars en billets froissés de 100 dollars emballés dans son coffre dans une banque » de New York, bien qu’elle se déclarait « étudiante sans emploi ».
Pour sa part, Inge Lynn Collins Bongo « avait accepté de multiples virements offshores dans ses comptes en fiducie et utilisé ce fonds pour maintenir un mode de vie somptueux et déplacer l’argent à travers le réseau des comptes bancaires et des comptes titres à son avantage et à l’avantage de son mari ».
L’analyse du rapport du Sénat sur les activités financières d’Inge Lynn Collins Bongo est accablante :
« Pendant dix ans, de 1999 à 2009, Mme Collins Bongo avait un compte en fiducie appelé Collins Trust à Fidelity Investments. De plus, pendant trois ans, de 2000 à 2003, elle avait des comptes Collins Trusts à HSBC. Ces deux institutions financières n’étaient pas au courant de sont statut PPE [Personnes Politiquement Exposées], de son mariage au Ministre de la Défense du Gabon, et de son association avec la famille Bongo au Gabon.
Cette ignorance était due en partie par son utilisation de Collins, au lieu de Bongo, pour ouvrir ses comptes et procéder à ces transactions.
Dès l’abord, de 2000 à 2002, Mme Collins Bongo utilisa son fonds commun de placement à Fidelity comme un compte chèques pour déplacer près de 2 millions de dollars à travers le réseau de ses comptes dans d’autres institutions financières. Au cours de la même période, elle utilisa son compte à HSBC pour recevoir des transferts bancaires substantiels totalisant près de 650.000 dollars des banques offshores, sans qu’aucune question ne lui soit posée. Lorsque chacune de ces institutions financières remarqua finalement cette transaction inhabituelle et examina l’activité du compte, chacune d’elles découvrit rapidement le statut PPE de Mme Collins Bongo. Une banque, HSBC, réagit en fermant son compte ; l’autre permit au compte de rester ouvert au vu des fonds infimes qui y restaient et du manque d’activité récente ».
On peut donc arguer que le Président Ali Bongo Ondimba est un voleur, un kleptocrate, un bigame (selon Inge Lynn Collins Bongo), un tricheur des élections (selon l’opposition gabonaise), mais l’homme n’est certainement ni radin ni mari défaillant à son devoir alimentaire et de soutien à sa première femme.
En fait, le rapport du Sénat dit clairement que « de 1999 à 2009 » Inge Lynn Collins Bongo menait des activités financières intenses dans le « réseau » de ses différents comptes bancaires et brassait des millions de dollars (les tableaux détaillés de ses transactions donnés dans le rapport sont étourdissants et montrent des opérations sophistiquées de blanchiment d’argent dignes d’un baron de la drogue latino-américain).
Mais comme le reportage d’ABC montre aussi Inge Lynn Collins Bongo sollicitant et obtenant l’assistance sociale en 2009, qu’elle ne s’étonne donc pas de voir les autorités californiennes la traîner bientôt en justice pour fraude et larcin des biens publics…
Commentaires
Subtil comme stratégie de la dame, surement sur conseil de ses avocats sentant le vent défavorable, elle court devant les cameras solliciter les coupons!!! LOL LOL
Alex sista aza mobola te, azoluka climatiseur ya pio, a sentir mupepe ya moto ezoya.
Question faut-il punir le voleur ou la "famille" ?
@Ouragan,
De ton retour de Kinshasa, tu as fait mention de l'état lamentable des routes à Kinshasa et je te félicite pour ta franchise. Certains vous ont traité d'avoir manqué de courage de reconnaitre à la nouvelle équipe gouvernementale issue des élections qu'elle est entrain de reconstruire le pays depuis que vous avez rejoint le camp de l'opposition.
Mais comme on dit chez nous, Dieu ne dors pas (Nzambe alalaka te!!!), voici qu'un article de Radio-Okapi nous donne la cartographie des routes trouées de Kinshasa (1), alors que l'on nous balance sans cesse des slogans du genre les "5 chantiers sont une réalité".
Je me demande à quand on aura aussi nos "PPEs" congolaise dans tous les autres pays du monde car on ne peut pas nous dire que la RDC se recontruit et que des entreprises ont gagné des marché de reconstructions sans que des changements palpables puissent être observés.
Où donc passe cet argent sorti du trésor public pour le compte de la reconstruction.
Un des cas le plus flagrant, fut celui observé dernièrement à l'ISHI. Une route réhabilité de 300 mètres(2) et dont le 1er batisseur de la république a bien voulu marqué de sa présence présidentielle. Cette route s'est affaissée au passage du 1er véhicule et ce, 15 minutes après l'inauguration ô si majeustieuse de cette route et le gouverneur de la ville, sans honte, dira "cela n'a été qu'un essai, et qu’ils feront mieux la prochaine fois".
Je suppose qu'il entendait par la prochaine fois, le prochain mandat....
1.
http://radiookapi.net/index.php?i=53&l=0&c=0&a=26319&da=&hi=0&of=27&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&br=qst
2.
http://radiookapi.net/index.php?i=53&l=0&c=0&a=26189&da=&hi=0&of=151&s=&m=2&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&br=qst
Trop facile !
C'est facile de tourner en dérision l'homme que l'on vient de quitter. A-t-elle donné des preuves de ce qu'elle a dit ? C'est ce que l'on appelle des accusation gratuites. Quant à ses comptes en banque, visiblement les peuves qu'elle n'est pas dans le besoin sont claires !
cynisme et perversité, bienvenue dans notre humanité !
Le message posté par ALEX est une illustration pratique de certaines réalités humaines et bassement crapuleuses qui entretiennent le désordre économique, financier et comptable de notre monde.
On comprend mieux, en lisant ledit message, certaines motivations individuelles inavouables de ces gens à cause de qui les comptes budgétaires des Etats africains sont, comme les particules d'antimatière créant de l’énergie au contact de la matière qu’elles neutralisent, des fosses sceptiques où se déposent et disparaissent les pestilentes déjections comptables utiles au désordre économique dans lequel nous vivons.
Les sénateurs états-uniens tentent cyniquement de faire croire que leur pays n’a rien à voir avec lesdites déjections pestilentes. C'est pervers.
Après avoir lu le message posté par ALEX et avant de lire les commentaires des Internautes qui signent LUKA MAMBU et SAINT-RALPH, je me suis dit que le message relevait de la société du spectacle et qu’il s’agissait encore des péripéties de romantisme amoureux. Mais j’avais le sentiment de me tromper en me contentant d’une telle appréciation. J’avais le sentiment de n’avoir pas percé l’intérêt didactique du message de ALEX, lui qui ne passe pour écrire des romans d’amour alors qu'il raconte une amoureuse déçue
Après avoir lu les commentaires de LUKA MAMBU et SAINT-RALPH, qui abondent eux aussi dans le sens de mon premier constat : déception amoureuse d'une femme indélicate, le sentiment de me tromper est devenu un malaise parce que, d’habitude, en lisant les commentaires des Internautes sur ce blog, il m’arrive souvent de modifier (améliorer) mon appréciation ou ma formulation. Or, cette fois-ci, la lecture de LUKA MAMBU et de SAINT-RALPH ne résonnait pas dans mon esprit comme une mise en garde ou un correctif mais simplement comme une confirmation de ma première appréciation. Alors, le malaise s’accentue : mais à quoi donc ALEX a-t-il bien voulu nous inviter à réfléchir ?
Finalement, le déclic s’est fait en pointant le Rapport de la sous-Commission permanente des enquêtes au Sénat des Etats-Unis, un rapport qui tente de justifier, à partir de quatre histoires emblématiques impliquant des acteurs étatiques africains, l'illusoire nécessité de maintenir la corruption étrangère en dehors des Etats-Unis.
Ah, ce cher ALEX, un vrai maître d’école, une sorte de Socrate à l’ère de la globalisation électronique. On croit qu’il nous raconte surtout une histoire de dépit amoureux entre personnes indélicates alors qu’il nous amène à toucher du doigt la logique prédatrice du système dans lequel nous vivons et que, d’une certaine façon, nous entretenons comme des victimes qui prennent soin de leurs bourreaux … pour ne s’en plaindre que quand ladite logique se retourne contre elles, elles en tant que victimes consentantes prêtes à faire, elles-mêmes, d’autre victimes à la première opportunité qui leur sera offerte pour mentir et tromper. Telle est la dame que décrit ALEX. Mais il ne se limite pas à la dame.
Y a-t-il encore des innocents dans notre monde ? Même les personnes, qui se font passer pour des victimes, sont souvent, à y regarder de plus près, prêtes à faire d’autrui leur victime.
Ainsi, après avoir, comme on dit en arabe, « profité de le sueur » des Gabonais, la dame, dont il est question, réussit à « profiter de la sueur » des contribuables californiens en se faisant passer pour une indigente éligible à l’aide sociale. Comme il n’approuve pas ce genre de comportement, ALEX conclut que « sollicitant et obtenant l’assistance sociale en 2009, [ que ladite dame ] ne s’étonne donc pas de voir les autorités californiennes la traîner bientôt en justice pour fraude et larcin des biens publics… »
Avant de « profiter de la sueur » des contribuables californiens, la dame et son ex-époux, illégalement mariés entre eux, se sont alimentés, au détriment de l’intérêt général des populations africaines, de l’argent confisqués auxdites populations et transféré dans les flux financiers des réseaux bancaires internationaux où l’argent des populations africaines est gaspillé par des vampires, à savoir lesdits réseaux bancaires internationaux, qui, comme dans les films de Dracula, boivent non seulement le sang de victimes innocentes mais aussi le sang des inconscients qui se mettent au service des vampires.
Ce disant, on perçoit le cynisme du Rapport de la sous-Commission permanente des enquêtes au Sénat des Etats-Unis qui prétend cyniquement vouloir maintenir la corruption étrangère en dehors des Etats-Unis alors que, comme on le voit, une fieffée corrompue et corruptrice se nourrit de la sueur des contribuables états-uniens à l’intérieur même des Etats-Unis après avoir, comme un vampire, participé à des vols au détriment des citoyens gabonais.
Bravo pour le cynisme des sénateurs états-uniens s’ils parviennent à faire croire, à qui que ce soit, qu’ils peuvent faire en sorte que les Etats-Unis d’Amérique soient détachables du système corrupteur globalisé dans lequel nous vivons.
ALEX, votre démonstration, bien plus plaisante qu’une explication technique de la perversité des règles de consolidation comptable internationale ou des termes de l’échange, nous montre avec pertinence le monde dans lequel nous vivons.
Et dire que nous avons des enfants qui naissent dans un tel univers !
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