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ALEX ENGWETE

Congologie : Espace d’analyses et d’opinions sur la culture et la politique du sous-continent de la République Démocratique du Congo. Contact: alexengwete@gmail.com

13 mars 2010

La géométrie variable des ONG œuvrant en RDC: Blablateurs et Opérateurs

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Dr. Peter M. Lewis
Directeur
Programme des Etudes Africaines
The Johns Hopkins SAIS
Washington, D.C.
(Photos: Alex Engwete)

 

Le mercredi 10 mars, entre 12h30 et 14h30, heure de l’est des Etats-Unis, j’ai assisté à une conférence portant sur le thème d u « Conflit en République Démocratique du Congo et le rôle des acteurs internationaux: la perspective des ONG ». Cette conférence faisait partie de la Série des Conférences du Printemps 2010 du Programme des Etudes Africaines de l’Université Johns Hopkins SAIS. La série semble intense cette saison : jeudi 10 mars, Howard Wolpe, l’envoyé spécial du gouvernement étatsunien dans la région des Grands Lacs était au programme. Puis, en succession rapide : Jason Stearns, qui a longtemps été sur le terrain dans les Kivu et qui anime le blog très informatif « Congo Siasa » ; et l’incontournable Gérard Prunier, auteur du livre-fleuve « Africa’s World War » [La Guerre Mondiale de l’Afrique]. Prunier, je le rappelle, est une encyclopédie vivante de la région des Grands Lacs.

Peter Lewis, le Directeur du Programme, introduisit le sujet et présenta les deux conférenciers qui représentaient deux ONG étatsuniennes ayant dans leur programme ou leurs projets la République Démocratique du Congo. D’entrée de jeu, Lewis, modérateur de la conférence, jeta la fondation de la conférence-débat avec le brio d’un maître des cérémonies assaisonné :

« Ils [les conférenciers] aborderont une série de questions qui sont quelque peu différentes dans le contexte des conférences et des exposés que nous avons organisés au cours des deux dernières années. Les nombreux analystes que nous avons accueillis ici étaient des universitaires qui ont une perspective analytique sur les différents aspects politiques, économiques et de gestion des conflits de la situation en RDC. Cependant, un groupe de voix a été absent— pas la seule voix mais l’une d’entre plusieurs, et nous essayons d’en inviter le plus grand nombre : la voix que représente la communauté des ONG. Le conflit en RDC a bien évidemment été décrit par nombre de gens comme la Guerre Mondiale de l’Afrique, ce qui implique, signifie qu’il y a eu un engagement international généralisé, une implication et une intervention internationales dans le conflit au Congo — qui s’accompagne de son lot d’atroces conséquences humaines, politiques et économiques… Et beaucoup d’acteurs extérieurs qui ont été impliqués dans ce conflit y sont allés pour des raisons géopolitiques, de sécurité et, évidemment, pour des raisons économiques. Qui plus est, parmi de nombreux pays voisins ainsi que  pour des forces non-officielles et non-nationales qui ont été impliqués, on compte évidemment  de nombreux acteurs économiques, des organisations internationales, plus particulièrement l’ONU, l’UA, des acteurs bilatéraux et des organisations humanitaires. Il y a ainsi toute une série de différents groupes extérieurs qui font partie de ce scénario, qui font partie de ce paysage ».

Les deux conférenciers étaient : Maurice Carney, Coordinateur de « Friends of the Congo » [Amis du Congo], et David Sullivan, Chercheur associé de « The Enough Project » (Projet Assez, c’est assez) et qui, en tant qu’ancien élève de l’Université John Hopkins SAIS, fut accueilli avec des remarques chaleureuses par le Directeur Lewis pour son rôle dans l’association des anciens étudiants.

Toutefois, avant que je ne donne un aperçu des exposés des deux conférenciers, que l’on me passe cette tirade fielleuse que je réserve depuis fort longtemps pour « Friends of the Congo » dont un projet me gratte dans le mauvais sens du poil :

Parmi les autres projets relativement valables que « Friends of the Congo » a concoctés pour le Congo, il y en a un qui est bizarrement excentrique : il est appelé le Projet du Monument de Patrice Lumumba. « Friends of the Congo » prétend que le Monument de Lumumba à Limete (je viens d’avoir au téléphone une Kinoise qui insiste que le monument se trouve plutôt à Matete, mais, à mon avis, puisqu’il fait partie du complexe de l’Echangeur de Limete, je persiste et signe), construit par des Nord-Coréens pour une bagatelle de 10 millions USD (un véritable braquage, à mon avis) ne ressemble point à Patrice Lumumba. L’ONG a apparemment le soutien de la veuve du héros national, Pauline Lumumba, et de son fils, Guy-François Lumumba qui, aux dernières élections présidentielles, a récolté moins de 1% des voix. Donc, selon l’étrange logique de « Friends of the Congo », il faut construire un autre monument de Lumumba qui ressemblerait vraiment à l’homme ! « Friends of the Congo » a un modèle conçu par l’artiste afro-américain Nijel BPG qui représenterait réellement Patrice Lumumba. Comme le monument est encore à bâtir, le modèle est évidemment en miniature. Et « Friends of the Congo » claironne : « Il ne reste qu’une seule (1) statue conceptuelle. Elle est disponible pour 3.500 USD. Cette statue est numérotée et signée par l’artiste Nijet BPG et Guy Patrice [sic] Lumumba, fils de Patrice Lumumba. Elle est accompagnée d’un Certificat d’Authenticité».

Ce genre de connerie est vraiment ce qui gâte la réputation des ONG en Afrique. Qui se préoccupe d’un autre monument de Lumumba au Congo ? Une anecdote : j’étais à Kinshasa en 2004 où j’ai vu une émeute étudiante provoquée par la chute de Bukavu aux mains des troupes du Général Nkunda. Au fait, je regardais les émeutiers à partir de la sécurité relative du salon où l’émeute passait en direct à la télé avant que le gouvernement ne coupe coupât précipitamment le signal des chaînes privées qui la relayaient (certains de mes voyages au Congo ont été de mauvais augure : en 2006, j’étais à Kin quand, le soir de la proclamation des résultats du premier tour des présidentielles, il y eut soudain une conflagration qui dura deux jours avec échange de tirs à l’arme lourde entre la milice de Jean-Pierre Bemba et la Garde Présidentielle de Joseph Kabila qui coûta la vie à 600 Kinois). Au cours de cette émeute étudiante de 2004, la MONUC avait ouvert le feu et abattu trois étudiants de l’Université de Kinshasa qui tentaient, avec d’autres émeutiers, de prendre d’assaut l’enceinte des casques bleus. Repoussés par les casques bleus, les émeutiers sont alors descendus sur le Monument de Lumumba (qui, selon eux, ressemble à l’homme, contrairement à ce que pense « Friends of the Congo ») qu’ils essayèrent en vain de  déboulonner. Au cours de cette émeute, les étudiants brandissaient le drapeau du MPR de Mobutu en tant qu’emblème de résistance au régime de Kabila accusé d’avoir « vendu » les intérêts du pays au Rwanda ! Je mentionne cette anecdote pour dire à « Friends of the Congo » que les leaders successifs à Kinshasa (y compris Mobutu qui avait personnellement trempé dans l’assassinat de Lumumba) n’ont eu de cesse de brandir à tout-va l’image de Lumumba au point qu’aujourd’hui la jeunesse associe l’image de ce héros de l’Indépendance à ce qu’elle perçoit comme l’« oppression » ambiante.

En second lieu, l’argent pour ce projet de monument inutile serait mieux investi dans un projet de développement, une école ou un hôpital par exemple. Mutombo Dikembe avait 20 millions USD disponibles : il est allé à Kin y construire un hôpital, pas un monument !

Troisièmement, Pauline Lumumba ou Guy Lumumba, contrairement à la famille de Martin Luther King aux Etats-Unis, n’a aucun droit sur l’image de Lumumba au Congo. L’image des héros nationaux est la propriété de l’Etat congolais dont une partie du territoire servirait d’ailleurs pour l’érection de ce monument. Et qui, dans le gouvernement congolais actuel, délivrerait à « Friends of the Congo » les titres fonciers nécessaires pour ériger un autre monument de Lumumba à Kinshasa ?

En dernier lieu et non des moindres, si « Friends of the Congo » semble se plaindre, à raison, du fait que des artistes nord-coréens aient bâti l’actuel Monument de Lumumba, pourquoi répéter l’erreur de Laurent Kabila et engager un autre artiste étranger pour construire le monument ? Juste parce qu’il a la peau noire ? Et puis, au Congo, le processus habituel requiert l’appel aux sculpteurs congolais de proposer leurs modèles dans un concours ouvert et jugé par un jury d’autres sculpteurs pour déterminer le gagnant. « Friends of the Congo » doit jeter à la corbeille à papier cette ânerie s’il veut que je le prenne au sérieux.

******

Les exposés ont mis à nu la géométrie variable des ONG œuvrant pour le Congo. Par exemple, l’approche de « Friends of the Congo » est enracinée dans un « historicisme » grandiloquent visant à provoquer une prise de conscience et une mobilisation sur la situation congolaise (en fait, Carney ne mentionna aucun projet précis de son organisation en RDC) alors que l’approche de « The Enough Project » est plus pragmatique, détaillée, visant à effectuer un changement sur le terrain par l’intervention dans le processus législatif aux deux chambres du Congrès, dans les politiques du gouvernement étatsunien et par la constitution d’une « circonscription citoyenne» durable aux Etats-Unis. Ces deux organisations sont si différentes par leur taille, leurs objectifs et leurs ressources pour paraître et prendre la parole sur la même tribune. « Friends of the Congo » semble une petite organisation insignifiante marquée par une carence chronique en ressources, une niche de blablateurs en mal d’idées précises ; alors que « The Enough Project », comparativement, a tout l’air d’une grande organisation qu’on désigne par l’acronyme anglais BINGO (Big Non-Governmental Organization, Grande ONG). « The Enough Project » est une organisation  qui est opérationnelle, ses projets sont complexes et s’étendent sur plusieurs pays et sont sans doute dirigés par des experts en gestion des projets. Pourtant, ce déséquilibre n’a guère empêché  Maurice Carney de démarquer fermement son territoire et d’adopter à chaque tournant la posture de l’incorruptible offusqué : il a même mis en cause l’approche fractionnelle de « The Enough Project » qui ne se concentre que sur l’« est du Congo », contrairement à l’approche holistique de « Friends of the Congo » ; à un moment donné, Maurice Carney fit crûment remarquer à David Sullivan que les fondateurs de « The Enough Project » sont d’anciens poids-lourds de l’administration de Bill Clinton qui ont encore leurs entrées dans la Maison Blanche et peuvent donc, de ce fait, influer directement sur la situation en RDC s’ils le voulaient.

Maurice Carney de « Friends of the Congo » prit en premier la parole.

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Maurice Carney

Coordinateur

"Friends of the Congo"

 

Maurice Carney décrivit le « cadre d’action » de son groupe en 5 points solides inférés de 2 observations qui font du Congo un cas « emblématique des extrêmes du continent africain » : 1) l’extrême de la tragédie (des millions de morts, « des milliers de femmes systématiquement violée comme une stratégie de guerre », etc.) ; et 2) l’extrême des potentialités (« une capacité agricole de nourrir le monde entier jusqu’en l’an 2050 lorsque la population mondiale » atteindra 9 milliards de personnes ; un énorme potentiel hydroélectrique, etc.).

Carney ajouta que le Congo est souvent présenté de « façon mystérieuse » et de « manière compliquée » afin de décourager les gens en Occident de s’impliquer dans la situation. Il déclara de ce fait s’embarquer, dans son exposé, à « démystifier le Congo » et à « déconstruire [sa] complexité » pour permettre aux membres de l’auditoire d’avoir des « outils » qui leur rendront à même de mener « une recherche, une action, une politique informées ».

Les « outils » de Carney sont bâtis sur le socle des 5 principes ou « thèmes » essentiels informant l’action de son organisation : 1. Le défi congolais.  Dans cette rubrique, Carney aborda la question philosophique et sociologique de l’« agence » au Congo : les Congolais n’étant pas les « agents » de leur propre histoire, depuis la création du pays à la Conférence de Berlin de 1885, sa vente par Léopold II à l’Etat belge en 1908, l’assassinat de Lumumba en 1960, jusqu’à l’heure actuelle. Les affaires du Congo, Carney martela, n’ont jamais été déterminées par le peuple congolais mais plutôt par des entités et des acteurs étrangers. Aussi est-il important que les choses changent : les « affaires du Congo doivent être déterminées par le peuple du Congo ».

2. “Le Congo est pris au beau milieu d’une bataille géostratégique” depuis sa création par des puissances occidentales. L’une des illustrations que Carney présenta fut l’accord-troc fort controversé de l’ordre de 9 milliards USD entre les Chinois et le gouvernement congolais : le cobalt en échange des infrastructures. Après la conclusion de l’accord avec les Chinois, le FMI se précipita à Kin pour y exercer des pressions sur le gouvernement pour une renégociation du contrat. Et dans ce chassé-croisé international, le peuple congolais n’émit point son avis.

3. Le défi congolais est tant interne qu’externe. Du point de vue interne, il y a des « déficiences organisationnelles » systémiques entretenues par cet interventionnisme extérieur permanent. L’assassinat de Lumumba, par exemple, constitua un recul pour le continent tout entier et anéantit les aspirations démocratiques du peuple congolais. Mobutu fut alors imposé sur les Congolais pendant 3 décennies. Maintes et maintes fois, les aspirations démocratiques des Congolais furent réduites à néant, y compris au cours de la Conférence Nationale Souveraine dans les années 1990. Pour déposer Mobutu, des agents extérieurs—l’Ouganda et le Rwanda— ont été lâchés sur le Congo en 1996. Puis il y eut la Guerre Mondiale de l’Afrique en 1998, appuyée par les puissances occidentales, déclenchée par le Rwanda et l’Ouganda. Toute cette immixtion extérieure résulta en une « éviscération des institutions » et en « déficiences organisationnelles » endémiques qui font du pays la proie des désastres naturels et des désastres causés par les hommes.

4. Or le Congo joue un rôle critique et vital dans l’avenir de l’Afrique du fait de sa taille et de sa position stratégique sur l’échiquier du continent africain.

5. Le Congo a des potentialités énormes et est de ce fait la « clé » de plusieurs industries à cause de ses ressources naturelles. L’auditoire n’était guère censé savoir toutes ces choses, confia Carney. C’est à dessein que l’auditoire est ainsi maintenu en état de sous-information, car le Congo est l’« empire du silence » ou le « cœur des ténèbres » de Joseph Congo où le pays est dépeint comme un lieu atroce n’ayant « aucune valeur rédemptrice chez ses citoyens ». Il y a un besoin urgent de changer de prismes à travers lesquels les gens voient le Congo, enchérit Carney. A ce point de son exposé, Carney décocha un coup bas à David Sullivan en insistant, contrairement aux prises de position majeures de l’organisation de Sullivan, que même le « prisme du génocide » doit être mis au rencart si l’on veut restaurer la justice au Congo ; que même « l’approche centrée sur les minerais du conflit ne fait qu’effleurer les véritables enjeux » auxquels sont confrontés le peuple congolais. Ce dont on a besoin, martela Carney, c’est une « approche compréhensive… enracinée dans la justice ». Au final, le prisme de la justice sociale est le seul prisme authentique à travers lequel l’on peut réellement voir et connaître les vrais problèmes du Congo. Une mobilisation et une prise de conscience sur le thème de la justice sociale et une appréciation des vies des autres êtres humains sont le type de travail que l’organisation mène au Congo.

Carney conclut son intervention en exhortant l’auditoire à une campagne de pression sur le gouvernement étatsunien pour forcer celui-ci à s’engager « différemment » au Congo, c’est-à-dire « diplomatiquement », au lieu de l’engagement militaire de Bush que l’administration d’Obama semble poursuivre (AFRICOM) ; à avoir les multinationales dans le collimateur et à les tenir responsables de leurs actions (« pas seulement les compagnies électroniques » : un autre coup bas à Sullivan), etc. Car par la diplomatie on obtient des résultats palpables. Et Carney de citer l’exemple du retournement soudain de Kigali dans son appui au Général Nkunda lorsque certains pays européens ont gelé leur aide au Rwanda. Finalement, l’appui et le renforcement des capacités des institutions congolaises sont, par-dessus tout, les seuls moyens d’opérer un changement durable en RDC.

Ce fut ensuite au tour de David Sullivan de prendre la parole.

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David Sullivan

Chercheur associé

"The Enough Project"

 

Avec la magnanimité apparente d’une personne qui a derrière lui la puissante machine d’une organisation opérationnelle, David Sullivan commença son exposé en louant Carney pour son « excellent exposé ». Mais Sullivan transforma promptement cette louange en un coup bas magistral, en remerciant chaleureusement Carney « d’avoir développé le cadre et le contexte historiques qui, je pense, nous rend à même d’introduire des questions intéressantes ».

Sullivan s’exprima avec maîtrise et documentation et émailla son propos d’anecdotes de quelqu’un qui a fait un travail de terrain approfondi dans l’est du Congo. Mais avant d’en arriver au cœur de son sujet, il reprit rapidement les articulations historiques majeures développées justement par Carney : le rôle néfaste des acteurs étrangers au Congo au cours des années, de Léopold II et l’Etat Indépendant du Congo, en passant par l’assassinat de Lumumba, la Guerre Froide au cours de laquelle Mobutu et son régime « kleptocratique » furent imposés au Congo, les années 1990 et l’« acquiescence internationale » aux agressions rwando-ougandaises du Congo, l’accaparement des ressources, etc.

Puis, Sullivan annonça qu’il allait se « focaliser sur les affaires actuelles » au Congo et expliquer pourquoi il y a un conflit en cours dans les provinces des Kivu où l’on fait usage systématique de la violence sexuelle et d’autres atrocités documentées par Human Rights Watch et ce, en dépit de tous les efforts et de toute la bonne volonté que la communauté internationale a investis dans la résolution de ce conflit.

En effet, les “prescriptions habituelles” internationales de la résolution des conflits ont été appliquées au Congo (en vain) : une infusion de casques bleus pendant plus d’une décennie, de multiples cessez-le-feu, des accords de paix, un gouvernement de transition, des élections démocratiques (2006), etc.

Pour expliquer pourquoi ce conflit persiste et le rôle spécifique qu’y jouent des acteurs internationaux, Sullivan partagea avec l’auditoire ce que les Congolais des champs de la mort et du viol de l’est du Congo lui ont confié sur leur perspective sur la persistance du conflit dans leur région : « l’engagement international au Congo […] s’avère contradictoire ».

Des milliards de dollars ont ainsi été injectés dans le maintien de la paix et l’assistance humanitaire alors que dans le même temps près du même montant a été dépensé par des acteurs internationaux dans l’achat des minerais des régions du conflit. Sullivan enchérit en expliquant qu’il y a certes d’autres voies d’approche pour comprendre et expliquer les conflits à l’est du Congo mais qu’il a choisi de parler de l’aspect précis des minerais du conflit parce que c’est là un dossier sur lequel il travaille depuis deux ans. Mais cette concentration de son attention sur cet aspect du conflit ne l’empêcherait pas de mentionner également deux autres aspects qui pourraient aider à résoudre les conflits à l’est de la RDC : la problématique de l’impunité dont jouit le leadership du FDLR dans la diaspora ; et la manière dont l’engagement international dans la réforme du secteur de la sécurité contribue à l’aggravation de la situation sécuritaire au Congo.

Le commerce des ressources naturelles stratégiques est contrôlé par des groupes armés, y compris le CNDP, intégré vaille que vaille dans l’armée congolaise mais maintenant intacte sa chaîne hiérarchique de commandement, qui a en fait étendu son contrôle en zones minières.

Les chiffres d’affaire étourdissants réalisés par ces groupes armés pour la seule année 2008, selon les estimations de « The Enough Project », sont de l’ordre de 180 millions USD! Et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) présenta des estimations similaires : 130 millions USD pour l’étain, 1,4 milliards USD pour l’or ! Au fait, selon Sullivan, les chiffres de l’or sont virtuellement incontrôlables et « insaisissables » tant il est impossible de connaître les quantités d’or qui s’évaporent à travers les frontières poreuses.

La dimension internationale du commerce des minerais est liée au conflit de plusieurs manières différentes.  Les mines et les routes d’accès aux mines sont des « objectifs prioritaires » des groupes armés. Les deux offensives militaires de l’année dernière à l’est du Congo— « Umoja wetu » (les forces conjointes rwando-congolaises) et « Kimia 2 » (l’armée congolaise appuyée par les casques bleus de la MONUC)—avaient pour objectif de contrôler ces minerais stratégiques. Par ailleurs, des éléments du CNDP intégrés dans l’armée congolaise ont étendu leur contrôle sur ces régions minières et se sont emparés des mines les plus lucratives.

Nonobstant ces offensives, cependant, le FDLR maintien son accès aux minerais. Qui plus est, certains groupes armés congolais « Maï-Maï » s’allient à présent au FDLR contre le gouvernement—« ceci s’explique en partie à cause de l’avantage que donne l’accès aux ressources minières ». Et puis, la disponibilité facile de ces minerais (accessibles par une bêche et un fusil) sert de moteur à la « fragmentation de ces groupes armés ». Ces racailles armées ont constaté qu’il y avait dans le pays une « tendance par laquelle des groupes armés sont à même de se positionner par le contrôle des ressources minières et de demander par la suite une place à la table des négociations de paix dont les résultats sont souvent le fait que ces racailles hétéroclites [sont] intégrées dans l’armée congolaise, leurs éléments promus et affectés à des positions dans lesquelles ils continuent à extraire des ressources ». Cette tendance est le moteur même de l’instabilité dans la région.

Une autre variable à prendre en compte, ce sont les « réseaux des élites » qui contrôlent ces ressources : des éléments de l’armée, des opérateurs politiques et économiques, des éléments locaux et internationaux. Ces réseaux des élites manipulent les griefs légitimes qui existent dans les communautés locales (des questions relatives à l’ethnicité, au droit foncier, aux droits de citoyenneté, etc.) pour « faire avancer leurs propres intérêts économiques » et leur rapacité.

Les liens entre les ressources naturelles et le conflit armé sont donc clairs.

L’« arrangement diplomatique » de l’année dernière entre le Rwanda la RDC (le Rwanda se débarrassait de Nkunda tandis que la RDC acceptait de sévir contre le FDLR) a par exemple privilégié les intérêts économiques des « acteurs diplomatiques » (CNDP) au-dessus de toute autre priorité dans la région et même « au-dessus de toute priorité de la sécurité des populations civiles ». Ainsi, les forces armées de procuration du Rwanda (CNDP) ont consolidé leurs positions dans l’arène économique et dans leur accès aux terres — ceci s’accompagnant par une détérioration de la vie quotidienne des citoyens dans la région. Pour illustrer ce point, David Sullivan cita le reportage de Stephanie McCrummen, publié dans le Washington Post du 10 mars, sur le colonel CNDP Innocent Zimurinda, un sanguinaire responsable de massacres horribles de civils, qui s’est retranché dans une zone minière stratégique.

Sullivan fit remarquer qu’il y a certes d’autres sources « explosives » de conflit dans les Kivu, tels que l’ethnicité, le retour massif et incontrôlé des réfugiés en provenance du Rwanda, des groupes armés « diversifiant » leurs activités dans d’autres filières illicites de trafic (charbon de bois, drogue, etc.), mais les ressources minières stratégiques demeurent en tête de liste des causes du conflit.

S’agissant de l’implication des acteurs internationaux dans cette région du Congo, Sullivan donna la raison de l’intervention de son organisation dans la campagne sur les ressources naturelles. Cette implication se résume par le mot « pression » : « Nous sommes les utilisateurs finaux de ces minerais » : les appareils électroniques grand public, les industries aérospatiales et de haute technologie, etc.  « Ces minerais ne valent que lorsqu’ils entrent dans le circuit économique mondial ».

Les minerais du conflit sont d’importance dans l’économie mondiale : de 1% pour l’or, jusqu’à la hauteur de 20% pour l’étain et le coltan. Ces minerais sont importants pour des acteurs précis le long de la « chaîne d’approvisionnement ».  Et ceci donne une occasion à « The Enough Project » de faire pression et de lancer des campagnes de mobilisation. A titre d’exemple, Sullivan mentionna la situation des 4 plus grandes fonderies mondiales d’étain qui, vu la conjoncture actuelle, ont vu leur production péricliter de 5 à 10%. Par contre, durant cette même période de crise d’ampleur catastrophique, une fonderie appelée « The Malaysian Smelting Corporation » a augmenté sa production de 15%, devenant ainsi, comme par un tour de passe-passe, la 3ème plus grande fonderie d’étain du monde. Il y a donc anguille sous roche : puisqu’il n’y a pas d’étain dans le sous-sol malaisien, le minerai utilisé par  cette fonderie provient inévitablement du Congo. Et ceci ouvre donc la voie à une campagne de « pression » par l’organisation « The Enough Project ».

Certaines bonnes consciences se demandent pourquoi les compagnies et les acteurs étrangers ne quittent pas tout simplement le Congo. Sullivan expliqua que le Congo est l’« Ultime frontière » en termes de ressources minières. Personne ne sait au juste « les choses qu’il y a dans le sous-sol » du Congo, puisque la prospection n’est jusqu’ici que partielle et artisanale. D’autres ressources beaucoup plus considérables seraient encore cachées dans les profondeurs du sous-sol congolais. Certaines compagnies voudraient être là lorsque toutes ces ressources seraient disponibles. Si une réforme est mise en œuvre dans l’entretemps, avant l’inévitable ruée prochaine, cela aiderait certainement à « réinitialiser » l’implication internationale sans ses paradoxes et ses contradictions. Sullivan tourna son attention sur deux autres contradictions de l’engagement international :

1. La problématique de l’impunité du leadership du FDLR dans la diaspora. Des éléments du leadership du FDLR opèrent en toute impunité à travers l’Afrique, en Europe, et des membres d’une faction dissidente du FDLR opèrent librement aux Etats-Unis. Aussi les gens en RDC et même certains au Rwanda montrent-ils du doigt le paradoxe flagrant de l’appui étatsunien aux offensives militaires qui ont résulté en désastres humanitaires et en fiasco stratégique en termes du démantèlement du FDLR et du spectacle surréel des éléments du leadership de cette organisation terroriste demeurant libres de leurs mouvements dans les pays occidentaux et d’y « faire ce que bon leur semble ». En fait, il est facile de sévir sur ces éléments puisqu’il y un « régime de sanction » facile à activer pour peu qu’il y ait coordination entre les pays. L’arrestation l’année dernière en Allemagne de deux leaders du FDLR « aurait dû être faite depuis longtemps ». Cette arrestation était opportunément hypocrite puisqu’un rapport de l’ONU sur cette impunité était imminent. Elle devrait pourtant préluder un sérieux effort à sévir contre les membres dirigeants de cette organisation terroriste.

La répression vigoureuse des leaders du FDLR aura un impact significatif sur le terrain par la diminution des ressources des terroristes et la délégitimation de leur leadership à l’étranger. Elle aura parallèlement des effets secondaires positifs : le démantèlement du FDLR donnerait « de l’espace au gouvernement pour s’occuper des groupes armés, des groupes Maï-Maï variés, du CNDP », etc. Avec la disparition du FDLR, le gouvernement pourra s’aménager un « espace politique » pour une réelle intégration ou une démobilisation des éléments du CNDP. Cela non seulement éliminerait ou « diminuerait le prétexte » utilisé par Kigali de l’insécurité dans l’est du Congo pour s’immiscer dans les affaires intérieures congolaises, mais provoquerait du même coup une réelle « ouverture démocratique » au Rwanda même sur le long terme.

2) Le commerce des armes et la réforme du secteur de la sécurité en RDC. Tout le monde reconnaît que la réforme du secteur de la sécurité est la condition sine qua non d’une paix durable dans le pays. Mais la façon dont cela se fait met à nu l’incohérence totale de l’action des acteurs internationaux. Et ce dysfonctionnement systémique contribue dans la détérioration de la situation. A part le fait que l’armée congolaise soit « auteur en série d’atrocités », elle est aussi une grande pourvoyeuse d’armes du FDLR et des autres groupes armés. Il ne s’agit pas ici d’éléments inciviques incontrôlés au sein de l’armée ou de soudards, mais il s’agit plutôt de la conduite « systémique » de l’armée régulière opérant de manière routinière et la manière dont certains acteurs internationaux engagent la coopération militaire avec les FARDC. Il y a par exemple des élites proches de la présidence à Kinshasa qui contrôlent des « achats des armements et des munitions de manière complètement opaque ». Ceci permet à ces « réseaux » de « diviser et de régner » sur champ de la coopération militaire entre des acteurs militaires internationaux et le gouvernement congolais. Et certains pays occidentaux « se sont laissés entraîner » dans cette magouille, du fait peut-être de leurs propres intérêts ou pour s’assurer l’accès aux minerais. L’armée achète des armements lourds et sophistiqués comme des drones, alors que ce dont a besoin cette armée, ce sont peut-être des « moustiquaires ». La « réinitialisation » des termes de cet engagement est une autre manière de défaire les contradictions de l’engagement international en RDC.

Sullivan, se rapprochant de la conclusion de son exposé, aborda le sujet de la mission de « The Enough Project ». Son organisation, Sullivan déclara, vise à mettre en place une « circonscription citoyenne » aux Etats-Unis aux fins de « battre campagne pour la paix au Congo ». De plus, cette circonscription se mobiliserait pour arrêter les atrocités partout au monde où elles auraient lieu. Et « The Enough Africa » commence par les crises les plus urgentes de l’Afrique. Au Darfour, il s’agit de bâtir sur l’élan déjà impulsé. Au Congo, c’est une crise urgente avec des atrocités de grande échelle mais avec « une action négligeable ici aux Etats-Unis ». Et cette négligence a permis à la politique congolaise des Etats-Unis de « sombrer dans l’incohérence » qui a « contribué au grand fiasco de plusieurs administrations [étatsuniennes] passées en termes de choix politiques » envers le Congo.

Pour créer un programme international de paix au Congo qui soit durable et point contradictoire demande le leadership étatsunien. « Du bruit et de l’action par des citoyens ici aux Etats-Unis » rentrent aussi dans le cadre de ce programme d’action pour la mise en œuvre de politiques sensées.

Sullivan clama qu’il avait de bonnes nouvelles à annoncer : les choses sont lentement mais sûrement en train de changer aux Etats-Unis. La visite de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton à Goma a provoqué « un intérêt sans précédent au sein du Département d’Etat ». Des fonctionnaires, au Département d’Etat, s’agitent, s’enthousiasment et s’excitent « pour faire quelque chose pour le Congo ». Mais Sullivan était d’avis que « The Enough Project » doit les pousser davantage le long de cette bonne voie. L’intérêt de cet engagement ne doit pas que porter sur l’argent à verser ici ou là, dans tel ou tel autre projet, ni dans des évaluations ponctuelles, mais sur un effort soutenu et durable sur le long terme.

Le projet de loi qui fut introduit au Congrès sur la problématique des minerais du conflit est un « grand jalon ». Les leaders étatsuniens sont ainsi en train de mettre en place « des conditions législatives qui requerront la transparence dans le commerce international ». Ceci créera de plus des occasions de concevoir d’autres politiques cohérentes.

Les compagnies électroniques « sortent de leur torpeur » et agissent : leur comportement pourrait être lié de manière irrémissible aux acteurs sans foi ni loi le long de leurs chaînes d’approvisionnement si elles ne s’avisaient pas à changer leurs habitudes. Elles commencent donc déjà à exclure la racaille de leurs chaînes d’approvisionnement afin de préserver leur réputation et de soigner leur « image de marque ».

En conclusion, Sullivan lança deux idées-programmes :

1) Du point de vue d’une ONG, il y a nécessité « d’être stratégique dans la constitution d’une circonscription citoyenne ». Ceci signifie qu’il faut amener dans l’action beaucoup de nouvelles personnes qui n’ont aucune idée du sujet, « ouvrir le cercle », si l’on veut ; et quelle que soit la complexité de la problématique, commencer toujours par l’idée d’un « lien du consommateur » avec les minerais du conflit : « Lorsque les gens se rendent comptent qu’ils sont connectés au conflit par leurs achats », voilà une « ouverture pour eux de s’impliquer, une ouverture pour eux de s’éduquer sur le problème et de prendre des mesures appropriées », « d’exiger un changement ».

2) Et reprenant le fil de la pensée de Carney, Sullivan conclut finalement qu’il est nécessaire d’établir des liens entre les efforts sur le plan international et des actions positives sur le terrain. « Les campagnes internationales d’action » doivent « être enracinées dans ce qui se passe au niveau local sur le terrain ». Dans l’est du Congo, il y a par exemple des groupes solides d’opérateurs économiques et une société civile très active qui, travaillant de concert avec des autorités gouvernementales, s’efforcent « de créer un commerce reformé et légitime des ressources minières ». Ces efforts doivent être appuyés sur le plan international. Ceci permettra aussi aux opérateurs économiques internationaux de remplacer progressivement les « intermédiaires louches » pour appuyer et encourager ces initiatives locales.

Posté par Alex Engwete à 11:03 - Commentaires [53] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bonjour Alex , j'aimerais entrer en contact avec vous.
Merci
Mouélé Kibaya
lepangolin1@yahoo.fr

Posté par Le Pangolin, 13 mars 2010 à 12:14

tongo aza na masta bazokufaaa boyeee

Prof. tongo rend hommage à Jean Ferrat, qui vient de nous quitter, tongo l'a fréquenté en ARDECHE(RHONE- ALPES).

Mon frère Jean Ferrat, de son vrai nom JEAN TENEMBAUM(écrivain, parolier, musicien, compositeur, interpète Français, né le 26décembre 1930 à VAUCRESSON (hauts - de - seine) et mort le 13 mars 2010 à AUBENAS en ARDECHE.

Ci-dessous, la chanson EXTRAORDINAIRE DE JEAN FERRAT en 1964, noko avait deux ans, eza lokola nzembo ZAMBA ZAMBA YA VIEUX NA BISO YA BELLA BELLA SOKI VANGU yaya ya EMILIE SOKI ezalaki na1974, kasi JEAN FERRAT a fait une chanson sur la montagne de son village en 1964, ezalaki HYMNE ya bolingo ya mboka na yéééééééé(l'amour de la PATRIE, le pays le plus beau de nos AIEUX) (na pangusa mua mayi ya misoooo ebimi nga, muana mobali ALELAKA TEEEE, kasi miso ekomaka ROUGE (meso Mbuankiii).

Jean Ferrat était un artiste ENGAGE, lokola leki na nga BOKETSU PREMIER (yo ndéééééé po na CONGO YA BAKOKO NA BISO, CONGO YA SIMON KIBANGU, totikali kaka na yo YAYAAAAAAa).

Ci-dessous, la traduction ya noko sur la chanson du DISPARU JEAN FERRAT: "LA MONTAGNE na 1964, ba petits mingi ba botamaki tééé, le mec, connaissait les dérives de l'industralisation à OUTRANCE, BENDELA VISIONNNNNNNN:

"LA MONTAGNE" DE JEAN FERRAT (1964):

" Ils quittent un à un le pays pour s'en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps, ils en rêvaient
Dela ville et de ses secrets
Du Formica et du CINE
Les vieux ça n'était pas ORIGINAL
Quand, ils s'essuyaient machinal
D'un revers de manche les lèvres
Mais, ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le PEDREAU
et mamger la TOMME DE CHEVRE

Pourtant que la MONTAGNE est belle

COMMENT peut-on s'imaginer
En voyant un vol d'hirondelles
Que l'AUTOMNE vient d'arriver????????????

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des MURETTES
Juusqu'au sommet de la COLLINE
Qu'importent les jours, les années
Ils avaient tous l'âme bien née

Noueuse, comme un pied de vigne
Les vignes, elles courent dans la forêt
Le vin vin ne sera plus TIRE

C'était une horrible PIQUETTE
Mais, il faisait des centenaires
A ne plus savoir qu'en faire
S'il ne vous tournait pas la tête

Pourtant, que la montagne est belle
Comment, peut-on s'imaginer
En voyant, un vol d'hirondelles
Que l'automne vient d'arriver??????????

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l'autre nom
Et sans VACANCES
Et sans sorties

Les filles veulent aller au bal
Il n'ya rien de plus normal

Que de vivre sa vie .

Leur vie!!!! ils seront FLICS ou FONCTIONNAIRES
De quoi attendre sans s'en faire

Que l'heure de la RETRAITE SONNE
Il faut savoir, ce que l'on aime

Et rentrer dans son H.L.M

MANGER DU POULET AUX HORMONES
Pourtant,que la montagne est belle

COMMENT, PEUT-ON S'imaginer
EN VOYANT UN VOL D'HIRONDELLES

QUE L'AUTOMNE vient d'arriver???


noko Prof. tongo etani est en DEUIL de son copain d'ARDECHE : Jean FERRAT

Posté par tongo etani, 14 mars 2010 à 20:37

eza pasi

Likambolikweyi nga muana na kosuka wapi?????????????

pesa nga LILOBAAA ooohh NZALEEEE

Posté par tongo etani, 14 mars 2010 à 23:29

@ ALEX,

Merci beaucoup pour le compte rendu de cette conférence. C'est le type même d'informations que j'attendais depuis longtemps en provenance des U.S.A. Sincèrement, merci pour votre blog.

Il me faudra encore relire une troisième fois le compte rendu que vous nous proposez ici.

Cela étant, après mes deux premières lectures, je m'étonne que, invitant des ONG au sujet de la R.D.C., on n'ait pas invité de compatriote parmi les orateurs alors qu'il doit bien exister, au sein de ce qu'on appelle la Société Civile en R.D.C., des compatriotes capables de s'exprimer en anglo-américain.

N'y aurait-il que le jeune président et ses ministres à s'exprimer aux U.S.A. sur la R.D.C., quand ce ne sont pas des gens comme RUBERWA déjà signalé dans un autre de vos messages ?

C'est comme si, dans la logique constitutionnaliste du présidentialisme africain, contraire à la logique parlementariste du texte même de la constitution de la R.D.C., le jeune Président KABILA était l'unique interlocuteur de la communauté internationale et l'unique médiateur entre les différentes composantes de notre grande Nation qui émerge, dans la douleur.

Ce jeune président se débrouille comme il peut et comme il veut. Il ne devrait pas être le seul à la tâche. Le texte de la constitution de la R.D.C. permet à chacun d’entre nous de s’impliquer où qu’il se trouve et selon ses propres opportunités.

Pour ne pas laisser notre pays dans une telle configuration face aux différentes O.N.G. qui se disent spécialistes de notre pays, ne nous faut-il pas, à nous qui avons le privilège de nous exprimer sur la Toile, trouver comment être, chacun et chacune, dépositaire du devoir de fidélité aux aspirations de toutes les populations qui composent notre pays.

OBAMA n'est certainement pas l'unique Nègre capable de dire les aspirations de ses compatriotes car de tels individus existent aussi en grand nombre parmi les compatriotes de LUMUMBA.

Posté par BOMA OMENA Henri, 15 mars 2010 à 05:13

@ Boma Omena Henri:

D’abord, une chose qui tient des protocoles des blogs: on se tutoie ! Seul Bony s’entête ici à vouvoyer les gens. Ce qui n’est pas étonnant : l’homme est conservateur et aristo sur les bords.
Si tu veux relire le compte-rendu, borne-toi à l’analyse de David Sullivan, qui décrit par le menu la terrible situation dans les Kivu, alors qu’à Kin on se congratule pour la paix qui y serait retrouvée.

Tu te poses la question qui taraude aussi très souvent la blogueuse Lorraine M. Thompson, ancienne volontaire du Corps de la Paix à Mbuji-Mayi : les conférences sur le Congo à l’étranger se distinguent généralement par l’absence des Congolais dans l’auditoire.

La société civile congolaise est renforcée par l’action des ONG internationales. On ne peut donc se plaindre de l’intervention de celles-ci sur le terrain. Ces ONG peuvent par exemple mobiliser des moyens dont ne disposent pas nos organisations de la société civile. Qu’on regarde aussi la réalité en face : les agents de ces organisations internationales jouissent d’une sorte d’« immunité diplomatique » et peuvent donc dénoncer certaines situations sans craindre des représailles des autorités. Un exemple : un animateur d’une ONG katangaise a été récemment malmené pour avoir dit ou écrit quelque chose jugée hors de propos par les gouvernants.

Les dirigeants peuvent aussi s’exprimer dans ces forums universitaires — comme tu le suggères. Mobutu avait ainsi été une fois invité à s’exprimer à la Kennedy School de Harvard, dans la ville de Cambridge, qui est dans la même zone métropolitaine que Boston. A cette occasion, Mobutu avait non seulement été confronté à la foule de manifestants dehors mais à des questions pointues de certains Congolais qui se trouvaient dans la salle de conférence…

Mais le but de la conférence dont je fais le compte-rendu était spécifique : donner la parole aux ONG étrangères œuvrant au Congo.
Tu as tout à fait raison pour ce qui est du « devoir de fidélité » que l’on doit chacun d’entre nous à notre peuple. Pour ne citer que ton cas, tu nous donnes déjà ici des « profondeurs » qui ne demandent qu’à se cristalliser…

Je n’ai pas bien compris ton argument sur Obama. Beaucoup d’Africains se méprennent sur Obama : il n’est pas Africain, il est Afro-américain (et évite d’ailleurs dans la mesure du possible de mettre en relief cette caractéristique raciale car il se veut le Président de tous les Américains), et, de ce fait, il n’a que les intérêts étatsuniens à cœur — pas ceux de l’Afrique ou des Africains. Un exemple extrême : l’un des demi-frères d’Obama vit dans une chaumière d’un taudis de Nairobi, alors que dans notre conception africaine ce gaillard aurait sa petite chambre dans un coin de la Maison Blanche !

Posté par Alex Engwete, 15 mars 2010 à 09:20

Nous reclamons reparation

Les peuples congolais,reclamons reparation pour les sans des congolais qui continue à couler, du fait qu'ils sont né dans un pays pontentialement riche par sol sol et sous sol.
Les revenues de nos richesse, servent aux puissances, innstitutions financière internationales et aux multinationales d'avoir une fois de plus des moyens qu'ils viennent endétter la RDC. Et les productions internes servent aux renbourssement des dettes au moment où les peuples sont triplement tués:
1 par la guerre , tuerrie et massacres
2.viol et infection des VIH ET IST
3.La misère causer par les rembourssement de la dette qui consacre plus de 30% du budget à cette fin.
la communauté internationle est au courant des tout ce que les trois intervenants évoquent comme le 6000 millions des congolais tués pendant ces diffrents conflits, les villages et des familles entières extermiées ne signifie rien, voilà pourquoi ceS SOIT DISANT fdlr Sont entré de foncé à l'interieur de la RDC. Est ce que la communauté internationale ne peut pas organiser un dialogue entre congolais au lieu que les disant conflits Rwandais continue à servir des arguments aux pilleurs des ressources de la RDC. l

Posté par Yvonne, 15 mars 2010 à 12:44

A ALEX

Alex ,je t'avais fait une proposition plus que tu n'a pas voulus meme jeter un coup d'oeil un peu vexant quand meme ton attitude sur ce coup

Posté par OURAGAN, 15 mars 2010 à 16:49

Alex je voulais dire plus haut dans mes précédentes interventions
la proposition consister a ce que toi et CEDRIC KALONJI si vous le souhaitez tout les deux de créer une plate forme commune de blogs qu'on peut a partir de lancer une parti politique le premier du NET pour présenter nos propositions devant les électeurs congolais
a partir du net nous pouvons élire un president et un bureau politique
une idée novatrice a explorer avant de baisser les bras comme certains le font déjà ,il faut essayez l'idée

Posté par OURAGAN, 15 mars 2010 à 16:57

@ Ouragan:
Je n’ai pas négligée ton idée. J’y réfléchis. D’ailleurs, quand je mentionnais « profondeurs » dans mon commentaire à Boma Omena Henri, je pensais à toi aussi…

Posté par Alex Engwete, 15 mars 2010 à 17:35

@Alex,

Merci pour cet brillant exposé qui essaie de tracer les contours du drame congolais que tout le monde connait.

Mr. Sullivan bien que de bonne foi, aura du mal à faire passer un bill aux USA sur les "mineraies de conflit" d'autant plus que les lobbies aux US sont devenus plus actifs qu'ils ne l'étaient sous d'autres administrations. Selon certains experts de la politique américaine, il y a une moyenne de 35 lobbies par représentant.

Mr. Sullivan toujours en parlant des contradictions de l’engagement international dans le conflit en RDC à savoir les FDLR et CNDP, il omet de pointer du doigt le responsable premier qui donne prétexte à ses derniers d'oeuver en RDC, qu'est l'administration Kagame. S'il faut faire pression quelque part c'est bien au Rwanda qui doit ouvrir son espace politique et ainsi et les FDLR et le CNDP pourront tous repartir chez eux et se battre de manière démocratique.
Si exploitation minière devrait continuer en RDC en l'absence de ces deux groupes criminels, au moins elle se fera sans mort d'hommes ou violences sur les femmes et filles congolaises.

Que les FARDC achetent des munitions et armes à livrer aux FDLR comme le souligne Mr. Sullivan, montre que dans le chef des autorités au pouvoir Kin, il n'y a aucune volonté de voir la situation à l'est s'améliorer car ils en tirent un grand profit.
Comment alors dans ces conditions ne pas demander le depart de ces traites au pouvoir. Je connais la chanson, 5è colonne.

Posté par Bely21, 15 mars 2010 à 17:36

@ Bely21:
On comprend ta colère à la lecture de l’analyse de David Sullivan. Le CNDP, milice rwandaise « de procuration », exploiterait en fait les minerais de Kivu au profit du Rwanda ! Au plus grand dam des populations des Kivu qui vivent dans un état de recolonisation de facto.

Posté par Alex Engwete, 15 mars 2010 à 17:55

Alex, depuis un moment, si je te suis bien tu sembles revenir sur […] car le Congo est l’« empire du silence » ou le « cœur des ténèbres » de Joseph Congo où le pays est dépeint comme un lieu atroce n’ayant « aucune valeur rédemptrice chez ses citoyens» […] dans ce cas, ne serait-il pas la mission à confier à ce Think Tank plutôt qu’à concocter un parti politique qui finirait éventuellement par s’entacher comme ses prédécesseurs ? Cette préoccupation rejoint la tienne dans ta réponse à BOH […] Qu’on regarde aussi la réalité en face : les agents de ces organisations internationales jouissent d’une sorte d’« immunité diplomatique » et peuvent donc dénoncer certaines situations sans craindre des représailles des autorités […]. Quel rôle joue la diaspora joue-t-elle dans cela ? Ne jouisse-t-elle pas de mêmes prérogatives que les ONG ? Encore faut-il qu’elle s’organise et se crédibilise. As-tu fais parti de Anacoza ?

Comment les intellectuels peuvent-ils défaire cette perception erronée chez les occidentaux ? Comment chez cette image chez les intellectuels occidentaux, mais aussi les citoyens ordinaires qui paient leurs impôts et qui sont des actionnaires de multinationales ? Parce que vous en avez les moyens (intellectuels et matériels)

Pourquoi laisserions-nous la charge aux Sullivan & consorts seuls ? Je crains qu’ils échouent comme le dit Bely21 […] Mr. Sullivan bien que de bonne foi, aura du mal à faire passer un bill aux USA sur les "minerais de conflit" d'autant plus que les lobbies aux US sont devenus plus actifs qu'ils ne l'étaient sous d'autres administrations[…]. Pourquoi ne pas les emboiter les pas d’une autre façon ? Par exemple, ne peut-on pas publier (hebdomadaire, mensuel) dans un des journaux le plus influent des Etats-Unis, Wall Street.

Pour joindre l’idée de Ouragan (mure ou pas un fruit tombe quand bien même) une contribution d’une camera flip (HD) de chaque intervenant serait rendu a un volontaire dans chaque province que tu sélectionnerais lors de ton prochain voyage comme annoncé. En plus, ce site aurait plus d’une rubrique, le forum en serait une. On publierait de tonnes d’études scientifiques que les étudiants (es) congolais n’arrivent pas présentement à disséminer.

Posté par Mwan a Ruwej, 15 mars 2010 à 19:02

Le business de la charité a la peau dure

Les ONG ne sont à l'est du pays pour n'y effectuer que leur propre business. Si la guerre s'arrêtait dans le Nord-Kivu il faudrait que les ONG trouvent rapidement le prochain point de chute car de leurs activité il tire l'essentiel de leur moyen de subsistance. L'argent des dons n'afflue que si la campagne compassionnelle arrive à sensibiliser le maximum des personnes dans les pays d'origine de ces ONG.
Le bilan des ONG au Congo est mitigé. A quoi sert Enough. Ce serait une ONG anti génocide. Pourquoi est elle basée au Congo RD? quel est son travail auprès des rwandais et rwandophone du Congo? Milite-t-elle pour la réconciliation? Non.
Elles n'ont jamais émit un rapport favorable au gouvernement. S(il le faisait elles ne recevront plus des dons.
L'idée du monument de Lumumba,don du "peuple afro-américain" est-elle sérieuse.
Quand Alex dit que les étudiants manifestants auraient cherché à déboulonner la statue de Lumumba à Limete,ceci ne donne-il pas l'indication de l'état d'esprit des congolais vis-à-vis de la dépense somptuaire que représente l'érection passée et à venir de cette idole sacramentelle laïque dans une période de turbulence au Congo, et dans le monde. Quelle est l'urgence que va combler cette statue?
L'histoire récente nous a fourni un enseignement riche sur le devenir des symboles éphémères que l'on baissait de leur piedestal. pourquoi prendre le risque de voir un jour son idole quitter son socle dans les hués et applaudissements dune foule hostile à ce qui ne serait qu'un être de pierre.
Si les souscripteurs aiment vraiment Lumumba qu'ils lui bâtissent d'autres monuments sur des supports immuables ou qu'ils aillent poser ce vestige cher à leur âme dans des contrées plus clémentes où il n'y aurait aucun risque de le dévoyer dans un élan sacrilège comme seules les foules hystériques savent le faire.
Il faut que l'on sache que l'on a déboulonné à l'ancienne gare de Kinshsasa une fresque en bronze de très grande qualité et de valeur artistique et historique inestimable représentant la gent afrcaine qui a prit part à la construction du chemin de fer Matadi Léopoldville et ceci dans un mouvement d'hostilité anti néocolonialiste mené par le CVR.
La bêtise n'a pas toujours des limites. Il ne faut pas que l'idée d'honorer Lumumba devienne une bêtise,il faut tout simplement l'abandonner.

Posté par bakunde, 15 mars 2010 à 19:07

elles tirent l'essentiel de leur moyen de subsistance
Si elles le faisaient

Posté par bakunde, 15 mars 2010 à 19:14

Aksanti sana kua hiyi site internet ya Alex Ngwete.

Ita tuma sisi wote watoto wa mungini ya Congo,Tu sumuliye mambo ya inchi yetu.
Minda elezeya watoto na wa jama wote wa Congo wenye wiko uku sehemu ya Belgique.
Kama ina wezekana ma kikundi ya watoto wa Congo apa mungini ya Belgique na ma kikundi ya watoto wa Congo wa USA wa kuwe wana changiya mawazo yabo mua hiyi site , ita kuwa muzuri sana.
Mu Kikundi yetu apa Bruxelles ime itua ‘Club Bruxellois des Mangeurs de Manioc’,rafiki yangu mwenye ana juwa hiyi site njo ali ni julisha Alex .
Na mimi vile nda julisha watu wengine hiyi site.

Posté par Muanainchi, 15 mars 2010 à 20:47

Compter d'abord sur nous-même

Ce que font Sullivan et les autres c'est bien mais cela ne doit pas nous faire oublier notre devoir incontournable de d'abord compter sur nos propres forces. Après, toute aide sera la bienvenue... Dans cet ordre d'idée, une connaissance fine de nos réalités est d'une exigence absolue car il s'agit d'agir dessus et non de les subir.Dès lors, j'ai envie de poser la question du que faire et dans quel ordre de priorité??

@Alex,

J'adhère totalement à l'idée d'ouragan d'essayer d'impulser quelque chose même si je doute fort que la création d'un parti politique puisse être l'objectif à atteindre... Pour moi, peu importe les modalités pratiques du moment que les congolais se l'approprient(ça peut-être une idée; un projet; une réalisation;etc.)

Posté par Sik, 15 mars 2010 à 23:50

TOYOKANAKI NGA NA YOOOO????????????

Je suis noko Prof. tongo, ALEX est mon grand FRERE, mais moi, je suis noko, j'ai un pouvoir qu'ALEX n'a pas, mon pouvoir vient de ma mère DOCTEUR AYAAAA, elle m'a confié un pouvoir, je suis noko avec NEUF FILLES d'être noko pour PROTEGER mes BANA NKAZI, mes nièces et COUSINS:

CONGO est notre pays, nous aimons le pays de nos ANCETRES, nous sommes loin de notre terre NOURICIERE, mboka wana eza mboka na biso, nous sommes des enfants qui pleurons devant notre MAMAN, le CONGO est notre MAMAN.

OYO SONI PO NA MBOKA NA BISO, FORTUNE oza wapi po otala LIKAMBO OYO? FORTUNE??????(lol)Batu ya LOKUTA, BANDEKO NA BISO BAZO TEKA mboka ya ba koko na biso pe ko violer eloko toyebaki tééé na bo mwana, makila ya nzoto na biso ekomi wapi bana ya noko: solange, fofo,sylvie, lolo,micky, Charlène, stephy, chimendo, na shida, noko aza kaka na bana BASI, nazo protéger bango LOKOLA CONGO (meka okomona noko devant toi NGWUI!!!).

noko aza wana po na ko protéger bango, sylvie nzoto MIKE ako bunda na nani?

Nous devons LIBERER NOTRE PAYS, nous devons adopter l’aGRESSIVITE même soki eza CARACTERE NA BISO TEEEE, po na muana na nga MICKY, na telema na MBUNDA, po na CONGO YA BA KOKO NA BISO extirper du TRIBALISME ET DE LA CORRUPTION.
WAPI NDAKOOOOEEEH? maman SOLANGEEEE

noko Prof;tongo etani

Posté par tongo etani, 16 mars 2010 à 09:13

vous dites ONG

L'humanitaire est un business rentable
d'ailleurs les humanitaires ne sont pas tous des enfants des coeurs comme ils ont tendance a faire croire aux pauvres Africains comme quoi il sont chez eux pour les aider parce qu'ils les aiment
En Afrique il suffit d'une camionnette au sigle d'une ONG ,distribuer quelques bols des riz biscuits et bonbons aux enfants pour susciter l'admiration et la sympathie des africains au meme moment ces ONG font des affaires plus rentable comme le trafique de minerais et des armes aux différents groupes armées
parmi les humanitaires il y des agents de services secrets de plusieurs pays et mercenaires partit pour promouvoir la vente d'armements et favoriser l'implantation de leurs entreprises
le problème les Africains habitués aux matérialismes ,affairisme,corruption et laisser aller n'ont pas le temps de voir venir leurs malheurs avec toutes ces ONG bidon et rapaces
Pourquoi d'autres pays comme la Chine,l'Iran et les autres pays d'asie et du moyen Orient refuse l'aide des humanitaires chez eux malgré les catastrophes ?
question dignité aussi de ne pas toujours compter sur les autres quand vous êtes souverains chez vous
mais aller parler dignité a des autorités congolaises, quelle humiliation d'etre aux affaires de son pays dans ces conditions ?

Posté par OURAGAN, 16 mars 2010 à 16:28

@ ALEX,

Merci pour la réplique à mon précédent commentaire. Une Réplique qui me pose une petite complication : oser le tutoiement ! On va essayer.

L'évocation, que j'avais faite de la physionomie de Monsieur THE COOL PRESIDENT & NOBEL PRIZE, était faite pour souligner en quoi la physionomie de l'intéressé est, pour moi, sans pertinence ; et ce contrairement à sa grande aptitude au discours politique, qualité hautement pertinente que chacun lui reconnait, et qui était aussi celle de LUMUMBA. Mon propos visait à dire que ce n'est pas sa qualité de Nègre, qui rend OBAMA apte à dire les aspirations de ses compatriotes car d'autres Nègres, dont les compatriotes ne font pas débat sur les questions raciales comme les compatriotes de OBAMA aux USA, sont tout aussi capables que lui de dire les aspirations de leurs compatriotes.

S'agissant du rapport du président OBAMA à l'Afrique et aux Africains, que toi ALEX tu soulignes fort à propos, je m'étonne avec toi de l'enthousiasme que son ascendance paternelle suscite auprès des Africains alors que les très graves et très contradictoires enjeux de sa fonction le mettent d'abord et quasi exclusivement dans le souci des Etats-Uniens et non des Africains.

Ayant parlé de ton blog, ALEX, à mes comparses de l'embryonnaire "Club Bruxellois des Mangeurs de Manioc", je constate qu'un Internaute en fait écho ici sous un pseudonyme. Ne pratiquant pas le swahili, je vais me faire traduire le commentaire.

Tout ceci me fait considérer la nécessité de concevoir et de maîtriser différentes formes de discours au sujet du Congo-Zaïre et des nos compatriotes, compte tenu de leurs diffrénts niveaux de formation et de leurs diversités socio-économiques, linguistiques et culturelles.

Les initiatives, ici souhaitées par BELY21 et OURAGAN, imposent, vu lesdites diversités et différences, un lourd défi méthodologique : comment parler desdites initiatives quand on sait, comme écrivait un contradicteur inutilement polémiste, qu'il faut avoir un rigoureux souci des mots dont on use, surtout lorsqu'il faut s'avancer en des débats où évoluent des gens comme Monsieur SULLIVAN David (The Enough Project)

Posté par BOMA OMENA Henri, 16 mars 2010 à 17:44

Ce type est un monument

"Tout ceci me fait considérer la nécessité de concevoir et de maîtriser différentes formes de discours au sujet du Congo-Zaïre et des nos compatriotes, compte tenu de leurs diffrénts niveaux de formation et de leurs diversités socio-économiques, linguistiques et culturelles"


Ce type est un monument.
Je reconnais les qualités satiriques de l'auteur.
Il doit se dire qu'il ne cotoie sur ce blog que des ignares.
je préférerais encore lire un texte écrit en bon français même truffé des fautes d'orthographes. Un texte aussi ampoulé rend malade.
A coté de ça,mon ami Ouragan que je salue bien bas,est un prosateur hors pair.

Posté par bakunde, 16 mars 2010 à 18:40

RÉPLIQUE POUR « Ce type est un monument »

@ BAKUNDE,

Hormis votre propos, où donc est la satire ici ?

Si vous vous estimez "ignare", comme vous l'évoquez, libre à vous et S.V.P., n'impliquez personne d'autre que vous.

C'est bien à vous que je pensais en évoquant "un contradicteur inutilement polémiste".

Souhaitez-vous continuer après ce commentaire-ci ?

Soignez-vous, vous qui dites être déjà malade, car la polémique, que vous semblez souhaiter, commence à peine et je ne ferai rien pour vous aider à améliorer votre état.

Confirmez-moi, s’il vous plaît, BAKUNDE, est-ce votre nom ou un hypocrite pseudonyme sous l'anonymat de l'Internet ?

Posté par BOMA OMENA Henri, 16 mars 2010 à 23:23

Pourquoi tant de mépris?

@Bakunde;

Avant de regarder les autres d'aussi haut, assures-toi d'abord du fait que tu te trouves à la bonne hauteur...

Posté par Sik, 17 mars 2010 à 00:16

A mépris,mépris et demi.

@Mon cher sik,

Un individu virtuel n'a pas de taille donc pas de hauteur.
Essayez de retranscrire la phrase ci-haut située en bon français.
Je sais que vous avez reçu des amabilités dans le sens du poil,je ne crois pas que cela ait pu vous ôter toute lucidité.
Le mépris vous ne le situez pas exactement où il doit se trouver,dois-je croire à un parti pris?

Posté par bakunde, 17 mars 2010 à 16:51

@ BELY21,

Comme ALEX me l'a appris, j'essaie de poursuivre dans le "tutoiement" envers ceux qui font preuve de patience, de respect et de bienveillance envers leurs interlocuteurs.

Tu interpelles BAKUNDE sur les motifs de son "mépris", mais je me demande si lui-même il le comprend... son "mépris".

Mon avis, c'est qu'il est comme certains de nos compatriotes qui ne supportent pas l'idée que le sort de notre pays doive dépendre de nous-mêmes dans le sens où, toi BELY21, tu le souhaites ici.

Nombreux, parmi nous, ne se sont pas encore remis de la perte de repères concomitant à la chute de MOBUTU, lui qui ne se comportait pas en simple "locataire" mais en "propriétaire" des institutions de notre République.

Tant qu'il y avait un dictateur, agent "coopérateur" de la C.I.A. bénéficiant du soutien des U.S.A. et disposant de nos vies et de nos intérêts selon son bon vouloir, chacun de nous pouvait se sentir "déresponsabilisé" comme un enfant en son "innocence".

Constatant que, politiquement, nous ne pouvons pas nous permettre d'être des enfants, certains ne supportent pas de voir d'autres assumer ladite responsabilité... même dans un simple débat : ils attendent qu'un point de vue soit exprimé par X pour non seulement critiquer le point de vue de X mais aussi surtout insulter la personne même de X comme pour dire : "qui es tu, toi, pour t'exprimer avec ton apparence d'autorité personnelle alors que moi, qui me cherche vainement un nouveau chef qui assumerait ma responsabilité politique à ma place, je suis dans le désarroi, un désarroi que j'ose pas avouer ?"

C'est le sentiment de la perte de cette fausse innocence politique qui est, selon moi, la cause des postures d'imprécateurs de nombreux parmi nous qui se constatent incapables d'assumer et de perpétuer notre "vivre ensemble" en faisant un effort de PATIENCE, de RESPECT et de BIENVEILLANCE des uns envers les autres.

Lorsque ceux-là, dont je parle, trouvent un "pédant" de mon espèce qui se targue d'une apparence d'autorité personnelle, ils s'agacent de ne pas comprendre comment je peux m'autoriser une tonalité de certitude dans mon expression alors qu'en réalité, comme l'a souligné ALEX, ce sont surtout des "INTERROGATIONS" sur mon destin et notre destin commun que je formule ici.

Voilà pourquoi, n'osant avouer leur regret d'avoir perdu un dictateur, certains voudraient que le jeune KABILA devienne un "autre Mobutu" qui, à leur place, assumerait toute la responsabilité politique de notre "vivre ensemble", un "autre Mobutu" au profit de qui ils abdiqueraient pour se contenter de le louanger ou de l'insulter. Malheureusement, ledit jeune président semble vouloir jouer à ce jeu-là.

Il y a quelqu'un qui avait dit, dans un discours à Accra, ce que nous nous disons ici chez ALEX : nous n'avons pas besoin d'un "homme fort", nous avons à être "forts" ensemble en manifestant, les uns envers les autres, de la PATIENCE, du RESPECT et de la BIENVEILLANCE.

Posté par BOMA OMENA Henri, 17 mars 2010 à 17:09

CORRECTION

Bien sûr, mon dernier propos est adressé à tous et particulièrement à SIK à qui je demande de m'excuser de l'avoir confondu avec BELY21

Posté par BOMA OMENA Henri, 17 mars 2010 à 17:17

Le business de la charité paupérise les paysans est-congolais.

Les ONG sont à l'est du pays pour n'y effectuer que leur propre business. Si la "guerre" s'arrêtait dans le Nord-Kivu,il faudrait que les ONG trouvent rapidement le prochain point de chute car de leur activité elles tirent l'essentiel de leur moyen de subsistance. L'argent des dons n'afflue que si la campagne compassionnelle dont elles sont coutumières arrive à sensibiliser le maximum des personnes dans leurs pays d'origine.
Le bilan des ONG au Congo est mitigé pour ne pas dire négatif. A quoi sert Enough. Ce serait une ONG anti génocide. Pourquoi est elle basée au Congo RD? Quel est son travail auprès des rwandais et rwandophone du Congo?
Militent-t-elles pour la réconciliation? Non.
Elles n'ont jamais émis un rapport favorable au gouvernement congolais. Si elles le faisaient elles ne recevront plus des dons.
Le gouvernement congolais qui présente quelques frilosités vis-àvis des organisations des droits de l'homme,reste cantonné derrière le caparaçon de la démocratie pour ne pas être accusé du contraire. La propagande des ONG dans le Kivu est souvent défavorable au gouvernement.

L'idée d'un monument Lumumba,don du peuple afro-américain,est elle sérieuse. Ceci aurait pu susciter un dialogue entre des hypothétiques participants congolais à la conférence et les instigateurs de cette proposition.
Quand Alex dit que les étudiants manifestants, pendant une de ses périodes de vacance à Kinshasa,auraient cherché à déboulonner la statue de Lumumba à Limete,ceci ne donne-il pas l'indication de l'état d'esprit des congolais vis-à-vis de la dépense somptuaire que représente l'érection passée et à venir de cette idole sacramentelle laïque dans une période de turbulence au Congo, et dans le monde. Quelle est l'urgence que va combler cette statue?
L'histoire récente nous a fourni un enseignement riche sur le devenir des symboles éphémères que l'on baissait de leur piedestal. Pourquoi prendre le risque de voir un jour son idole quitter son socle dans les hués et applaudissements dune foule hostile à ce qui ne serait qu'un être de pierre.
Si les souscripteurs aiment vraiment Lumumba qu'ils lui bâtissent d'autres monuments sur des supports immuables ou qu'ils aillent poser ce vestige cher à leur âme dans des contrées plus clémentes où il n'y aurait aucun risque de le dévoyer dans un élan sacrilège comme seules les foules hystériques savent le faire.
Il faut que l'on sache que l'on a déboulonné à l'ancienne gare de Kinshsasa une fresque en bronze de très grande qualité et de valeur artistique et historique inestimable représentant la gent africaine qui a prit part à la construction du chemin de fer Matadi Léopoldville et ceci dans un mouvement d'hostilité anti néocolonialiste mené par le CVR.
La bêtise n'a pas toujours des limites. Il ne faut pas que l'idée d'honorer Lumumba devienne une bêtise,il faut tout simplement l'abandonner.

Posté par bakunde, 15 mars 2010 à 19:07
elles tirent l'essentiel de leur moyen de subsistance
Si elles le faisaient

Posté par bakunde, 17 mars 2010 à 17:29

des vacances

Posté par bakunde, 17 mars 2010 à 17:34

Que Dieu nous garde.

Ce type s'il n'existait pas il fallait l'inventer.
Rien qu'à l'idée de penser que l'on pourrait un jour retrouver ce genre de personnage brigant les situations de pouvoir au Congo,cela me donne des frissons.
Que Dieu nous garde.

Posté par bakunde, 17 mars 2010 à 17:51

@ Ouragan:
Toi qui ambitionnes le projet de créer un parti politique à partir d’un blog, relis un peu nos commentaires à ce billet et d’autres de ce blog ; et dis-moi si cela est possible. Je doute même fort qu’on puisse créer un think-thank à partir d’un blog. Un parti et un think-thank a une « ligne » précise de pensée autour de laquelle les gens se rallient ; autrement, ils en sont exclus. Ici, c’est un débat contradictoire et parfois discourtois. Donc…

Posté par Alex Engwete, 17 mars 2010 à 18:05

@Bakunde,

J'assume totalement les accusations que tu formules contre moi (qu'elles soient fondées ou pas)...ça nous évite à tous les deux de perdre du temps là-dessus. Au càs où tu ne l'aurais pas compris, je préfère échanger de façon constructive...Tout le reste ne m'intéresse pas.

@Henry Boma,

Peu importe qui est derrière une idée du moment qu'elle rencontre l'assentiment de quelques uns ou de tous mais surtout si elle peut faire avancer (un tant soit peu) les choses... Perso, je m'enrichis de tout ce que les autres écrivent et que je juge pertinent (y compris les écrits de Bony et Bakunde). Et si ce que je peux écrire est quelques fois jugés intéressant, alors tant mieux!...

Posté par Sik, 17 mars 2010 à 18:15

@ SIK,

O.K. : il me faut remercier BAKUNDE car il n'écrit pas que d'inutiles imprécations


@ BAKUNDE,

Inutile de me ré-inventer : j'existe bel et bien physiquement, moralement, spirituellement, ...
Rappel
Posté par BOMA OMENA Henri, 04 mars 2010 à 12:01
« @ BONY, {…] Ceux qui, méconnaissent l’exigence de vérité, de respect et d’honnêteté dus à mes compatriotes, ceux-là sont des gens qui peuvent, comme vous l’écrivez, se méfier de moi »
... avec ou sans "frissons" !

Posté par BOMA OMENA Henri, 17 mars 2010 à 18:30

Persevérer...

@Alex;

Je reste toujours convaincu du fait que malgré les difficultés du moment, des belles perspectives s'offrent devant nous pour ce qui est des positions et des actions communes...
Enfin, si mes souvenirs sont bons, Ouragan a fait ses armes à l'école des combattants de l'udps et ce ne sont pas les difficultés que nous rencontrons ici qui vont le décourager.Et comme vous vous en doutez, il n'ya pas que la création de parti politique ou de think thank pour faire avancer les choses...

@Tous,

Quelqu'un connait-il les flux financiers de ces 15 dernières années de et vers le congo et à quoi ils ont été destiné?

Posté par Sik, 18 mars 2010 à 10:03

ALEX, en s’adressant à OURAGAN, me pose problème. Il écrit que, s'agissant de parti ou think-thank, il faut impérativement « une " ligne " précise de pensée autour de laquelle les gens se rallient ; autrement, ils en sont exclus ».

Le problème avec ce genre de phrase, c’est qu’on s’imagine, en la lisant, avoir clôturé le débat ou la réflexion alors que, bien au contraire, cela relance tout en exigeant davantage de cohérence. Vous me direz que l’exigence de cohérence, c’est pas étonnant de la part d'ALEX

Et je suis moi-même surpris de l’inconfort des cogitations qui m’envahissent en pensant, à cause de ladite phrase, aux suggestions lancées par SIK et OURAGAN pour, comme on dit, FAIRE QUELQUE CHOSE (parti, think-thank, etc.) des messages et commentaires d'Internautes, notamment ceux postés ici.

Mon inconfort s’aggrave en lisant SIK qui non seulement ne se contente pas d’écrire son enthousiasme (« Persevérer... […] il n'y a pas que la création de parti politique ou de think thank pour faire avancer les choses ») mais, en outre, il pose une question dont la réflexion et la recherche de réponse sont, en eux-mêmes, tout un engagement. Il demande : « Quelqu'un connaît-il les flux financiers de ces 15 dernières années de et vers le Congo et à quoi ils ont été destinés ? ». Autrement dit, SIK a déjà commencé ce que OURAGAN et lui suggèrent.

La difficulté de la démarche tient à son originalité car, contrairement à d’autres types de mobilisation, il ne s’agit pas, en l’occurrence, de mobiliser des esprits en leur disant : « Je vous promets le pouvoir d’Etat ou bien tel ou tel avantage, alors engagez-vous ici ! ». Il s’agit, approximativement, de demander à différents esprits ceci : « COMMENT SE CONCERTER POUR DIRE LES ENJEUX QUI SE POSENT A NOTRE PAYS EN CE MOMENT-CI ? ».

Alors que je m’étais contenté d’écrire, à ce sujet et en pure théorie comme pour me laver les mains en arguant des diversités de la R.D.C. et des différences et divergences entre Zaïro-Congolais, voilà que je me sens interpellé par une exigence de pragmatisme au sujet des enjeux qui se posent à mes compatriotes.

C’est douloureux ! Aujourd’hui, cela m’a empêché de me concentrer sur autre chose.

Avez-vous remarqué, comme moi, que le plus difficile est ceci : « … une " ligne " précise de pensée autour de laquelle les gens se rallient … » ?

D'autres questions surgissent : Un blog, ouvert au public, peut-il servir à une telle oeuvre ? Est-il possible de formaliser, comme dans la procédure en common law, des "opinions dissidentes" sans pour autant renoncer à l'oeuvre collective ? Sur qui reposera le boulot et à quel prix ? etc. Je me contente ici d'esquisser des questions de méthode.

C’est tellement difficile et inconfortable que je me demande s’il faut dire "merci" à OURAGAN, à SIK, à ALEX, etc…

Merci quand même !

Posté par BOMA OMENA Henri, 18 mars 2010 à 21:04

Voilà que nous apprenons, encore, que la RDC s'est faite saisir des fonds en Afrique du Sud ($2millions) par les fonds vautours.
Non seulement, le gouvernement congolais constitué des "1er de classe" ne semble pas apprendre de ses erreurs passées (cas Gecamines et Snel), mais en plus les fonds saisis sont les revenus de taxes IDEF qui, par je ne sais quelle magie, se sont retrouvés dans une banque Sud-africaine en dehors de la RDC.
Il n'y a qu'en RDC où le gouvernement peut loger ses recettes fiscales auprès des banques étrangères et à l'étranger ou bien la banque centrale congolaise loger des fonds provenant des ventes immobilières dans une banque suisse, et donc financer l'économie des autres pays au lieu de se soucier de sa propre économie.
On aura tout vu avec ces "1er de classe".

@Sik,
Comment pouvoir avoir accès aux info sur les flux financiers vers ou en provenance de la RDC de 15 dernières années dans un pays qui a une aversion face aux archives et statistiques. Tiens, il est même difficile aujourd'hui de savoir combien d'enrôlés il y avait dans la commune de la Gombe / Kinshasa lors des élections de 2006, car la CEI a shut down son website depuis au moins une année et les hard doc ont été détruits tout juste après le comptage du scrutin pour des raisons connues de tous.
Pour y arriver, il faudra peut-être compiler les flux financiers des autres pays du monde vers la RDC, mais cela n'incluera pas les flux financiers des privés passés à travers les entreprises de transfert de fonds. Par contre pour les flux sortant de la RDC, ça sera une autre paire de manche. Tu peux déjà comptabiliser les $2.5 millions envoyés recemment en Haïti via l'ONU. Pour toutes nos exportations minières via le Rwanda et l'Ouganda, il faudra peut-être faire des déductions sur le PIB de ces pays dans leur rubriques des matières 1ères exportées n'existant pas dans leur sous-sol. Et puis il faudra aller dans le coffre-fort de G. Forrest et Blattner pour avoir accès aux véritables états financiers de ces entreprises relatifs aux exportations de ses entreprises, car ces derniers tiennent 2 comptabilités distinctes: l'une pour le fisc congolais et donc les chiffres sont revus à la baisse et l'autre pour faire un suivi des recettes générées et qui resteront en dehors du circuit rd-congolais.

Tiens, il y a une chose qui m'a toujours frappé à l'esprit. Sous Mobutu, il y avait beaucoup des produits miniers ou autres qui ne figuraient pas dans le registre de la comptabilité nationale (Uranium, pétrole, cobalt et autres) mais plutôt dans sa comptabilité personnelle. Comment expliquer que depuis l'accession au pouvoir de l'Afdl et famille (supposée être l'anti-thèse de Mobutu), la RDC n'arrive toujours pas à soufler alors que les recettes de ces produits miniers sont supposées être comptabilisées maintenant dans le PNB congolais.
Allez donc savoir.

Posté par Bely21, 19 mars 2010 à 15:08

Au commencement était la parole

ALEX , au commencement était la parole ,la parole a engendrer l'action et l'action le progrès
la politique c'est la force d'entraîner les autres vers vos idées malgré leurs opinions ou c'est que vous êtes
comment les gens comme Bemba,Zanga et les autres petits partis politiques ont reçus a ses hisser au pouvoir en RDC alors que les politiciens comme SHISEKEDI fini aujourd'hui dans l'anonymat et l'indifférence totale de congolais ?
il faut avoir un fleur en politique et dégainer au bon moment en RDC c'est le moment de dégainer les idées novatrice, t'inquiète pas dès votre première meeting ou émission télé et radio y compris sur ces blogs les lignes vont bougées sur les positions des uns et des autres, les adhésions seront multiplier ...
l'espoir de décrocher un poste feras le reste chez certains opportunistes
il faut foncer comme un taureau en politique

Posté par OURAGAN, 20 mars 2010 à 14:01

OURAGAN en appelle au courage de mettre en actes les idées porteuses de bien-être de nos concitoyens quand il écrit que « LA POLITIQUE C'EST LA FORCE D'ENTRAÎNER LES AUTRES VERS VOS IDÉES ».

Quand ALEX signale que toute action politique collective exige « UNE " LIGNE " PRÉCISE DE PENSÉE AUTOUR DE LAQUELLE LES GENS SE RALLIENT », il rappelle que la finalité de la politique est de faire vivre ensemble les gens parce que la primauté de l’autorité politique sur toutes les autres sortes d’autorité tient au fait que c’est l’action politique qui permet de faire vivre ensemble alors que les êtres humains ont toujours entre eux des divergences d’idées, d’intérêts, de sensibilités et d’expériences de vie.

Combinant la recommandation de OURAGAN à celle de ALEX, on constate ces deux questions-ci :
QUELLES IDEES PEUVENT PRESERVER L’UNITE POLITIQUE EN RDC ?
COMMENT FOMULER LA PENSEE PORTEUSE DESDITES IDEES ?

Sans prétendre répondre ici à ces deux questions, puis-je signaler que leurs réponses devraient servir à poser le cadre de la légitimité et de la représentativité en politique. Bref !, en formulant ces deux questions, on dit : « AU NOM DE QUELLE NATION VOUS EXPRIMEZ-VOUS ? » ou bien « QUI VOUS A DEMANDE DE PARLER AINSI ? »

Selon le texte de l’article 220 de la Constitution de la R.D.C., le gouvernement est politiquement inexistant s’il n’est pas représentatif d’une majorité parlementaire.

Quant aux parlementaires, eux, ils sont censés être représentatifs de la volonté politique de tous les citoyens, et même de la volonté politique des citoyens qui n’ont pas participé aux élections des sénateurs et députés nationaux en 2006, quand la diaspora avait été exclue du corps électoral.

C’est donc la volonté politique de la majorité parlementaire, et non la seule volonté politique du président de la république, qui détermine la composition du gouvernement. J’écris ceci sous réserve de vérification quant à savoir si le texte constitutionnel exige uniquement que le gouvernement soit représentatif d’une majorité de députés nationaux ou s’il doit être aussi représentatif d’une majorité parmi les sénateurs.

Tout ceci pour rappeler que nous avons un texte constitutionnel méconnu par ceux-là même qui devraient être les premiers à le respecter et à en exiger le respect. Or, ils ne le font pas ! En effet, même les vérifications, que j’annonce, ne peuvent pas atténuer l’impression généralisée d’inconstitutionnalité des pratiques politiques en R.D.C.

TONGO ETANI nous rappellerait que c’est comme à la cour du roi Pétaud parce que, comme le rappellerait BELY21, les informations pertinentes sont occultées alors qu’il y a débauche d’informations sans grande pertinence. Résultat : un manque d’explication des enjeux politiques et un manque d’explication de la façon dont sont méconnues et violées les règles constitutionnelles du jeu politique en République Démocratique du Congo.

Selon les journalistes, il y aurait eu, en mai-juin 2009, un lettre d’un conseiller du président adressé au premier ministre pour confisquer à celui-ci, au profit du seul président, la capacité politique d’ordonner des dépenses au titre du budget de l’Etat alors qu’il s’agit-là, selon ces mêmes journalistes, d’une compétence constitutionnelle du gouvernement de la République et non du président de celle-ci, et, surtout, alors que ladite lettre est signée d’un conseiller dépourvu de compétence constitutionnelle.

Qui osera dire que la constitution est respectée ?

Même si les actuels locataires des institutions de la R.D.C. admettaient qu’ils méconnaissent la constitution, qui pourrait prétendre être, à leur place, représentatifs de la volonté politique de l’ensemble de nos concitoyens ?

Les seules personnes, qui pourraient prétendre à davantage de réprésentatitivité, devraient au préalable démontrer que leur prétention est portée par le soutien actif de citoyens mobilisés sur tout le territoire de la République et dans toutes les catégories sociales pour, d’une façon ou d’une autre, défenestrer les dits actuels locataires.

On devine le désordre q’une telle mobilisation rajouterait aux désordres actuels de notre République ?

Qui souhaite un tel désordre ?

Posté par BOMA OMENA Henri, 20 mars 2010 à 22:30

Une des qualités essentielles de cet espace d’information et débats centrés sur la R.D.C., c’est qu’il s’agit du seul lieu sur l’Internet où, à ma connaissance, les Zaïro-Congolais ne sont pas incités à l’insulte entre eux sans pour autant s’y voir interdire la polémique. Et, vu la sourcilleuse exigence de cohérence par laquelle je me suis moi-même déjà fait tancer ici par ALEX, je me convainc que ce blog-ci est le meilleur outil de débats pour forger des idées sur les fondements et les voies et moyens pour une UNITE POLITIQUE entre mes compatriotes.

Ces débats, dont il est question, ne sont pas faciles parce que chacun d’entre nous se sent personnellement interpellé comme pour dépasser ses propres fragilités. Et, des fragilités, nous autres les Zaïro-Congolais, nous en avons. Il n’y aucune honte à les dire et à les expliquer s’il s’agit de les transformer en forces.

Et ce, surtout lorsque, comme ici, des Internautes soulèvent des souhaits d’actions communes tout en constatant les difficultés de telles actions sans pour autant renoncer à de tels souhaits.

Alors que je répugne à l’abus du copier/coller dans un débat, puis-je cependant suggérer des EXTRAITS de l’entretien entre MBEMBE Pierre et KABUAYI Freddy publié par Le Potentiel, édition en ligne du lundi 22 Mars 2010.

Ces EXTRAITS me semblent pertinents pour cerner tant la difficulté que l’opportunité des IDEES, propices à la mobilisation souhaité par OURAGAN et d’autres bloggeurs ici même.

EXTRAITS

ON A L’IMPRESSION QUE, DANS LE BILAN FAIT, ON NE VOIT QUE L’ECHEC DU COTE CONGOLAIS MAIS L’ON OUBLIE TRES SOUVENT LA DIMENSION INTERNATIONALE. N’EUT ETE LA GUERRE FROIDE, JE NE PENSE PAS QU’AUJOURD’HUI ON SERAIT LA OU NOUS SOMMES ?

Pour autant qu’il y ait un rapport. Mais je n’en vois pas. On jouait le jeu parce qu’on trouvait son intérêt. On se remplissait les poches et on pouvait faire de longs mandats.

Je crois que le débat aujourd’hui a son importance. Toutes ces situations connues, les uns qui étaient pro-américains, pro-russes et pro-belges, etc.

Quelle est la ration qu’on tire aujourd’hui ? Rien. Nous pleurnichons. Nous n’avançons pas. Nous ne faisons que du surplace. Parfois même, nous reculons au lieu de faire du surplace.

C’est aujourd’hui que nous devons nous poser toutes ces questions afin que nous puissions dégager ensemble des solutions afin que le cinquantenaire puisse apporter le renouveau au peuple congolais par le travail, l’honneur et la puissance parce que cela est notre destination naturelle.

On ne se pose jamais des questions. Mais on se contente de tout qui arrive et on croit que le monde s’est arrêté là. C’est cela notre drame.

Toutefois, il faut voir comment nous pouvons changer les choses. Et pour changer, il [faut] reconnaître ses erreurs, ses insuffisances, ses manquements pour qu’on puisse préparer demain un tremplin pour reprendre la vitesse.

POUVEZ-VOUS EXPLIQUER COMMENT, DEPUIS 1960, L’ÉLITE CONGOLAISE NÉGLIGÉ L’ÉDUCATION, L’UNIVERSITÉ ET LA RECHERCHE ?

La réponse est simple parce qu’on ne s’était pas posé la question, dès le départ, la question de savoir pourquoi nous demandions [l’indépendance]. Nous allons avoir l’indépendance pour nous comporter comment ? Et si on s’était posé ces questions-là, on se serait dit que, dans notre pays, il n’y a pas suffisamment d’intellectuels. Ils devaient donc être formés.

MAINTENANT, IL Y EN A BEAUCOUP …

Il y en a beaucoup parce qu’ils ont été formés et ça, c’est la particularité du Congolais. On fait des choses sans planification, sans vision ou, au moins, sans stratégies. […]

Vous pouvez poser la question au ministre de l’Education nationale, par exemple, de donner les statistiques de gens formés, il n’en sera [pas] capable. Parce que les ministres viennent pour jouir. Ils ne cherchent pas à savoir et à se poser des questions ? Le reste n’est pas leur problème.

C’est l’attitude de tous ceux qui nous ont gouvernés jusqu’à aujourd’hui.

Un jour, le président Mobutu a posé la question, au peuple zaïrois, de savoir ce qu’il peut faire pour lui ? Un chef de l’Etat qui ne sait quoi faire pour son peuple, est-il vraiment du président de la République ? Quand on devient président, ministre, député, Pdg … on doit savoir ce qu’on veut apporter à son peuple, comment on peut faire pour transmettre la connaissance aux jeunes générations. C’est cela une attitude de responsabilité, une attitude d’éthique et de moralité. Il doit avoir une vision.

Aujourd’hui, nous avons d’énormes difficultés : Inga est en train de tomber, la Regideso produit difficilement l’eau potable, etc. Alors, nous demandons aux gens de l’extérieur de nous aider. Non. C’est nous qui gérons ce pays et non l’extérieur. Et c’est nous qui gérons ce qu’on nous amène comme aides, etc.

Posté par BOMA OMENA Henri, 22 mars 2010 à 13:38

les collabos et les traîtres seront châties et pendus au pont GABY!!!

Dans la vie, on tue d’abord LES TRAITRES avant de s’occuper de nos ennemis, il y ’ a même un SYNDROME DE STOCKHOLM(mua respect entre batu bawuti kobunda bitumba ya kafu kafu(lol)), un ennemi, on le combat en respectant les conventions sur la guerre, on ne tue pas un ennemi blessé à terre, on le retient PRISONNIER DE GUERRE, après la guerre , il y a échange des PRISONNIERS.

Ebongo bino ba TRAITRES!!!!!!!

Les traîtres seront pendus, vilipendés, poursuivis et pourchassés.

TRAHIR son pays, le pays CAHIN CAHA, A VAU L’EAU correspond à TRAHIR SA MERE, une Maman garde l’enfant neuf mois dans le ventre et elle sera la seule à connaître le père de la MARMAILLE.

TRAHIR LE PAYS DE NOS ANCETRES, le prix de la TRAHISON, c’est LA MORT.

COLONEL, Muyomba, manseba, nguatshi, kwiya, noko, tonton national, oncle, Prof. tongo etani

Posté par tongo etani, 23 mars 2010 à 12:37

Merci HENRI: la cour du ROI PETAUD, une pétaudière (lol)

@ HENRI

Je reviens d'une mission d'audit sur les garanties Bancaires dans le cadre de l'effondrement des ECONOMIES et surtout des crédits, nous voulons retrouver les vertus bancaires d'antan, pas rentrer dans l'INDUSTRIALISATION BANCAIRE (une industrie comme une autre: RENTABILITE, SOLVABILITE et surtout LA LIQUIDITE, on s'en fout des humains, s'il faut réduire les coûts, on délocalise sans ETAT D'AME, moi noko, je suis contre mais ba ETUDES nasala ememi nga esika ya ba NGANDOS, REQUINS na ba NGUBUS) yo pe PROF. OPUSAAA(lol),

J'analyses les posts, de prime à bord, je viens de découvrir des idées géniales, en partant des idées d'Alex, Président BUKASA OURAGAN, BOMA OMENA HENRI.

Je suis d'accord, na zo BOULER nasala parti pe POLITIKI na nGA na kin, j'ai déjà écrit les statuts, soki na dIé na bino na koya na parti wana pour un idéal pour la population PLETHORIQUE, AFFAMEE, CLOCHARDISEE, APPAUVRIE, DELESTEE!!!!!

COLONEL, Muyomba, manseba, nguatshi, kwiya, noko, tonton national, oncle, Prof. tongo etani

Posté par tongo etani, 23 mars 2010 à 13:11

noko azo protéger baleki na yééé

Je reviens ici, je retrouves des lieux communs des anêries dignes des cafés de commerce.

"Politique d'Ouverture", Christian K$m$t: tu confonds DEBAUCHAGE na alliance sur un projet, si tu es chez toi entrain de te morfondre en déprimant par rapport à ta DEFENESTRATION par des gens de ton parti pour cause d'incompétence NOTOIRE et CORRUPTION (Lokola DARCOS na FRANCE),

En prenant cette décision comme une insulte, tu es Mûr pour UNE TRAHISON (lol) , ton coeur versera une larme dans tes veines (lol) : "ba saleli nga likopa, nasali nini? cotisation na nga napesaka po na parti, lelo batiki nga na ESANGA sans NKAIE na BUATU na ESANGA ya ba NGANDOS, basali nga KOLO na NKOO BOYE, MAMAN OZA WAPI (lo), tu as soixante dix ans!!!, maman à DAYA, il y a quarante ans (lol), HEURE OZALAKI KO NDENDA, tu avais besoin ya MAMAN?, EZO DIé VRAI Téééé, motema napesi na parti oyo!!!!(lol)"

Là, tu es revenu humain, coincé, là, tu peux accepter un pondu sans mbisi avec un kuanga fioti (lol), les téléphones I-TECH ne seront plus d'utilité: i-pod, blackberry, ne sonneront plus, tu es DEJA MORT, oublié, abandonné, vilipendé (lol)!!! concept de MORT-VIVANT (lol)

si quelqu'un t'appelles pour venir mettre le papier peint chez lui, tu vas démarquer en saoûlant la personne sur tes CAPACITES


noko, nguatshi, manseba, muyomba Prof;tongo etani

Posté par tongo etani, 23 mars 2010 à 15:31

NOKO AYE, NZALA ESILI

Nous avons fait du mal à notre pauvre pays de nos mères et frères.
Nous devons chercher des reponses pour avancer pour nos compatriotes APPAUVRIS.

Nous devons, rester ensemble pour avancer dans le partage de nos RICHESSES.

Noko est INGENIEUR, DOCTEUR, mais le CONGO doit être GUIDER par les CONGOLAIS INTEGRES PAS CORROMPUS, nous avons du travail à faire pour sortir le CONGO de nos ancêtres de la TORPEUR du sous DEVELOPPEMENT.

noko tongo ayé, nzala esili, LELOOOO

Posté par tongo etani, 24 mars 2010 à 00:51

Le Congo dernier!!??

@ Tous

Je suis tombe par hasard sur des rapports statistiques du FMI, de la BM et de l'ONU (2009 ou 2008 si je ne me trompe pas). A ma grande tristesse le Congo est en derniere place sur deux d'entre eux et avant-dernier dans un,(battant le Zimbabwe de justesse!)
Nous sommes battus par des pays saheliens et desertiques,des pays en plein conflit, par Haiti, le Tchad,la RCA,le Rwanda, le Burundi,le Bangladesh ect...

On ne peut plus tomber plus bas.Nous perdons notre pays chaque jour de plus en plus.

Le pays a besoin d'un nettoyage profond et d'enormement de patriotisme et d'esprit de sacrifice de la part de nous tous. Surtout nous de la diaspora, envoyer de l'argent n'est pas suffisant, un retour massif,organise et planifie, avec la creation etl'entretien de lobbys en permanence dans nos pays d'accueil( ou nouvelles patries)...en bref, un reengagement positif total.

Reprendre en main le controle de nos ressources et de notre destinee.

J'aime le confort relatif de ma vie"en exile"mais je dois trouver le courage et les moyens d'organiser mon retour au pays afin de participer a sa resurrection.
Nous avons abandonne le pays de nos ancetres a des etrangers de toutes sortes!

de coeur avec tous

Posté par wavre, 25 mars 2010 à 09:07

Esika ya bosoto...

@Wavre ;
Je m’inspire de Henry BOMA pour dire que nous devons avant tout privilégier une bonne analyse de la situation pour comprendre qui sont les acteurs et quels sont les enjeux. D’où venons-nous ? Où en sommes nous ? où allons-nous/où voulons-nous aller ? Si nous sommes là où nous sommes, ce n’est pas par hasard et encore moins une fatalité… J’ai appris que l’état congolais voulait se désengager de la plupart des entreprises publiques en évoquant tout une série de raisons qui sont, pour moi, de la poudre aux yeux (les entreprises publiques sont des instruments de redistribution des richesses et de souveraineté )car les principales raisons qui ont été à la base de la faillite ou de « l’inefficacité » de ces entreprises ne sont que trop rarement évoquées. Pour ne prendre que deux exemples : Que s’est-il passé à la Gécamines et à la Snel ??? Bien sûr que ça pourra toujours être de la faute à ‘pas de chance’ mais ,pour moi, ça ne sera pas recevable. Et je suis tout à fait d’accord avec toi quand tu dis qu’il nous faut reprendre en main le contrôle de notre destinée. Et, pour le faire, ce serait complètement illusoire de nous fier au FMI et à la banque mondiale (depuis qu’ils existent, leur principale mission est de nous dire ce qui est bon pour nous). Ainsi, quand ils parlent de bonne gouvernance, est-ce au profit de nos populations ? J’en doute fort… Ce qui me fait dire que la défense des intérêts de la RdC revient à tout Congolais (où qu’il se trouve) !

@Bely 21 ;
Mêmes si les chiffres des flux financiers de et vers le Congo sont difficiles à trouver ont peut déjà prendre en compte ceux qui sont disponibles et ne peuvent être contestés. Combien coûte la mission des nations unies au Congo et pour quel travail ? Quels étaient et quels sont les exigences des congolais à ce sujet ?? Les flux financiers qui ont accompagnés la Monuc ont-elles été bénéfiques à l’économie congolaise ? (j’ai en mémoire ce que disais Luka Mambu à ce propos concernant le coût des loyers à Kinshasa…). Esika ya bosoto ba ko bakisaka se bosoto : toutes les ong et autres qui viendront chez nous ne nettoierons jamais notre maison à notre propre place. Je me souviens encore que malgré ses dérapages, la conférence nationale souveraine a jeté les bases d’un travail qui peut être poursuivi notamment pour mieux connaître notre histoire ; pour aider à mettre fin à l’impunité…

Posté par Sik, 25 mars 2010 à 11:42

@ Sik,

Comme je l'avais déjà mentionné dans une de mes interventions relative au don de la Rdc pour l'Haïti, peu importe le niveau de l'intervention financière des nations unies ou autres dans notre pays comme dans d'autres, le gros du magot reste chez les pays donnateurs.
Le gros de dépenses de la Monuc se retrouve dans la logistique qui va des engins des guerres, des armes, muntitions, carburant, ration voir même l'eau à boire et brosses a dents qui sont achètés directement auprès des entreprises des pays donnateurs. Le peu qui reste sert à payer le loyer sur place (quand ils ne requisitionnent pas les batiments) et aussi les frais de rafraichissement qui permettent aux monusiens de se tapper des hookers à kin ou en Rdc. Et ceci constitue peut-être 10% de dépenses faites directement en RDC avec un effet de lévier insignifiant pour l'économie locale.
Bref, toute aide venant des pays occidentaux, ne sont que d'aide que sur papier mais sans impact réel sur notre économie, car en effet ces aides ont plus d'impact dans le pays d'origine que dans le pays destinataire.
Si on doit être exigeant vis-à-vis des aides bi-ou-multilatérales avec la Rdc, ça serait à ce niveau précis, qu'il y ait un effet d'entrainement de ses aides ou investissements dans le pays.
La Rdc n'a pas besoin de dons en riz, maïs ou haricot mais plutôt d'un transfert de technologie en utilisant les produits trouvables sur place. La Rdc n'a pas besoin des tentes bleues de la Monuc importée de je ne sais quel pays alors que nous avons Utexafrica sur place capable d'en produire.
La Rdc n'a pas besoin d'être considérée comme un pays d'extraction minière mais plutôt un pays de transformation de ses minerais en produits semi-finis ou finis. C'est en arrivant à créer de la valeur sur ce que nous avons en état brut que nous pourrons nous placer parmis les pays riches de ce monde.
50 ans après la fameuse indépendance, aucune industrie de transformation n'a été créée dans notre pays. Sous Léopold II, le bois était coupé et exporté à l'état brut, un siècle après, nous continuons à faire la même chose, de même pour l'or, l'uranium, le cobalt, le diamant, le cuivre voir même le "mbodi" (clin d'oeil à Prof. Tongo Etani).
Il y a plus d'un siècle, nos grand-mères pilaient le m'pondu dans le liboka en bois avec le "motuté", aujourd'hui on est encore à faire la même chose, aucune industrie agro-alimentaire pour changer ne serait-ce que le conditionnement de nos produits agricoles qui finissent pas pourrir faute de voies d'évacuation vers les marchés.
Il est grand temps que toutes les concessions minières accordées aux multinationales par le gouv soient assujetties à des conditions telles qu'aucun produit extrait ne soit exporté à l'état brut mais en produit fini ou semi-fini.

Losako na Wavre, Mikolo ebele sans sango!!!!!

Posté par Bely21, 25 mars 2010 à 16:52

Le Congo n'a que faire des analystes en chambre

"Les entreprises publiques sont les instruments de la distribution et souveraineté".
Mon cher Sik je vous sens si jeune et lotis de naïveté. Je peux me tromper derière le paravent internet.
Aucune entreprise publique n'a jamais enrichi l'état son actionnaire,même pas dans les pays communistes. Toutes les entreprises françaises étaient déficitaires,les subventions publiques leur servaient et leus sert encore de colonne vertebrale.
Un raisonnement peut être juste intellectuellement et platement faux dans sa pratique. Ainsi en est-il de la justice distributive. On peut réaliser avec elle une solidarité dite aujourd'hui active en France pour soulager la misère des plus pauvres. C'est ce que fait la couverture maladie universelle (CMU) en France et le revenu de solidarité active qui fournit aux français un pécule aux personnes sans revenu tout en maintenant celui-ci même si les bénéficiaires retrouvent un travail mais nanti d'émoluments modestes.
Mon cher Sik,si vous êtes jeunes il vous faut savoir que toutes ces protections sociales existaient au Congo parce que notre pays était riche non par ses minerais comme on a souvent trompé les gens,mais bien par les multiples entreprises privées qui payaient patente et impôts à l'Etat.
Nos parents lorsqu'ils perdaient leur travail avant l'indépendance,pointaient au bureau des chomeurs à la population noire aujourd'hui encore désigné sous le vocable de bureau de la cité au lieu dit "Pont Cabu" à Kinshasa et j'imagine qu'il existait des équivalent en province. Et les chomeurs qui avaient travaillés recevaient des indemnités de chomage comme en europe avec obligation de rechercher l'emploi comme cela se fait ici en occident.
Pour mener un pays à un tel niveau de développement,les mots seuls ne suffisent pas. Le tissu industriel,je m'excuse pour ceux que je vais vexer,detruit par Lumumba dans un laps de temps de 24 heures et parachevé par ses successeurs,les autres ont mis en association avec nos ancêtres quatre-vingts ans pour le mettre en place.
On peut toujours par des quolibets envers notre pays qui se gueri dans une convalescence évolutive,s'habiller d'une étoffe d'opposant.
Le Congo est un pays du tiers monde,le comparer naïvement abec les contrées hyper développés est une erreur.
Il faut évaluer notre pays à l'aune de ce qu'il est réellement,c'est-à-dire un pays qui est sorti à peine d'un mouvement de destabilisation à partir de l'est de la RDC et ceci avec la complicité de nos propres compatriotes originaires de cette région. Ce n'est pas x ou y qui descent dans de les mines artisanales,ce sont bien les enfants du pays. Ce ne sont pas les étrangers qui viennes réaliser des aédromes de fortune dans la foret,c'est bien les complices kivutiens qui le font.
On peut extrapoler en exibant des statistique,en leur faisant dire le contraire de ce qu'ils veulent réellement exprimer. Le Zimbabwe ne sort pas d'une guerre,pourtant il est venu nous épauler dans l'adversité qui nous guetait.
Des progrès sont difficiles à percevoir par ceux de l'opposition car seul les échecs et les statistiques des trains en retard les interessent.
Le Congo n'est un pays livré à lui même,les organismes internationaux FMI et Banque mondiakle en tête lui fournissent des conseiller qui sont d'ailleur très stricts sur les entrées et les sorties d'argents. L'épisode du contrat avec la Chine ont mis en évidence l'importance de ces deux instances financières les plus importantes du monde.
Et dans l'ensemble la compétence du gouvernement congolais,souvent niée par des personnes sans aucune expertise dans quelque domaine que ce soit,est unanimement reconnu dans le monde. Evidemment,les ennemis du gouvernement congolais persevereraient dans le dénie même si le Congo expédiait aujourd'hui une fusée avec des hommes sur la lune.
Quand on manque de critères justes pour porter un jugement clair sur son pays,il n'est pas étonnant qu'une argumentation fausse puisse donner l'illusion d'une action d'opposition. La vérité est que les événtuels opposants ne sont que des nostalgiques d'une époque révolue,celle du mobutisme.
Les meilleurs sont au gouvernement à Kinshasa. Les vociférations de ceux de la diaspora ressemblent bien à celles des personnes qui de la gare voient le train partir.
Le Congo n'a que faire des analystes en chambre.

Posté par bony, 25 mars 2010 à 20:58

loin des yeux, pres du coeur.

@Bely 21

Losako a toi aussi mon frere. Je continue a vous suivre de temps en temps ici au site d'alex.
Mon etat de sante n'etant plus au beau fixe(certaines maladies se disputent le droit de m'envoyer dans l'au-dela!)sourire.

@ Bony

Je t'insulterai plus tard( sourire)

@ tous

C'est un plaisir de lire vos echanges


De coeur avec vous tous

Posté par wavre, 25 mars 2010 à 21:21

Le Congo n'a que faire des analystes en chamre

"Les entreprises publiques sont les instruments de la distribution et souveraineté".
Mon cher Sik je vous sens si jeune et lotis de naïveté. Je peux me tromper derrière le paravent internet.
Aucune entreprise publique n'a jamais enrichi l'état son actionnaire,même pas dans les pays communistes. Toutes les entreprises françaises étaient déficitaires,les subventions publiques leur servaient et leur servent encore de colonne vertébrale.
Un raisonnement peut être juste intellectuellement et platement faux dans sa pratique. C'est la définition même de la fausse bonne idée. Ainsi en est-il de la justice distributive. On peut réaliser avec elle une solidarité dite aujourd'hui active en France pour soulager la misère des plus pauvres. C'est ce que fait la couverture maladie universelle (CMU) en France et le revenu de solidarité active qui fournit aux français un pécule aux personnes sans revenu tout en maintenant celui-ci même si les bénéficiaires retrouvent un travail mais nanti d'émoluments modestes. C'est là deux idées justes de solidarité qui reclament beaucoup d'argents de la part de l'état. Mais préconiser la même chose au Congo ce serait faux. L'état n'a tout simplement pas d'argent même en vendant tous les minerais dont son sol contient.
Mon cher Sik,si vous êtes jeunes il vous faut savoir que toutes ces protections sociales existaient au Congo parce que notre pays était riche non par ses minerais comme on a souvent trompé les gens,mais bien par les multiples entreprises privées qui payaient patente et impôts à l'Etat.
Nos parents lorsqu'ils perdaient leur travail avant l'indépendance,pointaient au bureau des chômeurs à la population noire aujourd'hui encore désignée sous le vocable de bureau de la cité au lieu dit "Pont Cabu" à Kinshasa et j'imagine qu'il existait des équivalents en province. Et les chômeurs qui avaient travaillés recevaient des indemnités de chômage comme en Europe avec obligation de rechercher l'emploi comme cela se fait ici en occident.
Pour mener un pays à un tel niveau de développement,les mots seuls ne suffisent pas. Le tissu industriel,je m'excuse pour ceux que je vais vexer,détruit par Lumumba dans un laps de temps de 24 heures et parachevé par ses successeurs,les autres ont mis en association avec nos ancêtres quatre-vingts ans pour le mettre en place.
On peut toujours par des quolibets envers notre pays qui se guérit dans une convalescence évolutive,s'habiller d'une étoffe d'opposant.
Le Congo est un pays du tiers monde,le comparer naïvement avec les contrées hyper développées est une erreur.
Il faut évaluer notre pays à l'aune de ce qu'il est réellement,c'est-à-dire un pays qui est sorti à peine d'un mouvement de déstabilisation à partir de l'est de la RDC et ceci avec la complicité de nos propres compatriotes originaires de cette région. Ce n'est pas x ou y qui descend dans de les mines artisanales,ce sont bien les enfants du pays. Ce ne sont pas les étrangers qui viennent réaliser des aérodromes de fortune dans la foret,c'est bien les complices kivutiens qui le font.
On peut extrapoler en exhibant des statistique,en leur faisant dire le contraire de ce qu'ils veulent réellement exprimer. Le Zimbabwe ne sort pas d'une guerre,pourtant il est venu nous épauler dans l'adversité qui nous guettait.
Des progrès sont difficiles à percevoir par ceux de l'opposition car seuls les échecs et les statistiques des trains en retard les intéressent.
Le Congo n'est pas un pays livré à lui même,les organismes internationaux FMI et Banque mondiale en tête lui fournissent des conseillers qui sont d'ailleurs très stricts sur les entrées et les sorties d'argents. L'épisode du contrat avec la Chine ont mis en évidence l'importance de ces deux instances financières les plus importantes du monde.
Et dans l'ensemble la compétence du gouvernement congolais,souvent niée par des personnes sans aucune expertise dans quelque domaine que ce soit,est unanimement reconnu dans le monde. Évidemment,les ennemis du gouvernement congolais persévéreraient dans le dénie même si le Congo expédiait aujourd'hui une fusée avec des hommes sur la lune.
Quand on manque de critères justes pour porter un jugement clair sur son pays,il n'est pas étonnant qu'une argumentation fausse puisse donner l'illusion d'une action d'opposition. La vérité est que les éventuels opposants ne sont que des nostalgiques d'une époque révolue,celle du mobutisme.
Les meilleurs sont au gouvernement à Kinshasa. Les vociférations de ceux de la diaspora ressemblent bien à celles des personnes qui de la gare voient le train partir.
Le Congo n'a que faire des analystes en chambre.

Posté par bony, 25 mars 2010 à 23:04

Nous devons nous réapproprier notre pauvre pays riche

Mes soeurs et frères du CONGO de nos aieux,

Nous avons perdu nos mamans et nos papas, nous avons assisté aux viols de nos filles et petits frères, maintenant , nous sentons POINDRE dans l'horizon un ESPOIR de sortie de CRISE pour notre pauvre nation appauvrie.

Avec le courage de nos AIEUX, nous sommes REQUINQUES pour sortir notre peuple du JOUG des RWANDAIS tapis dans nos institutions en BARAGUINANT nos langues( koloba liingala kasi byebi yango tééé ya ba Rwandais)

BARAGWINER ezalaki na guerre mondiale, na ba tranchées, ba soda BRETONS demandaient MAPA na vinu, na monoko na mbango ezalaki BARA (pain), GWIN(vin), batu mosusu lokola bayebaki BVRETON tee, balobaki na chef na bango normand ke bato moko bazo baraguiner (lol) PROF TONGO(lol) .

NOUS RESERVONS DES CHATIMENTS D'UN AUTRE NIVEAU POUR LES CONGOLAIS COLLABOS (TOKO TUMBA BINO PE KOZIKISA BINO, BOTEKI MBOKA PO NA LOKOSO YA DOLLA, BOZELA, BOKOMONA KALA TEEEEEEEEEE, kasi bana basi kaka KOVO TO MOKOKOKOLI à commencer par OLIVE LEMBE, kovo, tokokata ye SUKI NA PAWU!!!!)

noko Prof. tongo etani

Posté par tongo etani, 25 mars 2010 à 23:24

Pour Martin FAYULU:"le prochain président doit être éduqué et avoir lamour de la patrie (lol)

Questions directes à Martin Fayulu


Agé de 53 ans, Martin Fayulu Madidi est député provincial de la Ville-province de Kinshasa. Economiste de formation spécialisé dans le management, «Martin» vient du secteur privé. Il a servi durant vingt ans dans le groupe Mobil Corporation et ExxonMobil. Outre le Congo, il a travaillé aux Etats-Unis, en France, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Nigeria, au Mali. Directeur général d’ExxonMobil Ethiopie a été sa dernière fonction. Avant d’être élu député national et provincial en 2006, Fayulu a fait un parcours politique : membre de la Conférence nationale souveraine, membre du Haut conseil de la République-Parlement de transition. Il est le président du parti «ECIDé» (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement). De passage à Bruxelles, Martin Fayulu a bien voulu nous accorder un entretien.

Vous êtes de passage à Bruxelles. Ici, la voie publique est bien entretenue. Il suffit de tourner le robinet dans votre chambre d’hôtel pour que l’eau coule. Deux ou trois fois par semaine, les éboueurs ramassent les ordures ménagères et les services communaux assurent la propreté et la sécurité des quartiers. Face à cette description, quel sentiment éprouve le député provincial de Kinshasa que vous êtes ?

J’éprouve trois sentiments : la honte, la défaite et le manque de sens de responsabilité. Manque de sens de responsabilité dans le chef des gouvernants aussi bien à Kinshasa qu’au niveau national.

Vous faites partie de décideurs…

Naturellement. Tous les Congolais sont responsables de nos lacunes. Mais chacun doit assumer sa part de responsabilité. Nous avons été élus députés provinciaux en 2006. C’est au début de l’année 2007 que notre assemblée a commencé ses travaux par l’élection du gouverneur. Nous pouvons dire que depuis ce vote, plus rien n’a été fait. L’échec est total. Cet échec je l’attribue à 90% au gouvernement provincial de Kinshasa. Je m’explique. Le gouvernement provincial est arrivé avec un programme d’action élaboré par les Kinois eux-mêmes dans le cadre des «états-généraux» présidés par le père Martin Ekwa.

Pourquoi ce programme n’a-t-il pas été appliqué ?

Il y a deux raisons. D’une part l’incompétence et de l’autre la cupidité des responsables provinciaux. Certains ont cru que l’exercice d’une parcelle de pouvoir constitue l’occasion de s’enrichir et non de servir les habitants de la capitale selon le programme établi. Conséquence : les finances de la ville-province ne sont pas bien gérées. Je tiens à vous dire que l’assemblée provinciale, elle, s’est acquittée de sa mission.

Selon vous, la réfection des grandes artères de la capitale constituait-elle une priorité ?

Les infrastructures constituent sans conteste une priorité. Si, en revanche, vous me posez la question de savoir si la réfection ou la modernisation des boulevards du 30 juin et Lumumba et celle des avenues des Huileries et de Libération était une priorité, ma réponse est : Non ! Les priorités sont ailleurs. Jusqu’à ce jour, mes collègues et moi ne savons rien de ce qui se fait sur ces artères de la capitale. Même si certains travaux sont effectués sous l’impulsion du gouvernement central, j’ai du mal à comprendre que la question n’ait jamais fait l’objet d’un débat au sein de l’assemblée provinciale. J’ai dit que les priorités ont ailleurs. Il y a des avenues dont la réfection paraît plus qu’utile pour décongestionner la capitale. C’est le cas notamment de l’avenue Kulumba qui va de Kingabwa-Poids lourds jusqu’au Quartier III à Masina. La réfection de cette route aurait permis à la capitale de s’enrichir de deux accès dans sa partie orientale. On peut citer également l’avenue Kasa Vubu à partir de Ngiri Ngiri et Kimbangu, c’est l’avenue Elengesa qui aboutit sur By-Pass. Il en est de même de l’avenue Kikwit qui part de l’Echangeur de Limete pour sortir entre Ngaba et Camp Mombele, via les avenues Elengesa et Libération. J’ai soulevé le débat à l’assemblée provinciale en demandant au gouverneur d’expliquer le sort réservé au Plan général d’aménagement de la ville Kinshasa et la nature des travaux effectués sur le boulevard du 30 juin. Je considère, pour ma part, que ces travaux effectués ne constituent que du «tape à l’œil». Ce sont des travaux inutiles. Allonger la largeur du boulevard est une chose, l’entretenir en est une autre. La preuve est là, plusieurs édifices publics sont entrain de dépérir faute de maintenance : la Cité de la Radio, les immeubles CCIZ, Sozacom, Botour et les deux Galeries présidentielles. Le gouvernement central et le gouvernement provincial viennent de fournir la preuve qu’ils ignorent les vrais problèmes qui se posent à Kinshasa.

Quelle était la durée initiale des travaux sur le boulevard du 30 juin ?

Au départ, il était question de 90 jours. Cela fait plus treize mois depuis que les travaux ont débuté. En vérité, il n’existe aucun plan. Il y a un vrai problème de planification. J’espère que le boulevard du 30 juin sera réfectionné avant les festivités commémoratives du 50ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance.

Sur le boulevard Lumumba, des stations service ont été sommées de «déménager» mettant au chômage plusieurs travailleurs. Qu’en dites-vous ?

Il n’y a pas que les cas des travailleurs privés de leur emploi. Il y a eu des accidents mortels sur le boulevard du 30 juin. On dénombre pas moins de 200 personnes tuées suite à des accidents de circulation. Chaque jour, il y a des accidents. Et personne ne s’en préoccupe.

Que font les parlementaires provinciaux censés représentés et défendre les intérêts des Kinois ?

Les parlementaires font leur travail en interpellant ceux qui gouvernent. Je vous signale qu’interrogé à ce sujet par une chaîne de télévision, un membre du gouvernement a déclaré (je le cite) : «On ne fait pas des omelettes sans casser des œufs». Je ne peux m’empêcher de répéter qu’il y a un réel problème de planification. Les projets sont improvisés. A titre d’exemple, au niveau de la ville de Kinshasa, je n’ai pas eu connaissance d’un budget prévu pour financer la réfection de l’avenue des Huileries. Le gouvernement provincial procède actuellement au rétablissement de l’éclairage public dans la capitale. Ce projet a-t-il été budgétisé ? Vous pouvez convenir que cette situation ne constitue nullement la meilleure façon de gérer une Cité.

A vous entendre parler, on est tenté de conclure que les élections générales de 2006 n’ont pas servi à grand chose dans la mesure où l’assemblée provinciale de Kinshasa n’a aucun pouvoir face à l’exécutif provincial …

La situation qui prévaut dans la capitale n’est pas unique en son genre. Les mêmes réalités sont observables ailleurs dans le pays. C’est ici que je voudrais attirer l’attention de mes concitoyens sur le fait que les gouverneurs des provinces ont presque pris les assemblées provinciales «en otage».

Pouvez-vous être plus explicite ?

Je veux dire que les assemblées provinciales travaillent de connivence avec les gouverneurs. Il est de ce fait difficile de faire aboutir une motion ou de poser une simple question au gouverneur. Inutile de parler de motion pour faire démettre celui-ci. A titre d’exemple, les habitants de Kinshasa ont payé récemment la taxe routière dans le cadre de la «campagne vignette 2007-2008». Pas moins de quatre millions de dollars américains ont été récoltés. Où est passé cet argent ? En violation de la loi en vigueur, le ministre provincial des Finances a ouvert des «comptes spéciaux» pour loger ces recettes. Quelques mois plus tard, le même ministre a tiré des chèques à partir de ces comptes.

Qui sont les bénéficiaires de ces chèques ?

C’est une des questions posées à ce ministre. Les parlementaires attendent toujours les réponses…

N’avez-vous pas le sentiment que depuis l’installation des assemblées provinciales, il y a plus de trois ans, les questions portant sur les finances occupent l’essentiel des activités des parlementaires ?

De quoi voulez-vous qu’on parle ? L’argent reste une question cruciale. La corruption sévit tant au niveau provincial que national.

Quand est-ce que les parlementaires vont s’occuper enfin de l’amélioration de la qualité de vie de la population ?

Il faut bien reconnaître que l’argent constitue la «grande faiblesse» du citoyen congolais. Tout le monde veut devenir «riche». Tout le monde veut posséder des biens même s’il n’a pas travaillé. Sans labeur, sans la moindre justification, les gens veulent amasser de l’argent. Dans ce pays, la corruption s’est érigée en système de gestion. Et tous ceux qui ne se conforment pas aux «normes locales» sont considérés comme des «marginaux». C’est pour toutes ces raisons que les Congolais doivent se réveiller. Il est temps que ceux qui veulent le Changement cessent de se complaire dans une posture d’observateurs passifs. Ils doivent s’engager dans les formations politiques les plus sérieuses.

N’avez-vous pas l’impression, vingt années après le lancement du processus démocratique, que les Congolais sont «fatigués» de la politique et des politiciens ?

Les Congolais ne doivent pas démissionner. La construction d’un Etat ne se fait pas en deux ou trois jours. C’est une œuvre de longue haleine. Il y a toujours une courbe d’apprentissage. Il est vrai que l’apprentissage ne doit pas durer éternellement. Il est connu de tous que notre pays souffre d’un déficit de leadership. Notre élite a démissionné. La population s’est désengagée. Un groupe d’individus engagé et décidé, suffit pour changer les choses. Un exemple : il y a peu de temps, les Kinois ne portaient pas de ceinture de sécurité. Allez y voir maintenant. Tous les conducteurs et les passagers attachent leurs ceintures de sécurité. De même, les voyageurs font la queue pour embarquer dans les bus et taxi bus. Ce qui n’était pas le cas auparavant.

Si je vous comprends, c’est l’impunité qui est à la base du laisser-aller ?

L’absence de leadership entraîne l’absence de la sanction et la démission de l’autorité. Un autre exemple. Le code de conduite de l’agent public oblige celui-ci (député, sénateur, ministre, président de la République etc.) à faire une déclaration de son patrimoine. Combien de mandataires politiques ont pu observer cette règle ?

La question serait plutôt de connaître la sanction infligée aux récalcitrants ?

La loi indique clairement l’autorité habilitée à sanctionner. Mais la réalité est là : personne ne sanctionne personne. Un cas concret : un ministre provincial est suspecté de mauvaise gestion. Qui doit infliger la sanction ? C’est l’assemblée provinciale. Le député provincial que je suis prend langue avec d’autres collègues afin de réunir un quorum de cinq signatures. Une motion de défiance est aussitôt rédigée et acceptée au niveau de l’assemblée. Après l’expédition de ladite motion au ministre concerné l’invitant à fournir ses explications, j’apprends à ma grande surprise que trois des cinq députés se sont rétractés. Ils ont retiré leurs signatures. Un tel retrait n’est prévu par aucun texte légal. En revanche, la motion peut être retirée en bloc à l’initiative des cinq signataires. La motion a fini par être retirée.

On parle de plus en plus de la révision de la Constitution de la RD Congo. Qu’en pensez-vous ?

La Constitution a prévu des mécanismes de sa révision. La raison est simple : c’est une œuvre humaine qui est par définition perfectible. La Constitution de la RD Congo dit clairement dans son exposé de motifs mais aussi à son article 220 qu’il y a des dispositions à ne pas modifier. C’est le cas notamment des dispositions relatives au nombre et à la durée de mandats du Président de la République. Il me semble que cinq ou dix ans, c’est amplement suffisant. Tout homme atteint son niveau d’incompétence à un moment donné. C’est fini le temps où l’on faisait 32 ans au pouvoir. En cinq ans, il faut montrer à la population de quoi vous êtes capable. Ce n’est qu’après que cette même population pourra vous renouveler sa confiance. Nous devons cesser de croire qu’il y a des hommes providentiels.

Près de quatre années après l’élection présidentielle de 2006, quel est votre analyse du bilan du «président élu» Joseph Kabila ?

Le bilan est globalement négatif. Le président Kabila est venu avec un programme qu’il a baptisé «Les Cinq chantiers du chef de l’Etat». Désormais, on parle des «Cinq chantiers de la République». A savoir : l’éducation, la santé, l’eau et l’électricité, l’infrastructure et la bonne gouvernance. Primo : l’éducation. L’enseignement a atteint son niveau le plus bas. La formation des étudiants est plus que lacunaire. Secundo : l’eau et l’électricité. Le Congo qui avait un taux de couverture, en eau et électricité, le plus élevé de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne, atteint à peine 20% de couverture. Aujourd’hui même la commune de la Gombe n’a pas d’électricité.

Les «kabilistes» pourraient objecter que le phénomène a commencé sous le régime de Mobutu…

Soyons sérieux ! Monsieur {Gilbert} Tshiongo qui vient d’être nommé ministre de l’Energie, n’était-il pas le PDG très respecté de notre Régie de distribution d’eau sous le régime Mobutu ? Je ne suis pas entrain de faire l’apologie de l’ancien régime. Je voudrais simplement vous dire que lorsque j’ai terminé mes études en France, la Regideso, dirigée alors par M. Tshiongo, était portée en haute estime par les dirigeants de la Lyonnaise des eaux. Il en est de même de la Société nationale d’électricité (SNEL). Tertio : la santé. Où en sommes-nous aujourd’hui ? S’agissant enfin de la bonne gouvernance, tout le monde parle de «Tolérance zéro». Que dire des hommes et femmes, devenus ministre ou Premier ministre, et qui se retrouvent dès le lendemain à la tête d’une immense fortune ? Combien gagnent-ils ? Comment ont-ils pu en un temps record posséder autant de biens ? Lorsque les professeurs d’universités exigent un salaire de 2.000 dollars, le gouvernement leur répond qu’il n’y a pas d’argent. Que dire de toutes ces missions inutiles à l’étranger? Comme je l’ai dit précédemment, le bilan est négatif. Les Congolais doivent se ressaisir pour réfléchir sur l’avenir. Il faut une planification. Nous avons pourtant un ministre du Plan. Que fait-il ?

A propos justement de l’actuel ministre du Plan, il a déclaré dans une interview accordée à «Jeune Afrique» que «le chef de l’Etat doit avoir plus de pouvoir» tout en souhaitant l’avènement d’un «régime présidentiel». Quelle est votre réaction ?

Je suis surpris d’entendre le président d’un parti politique - qui est par ailleurs membre de la coalition gouvernementale - faire une telle déclaration. Cherchait-il à encenser ou flatter «quelqu’un»? Le Parlement n’est-elle pas la seule institution qui doit avoir «plus de pouvoir» pour contrôler l’exécutif ?

Vous avez parlé de «bilan globalement négatif». Apparemment, ce n’est pas l’avis du ministre du Plan qui escompte voir l’actuel chef de l’Etat «remporter» l’élection présidentielle de 2011 «dès le premier tour, (…)»

Tout le monde a le droit de rêver. L’acteur politique ne peut travailler que dans ce sens là. Lorsque j’évoque un bilan globalement négatif, je suis entrain de vous parler des réalités actuelles. Demain, nous irons tous en campagne pour solliciter le suffrage du corps électoral. Nous aurons l’occasion d’expliquer ce qui va et ce qui ne va pas. Nous expliquerons également notre vision de la société congolaise de demain. Ce pays n’appartient pas à quelques individus. Il appartient aux 68 millions des Congolais. Des Congolais qui ont les mêmes droits et devoirs.

Le président Joseph Kabila demande le départ de la Monuc. Quel est votre avis ?

La Monuc partira un jour. Je ne pense pas que ce départ doit avoir lieu maintenant. Notre pays a encore besoin de la logistique de la Monuc comme ce fut le cas lors des élections de 2006. La Monuc doit par ailleurs garantir les conditions minimales de sécurité à tous les candidats devant battre campagne aux quatre coins de la République. A mon avis, les forces onusiennes doivent rester au Congo durant une période d’au moins une année après l’installation des institutions issues des urnes. Pourquoi n’a-t-on pas exigé le départ de la Monuc hier ? Et pourtant les problèmes du pays sont loin d’être résolus. Aujourd’hui, le Congo continue à être secoué par la violence faite aux femmes ; les partis politiques ne parviennent pas à jouir d’espace de liberté pour s’exprimer librement. Près de quatre années après les élections générales de 2006, on assiste à des restrictions des libertés. Comment peut-on, dès lors, demander le départ de la Monuc ?

Il semble que le gouvernement congolais tient à financer par ses fonds propres les élections législatives et présidentielles. Les élections locales pourraient être prises en charge par la «communauté internationale». Qu’en dites-vous ?

Voilà une démonstration de notre irresponsabilité. Comment va-t-on organiser ces consultations politiques sans refaire le fichier électoral et sans les cartes d’identité ? Les élections doivent commencer par les locales. Celles-ci seront suivies par les législatives provinciales et nationales. L’élection présidentielle, à deux tours, viendrait boucler la boucle.

Le 24 avril prochain, le processus démocratique au Congo aura vingt ans. Selon vous, qu’est ce qui a changé au cours de ces deux décennies ?

Le fait de se présenter aux élections constitue en soi un changement. D’autre part, il y a des institutions qui sont en place au niveau national et provincial. Il faut maintenant espérer que ces institutions auront à coeur d’assumer leurs missions avec responsabilité. Les Congolais devraient célébrer ces vingt années. Je vous signale que le 16 février dernier, nous avons voulu célébrer dans la méditation le sacrifice consenti par nos frères et sœurs qui ont payé de leur vie le 16 février 1992 au nom de la démocratie. Une marche organisée le 16 février à Kinshasa a été réprimée. Les autorités ont sans doute cru que c’était une manifestation organisée par l’opposition. Et pourtant les autorités urbaines ont été informées par écrit.

Quel est, selon vous, le profil que devrait avoir le futur chef de l’Etat congolais ?

Le futur président de la République doit être un homme qui incarne des valeurs. L’amour de la patrie, c’est la première valeur. Il doit aimer le pays et ses citoyens. L’éducation constitue la seconde valeur. Le futur président doit être un homme éduqué, doté d’une expérience politique et d’un sens de leadership. Un homme capable d’avoir une vision pour montrer le chemin. Enfin, le futur président doit craindre Dieu.

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

Posté par tongo etani, 26 mars 2010 à 09:43

oyo pasi boyééé

Je suis content de Martin FAYuLU, le CONGO nous appartient, arrêtons avec des IGNARES A LA TETE DU PAYS.

Un aventurier sans cursus scolaires avec des bottes en CAOUTCHOUC à la tête de l'ETAT CONGOLAIS, un passif de sept millions des morts, oyo MBOKA!!!!.

noko tongo etani

Posté par tongo etani, 26 mars 2010 à 23:39

Noko à clôturer débat ya PIB na KDP

Noko national azua DOCTORAT YA GESTION PE YA ECONOMIE NA SORBONNE (Paris)

Je viens clôturer le débat sur le p.i.b: produit intérieur brut.
PROF abandi cours moto na moto kolala téé pe ko bayer tééé(lol)
"La production comme nous savons tous est une action de produire, de faire exister; c'est un fait de se produire, de se former, de créer des biens de consommations ou des richesses économiques par opposition à la DISTRIBUTION.

Quand on parle du produit intérieur brut, nous parlons d'une somme des valeurs ajoutées réalisées annuellement par les entreprises d'un pays.

Nous pouvons parler d'une notion oubliée: Le Produit National brut: pNB est une somme totale du P.I.B et du solde des revenus des facteurs de production transférés par l'étranger ou à l'étranger; souvent retenue pour caractériser la puissance économique d'un pays.

Nous voyons que le CONGO est loin de déterminer sans rire (lol) le pib et le pnb.

Aujourd'hui plus que jamais, la puissance des nations et le niveau de vie des peuples sont fonction de leur capacité de production et de leur compétitivité. Si la formation des femmes et des hommes est un facteur-clé de réussite(tchinq changtiers:éducation (lol)),

La mise en oeuvre d'un capital technique demeure une priorité absolue (wapi éducation ya bana (lol)); l'outil de production doit régulièrement renouvelé (wapi ba renouvellement na mboka ya kanambéé? (lol)) pour permettre à l'entreprise de produire d'avantage, de suivre les progrès de la technologie, d'innover, de dégager des GAINS DE PRODUCTIVITE.
(san@antonio na saingonda arrêtez de discuter ntangu Muyomba azopesa cours sinon, vous allez sortir avec votre copain AR02, je ne suis pas là pour rigoler avec des garnements impolis!!!!(lol))

Je vous disais, pour financer l'indispensable modernisation du pays faut-il drainer d'abondantes ressources vers les entreprises qui ne sauraient se contenter de leur AUTOFINANCEMENT (k£m£t tu te disputes encore avec l'HONORABLE jc, c'est quoi le problème? (lol) K£M£T va au COIN !!!!!petit morveux CHRISTIAN!!! petit ya muké (lol))

C'est sur le marché financier et auprès du système bancaire que l'investissement trouve LES FINANCEMENTS D'ORIGINE EXTERNE dont il a impérieusement besoin.
nous devons assainir la BCC, défénestrer MASANGU et compagnie.

Muyomba, manseba, nguaschi, noko, kwiya Prof. tongo etani

Posté par tongo etani, 27 mars 2010 à 11:38

@ TONGO ETANI
@ BONY

Rappelant le message, ici posté par ALEX pour asseoir notre débat, puis-je espérer que ce commentaire-ci nous ramènera au débat souhaité par OURAGAN, par SIK et par BELY21 au sujet de la façon dont les Zaïro-Congolais eux-mêmes disent leurs compréhensions des enjeux leur permettant de "vivre ensemble" alors que d'autres, notamment des étrangers ressortissants des USA, s'autorisent à parler à notre place avec de forts moyens médiatiques et financiers.

Sans la moindre intention polémique ou ironique, il me faut, au-delà de vos divergences à vous deux envers les actuelles institutions de la R.D.C., vous remercier - tous les deux - car vos commentaires me permettent de davantage percevoir en quoi nous-mêmes, les Zaïro-Congolais, nous devons encore trouver les mots pour dire, tant en langues européennes que dans nos langues africaines, les enjeux qui se posent à notre République d'une manière telle que chacun et chacune trouvent, dans les discours construits avec les mots que nous recherchons, sa place au sein de notre Grande Nation.

L'essentiel est que personne ne se convainque être définitivement exclu ou oublié.

C'est pourquoi il est important de se manifester réciproquement, au-delà de nos divergences, de la PATIENCE, du RESPECT et de la BIENVEILLANCE.

N'oublions pas que c'est par la pratique, même imparfaite, de notre République qu'est censée naître la conscience politique d'un destin commun à nos populations de la Cuvette Centrale Africaine.

On ne peut pas dire que cette conscience politique émergera UNIQUEMENT en désapprouvant ou qu'elle émergera UNIQUEMENT en approuvant lesdites institutions.

On ne peut pas non plus restreindre notre réflexion à la désapprobation ou à l'approbation des locataires desdites institutions.

Il est inutilement néfaste de renoncer à l'exigence de la critique et de la proposition constructive au motif qu'on attendrait qu'un "leader" apparaisse avant de se décider soi-même à avancer et à s'engager.

Telle est, selon moi, la responsabilité de chacun et chacune comme il peut et comme elle peut, où qu'il soit et où qu'elle soit.

Puis-je espérer que ce commentaire-ci nous ramène au débat souhaité par OURAGAN, par SIK et par BELY21 au sujet de la façon dont les Zaïro-Congolais eux-mêmes disent leurs compréhensions des enjeux leur permettant de "vivre ensemble"

Posté par BOMA OMENA Henri, 27 mars 2010 à 14:37

@ TOUTES,
@ TOUS,

Il est évident que ALEX fournit un effort sérieux pour que cet espace de débats puisse être. Il me semble que, pour notre part, nous pouvons imiter l'exemple de son engagement en apportant chacun et chacune une valeur ajoutée à cet espace. Il en va de l'image que nous donnons de notre Grande Nation aux yeux du monde, surtout aux U.S.A.

Posté par BOMA OMENA Henri, 27 mars 2010 à 14:53

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